mardi 10 mars 2015

La brigade de l'Oeil

Rush Island une île asiatique coupée du monde. L'Impératrice Harmony a décrété les images hors-la-loi et tous ceux dont le métier s'y rapportait ont été exterminés. Le commissaire Falk de La brigade de l'Oeil est un des plus ardents acteurs de la répression et les contrevenants en possession ou faisant le trafic d'images sont condamnés à avoir les yeux " pyroculisés " sur le champ. Les gardiens de la Brigade ont un aspect effrayant avec leurs " galiscopes ", un appareillage oculaire portatif qui empêche de ciller, améliore la vision et la focalise sur les détails d'un périmètre bien délimité. Ils m'ont fait pensé à ceux de Méto pour la bestialité et l'intransigeance.
Kao, un lycéen de 15 ans, prend des risques sans trop de calcul mais sa rencontre avec Emma va le faire basculer dans un engagement plus radical. Avec quelques résistants de la première heure, Holden, Fuji, il essaie de sauvé un vaste dépôt de films, un lieu non avéré mais espéré qui survivait dans les mémoires sous le nom mythique de Diaphragme.L’histoire se termine sur un incendie qui fait des centaines de victimes anonymes, simples spectateurs venus assister à la projection clandestine des Temps modernes de Chaplin. Certaines scènes pourraient choquer les âmes sensibles. Guillaume Guéraud signe une dystopie effrayante à plus d'un titre mais insuffisamment aboutie : le contexte d'un monde où toutes représentations y compris les dessins sont bannies, mais aussi l'histoire qui ne laisse aucun espoir ni échappatoire et finit mal pour l'ensemble des protagonistes des deux camps. Un match nul qui ne fait que des perdants et laisse le lecteur sonné et amer.
une critique au lance flammes de Forator
liens vers Sans la télé et Je mourrai pas gibier par Alfred Ka

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