Orbital est une une série de science-fiction co-signée par Serge Pellé et Sylvain Runberg. Les tomes 1. Cicatrices et 2. Ruptures forment un dyptique brillant qui m'a donné envie de suivre les aventures de Caleb et Mézoké.. Un nouveau cycle débute avec le tome 3.
Le premier tome est paru en 2006 chez Delcourt dans la collection Repérages. J'avais été séduite par le preview (j'étais alors abonnée à Triangle rouge) et je l'avais lu dès sa sortie, avec un sentiment mitigé. La suite et fin que je viens de découvrir confirme les bons côtés que j'avais appréciés : le dépaysement, même si l'univers de la BD peut rappeler Valérian, Sillage ou La guerre éternelle, l'intrigue, intéressante, qui transpose les problèmes délicats de racisme, de manipulation et de cohabitation entre les peuples dans un univers intergalactique, un dessin original, peu coloré et parfois imprécis, mais efficace et un duo de héros antithétiques, attachant, crédible et qui fonctionne bien. Caleb Swany, le terrien et Mézoké Izzua, l'extra-terrestre sont agents de l’Office Diplomatique Intermondial, qui représente les quelques 800 races d'une alliance confédérée interstellaire. Ils forment un binôme exemplaire et symbolique : c'est la première fois en effet dans l'histoire de la galaxie que leurs races respectives accèdent à un tel honneur. La Terre, écartée jusqu'à présent des plus hautes instances, vient d'être récemment admise et les Sandjarr, le peuple de Mézoké, s'étaient tenus à l'écart des instances politiques inter-mondiales jusqu'au violent conflit qui les a opposés aux humains à peine quinze ans auparavant.Ils appartiennent à une unité d'élite de négociateurs musclés chargés de faire respecter la paix et les accords entre les multitudes extraterrestes. Au début, ils ne se supportent pas mais, tout frais émoulus de la station Orbital, base de l'ODI, ils sont bien obligés de faire équipe. Dès la fin de leur entraînement, ils embarquent pour leur première mission à destination de Senestam où les appellent les Jävlodes, une race pacifiste et non-interventionnsite qui en est propriétaire.
Outre les attaques des Stilvulls, des bestioles grégaires surgies des profondeurs et abominablement destructrices, Caleb doit affronter les manigances de groupes rivaux, tandis que face à l'hostilité des terriens à son encontre, Mézoké a préféré se rendre sur la planète Upssal, pour négocier avec les Jävlodes. Divisés par la Colère Ronde, une étonnante prise à parti pour un peuple réputé tranquille, ils sont entrés en conflit avec la colonie terrienne qui occupe leur petite lune et y exploite une mine de trélium, un puissant explosif. Des agitateurs oeuvrent en sous main pour saper les négociations, mais heureusement placé en orbite autour de Senestam, l’étonnant Angus, un vaisseau métamorphe et Nina son pilote androgyne, veillent et réservent quelques surprises aux uns et aux autres...
Lus le 17 février 2011
Sylvain Runberg et Serge Pellé poursuivent leur association et proposent une nouvelle mission diplomatique de conciliation pour les agents de l'ODI, Caleb et Mézoké.
L'aventure ne se déroule pas en terrain inconnu pour Caleb puisque cette fois, le décor est planté sur Terre où une cérémonie commémorative de réconciliation entre leurs deux peuples, Humains et Sandjarrs, doit se dérouler à Kuala Lumpur. Au XXIII ème siècle, la Malaisie est un exemple de cohabitation réussie entre les humains et les races extraterrestres qui oeuvrent à la construction sur les chantiers navals ou au recyclage des dizaines de nefs abandonnées dans la gigantesque " casse " spatiale. Cela n'empêche pas les
populations sédentaires de voir d'un mauvais oeil l'arrivée d'une tribu nomade, les Rapakhuns cannibales mais pacifiques, et d'être prêts à les rendre responsables des désastreuses dernières pêches... L'activité a repris depuis peu, grâce aux technologies extra-terrestres qui ont rendu la vie aux eaux des mangroves et les marins malaisiens comptent beaucoup sur cette récente source de revenus.
Selon un procédé maintenant rodé, cet album sert de mise en place des tenants de l'action. Caleb et Mézoké, toujours assistés d'Angus le vaisseau métamorphe piloté par Nina, se retrouvent au coeur des tensions : ils doivent résoudre l'énigme de la destruction des bateaux pêcheurs tout en s'efforçant de préserver le fragile équilibre de la rencontre au sommet. Mézoké est un peu en retrait, même si elle livre une partie de son passé et la raison de son désaccord avec les " représentants " de son peuple.
Un album, qui confirme mon point de vue sur les excellentes promesses du premier diptyque et un autre bon point pour le challenge SSWeV. Il y a autant d'inventivité que dans les meilleures sériés SF : par exemple Valérian et Laureline en plus actuel au niveau du graphisme et de la mise en couleurs.
Remarque : j'adore le personnage ambigu de Nina (tiers homme/tiers femme/tiers machine cf. également la nef dans le Cycle d'Ostruce) qui je le crois sera amené à évoluer fortement et à prendre de plus en plus de place dans la série.
Lu le 11 août 2011 déjà pour le SSW
Pour le SSW 2014, j'ai ajouté les deux tomes qui viennent conclure cette deuxième histoire d'une série qui devient addictive, avec toujours cette sobriété dans les tonalités :
4. Ravages et 5. Justice
Caleb et Mézoké, malmenés dans ces épisodes mais plus unis que jamais, sont confrontés à leur choix de vie, notamment leur engagement au sein de l’ODI. Reposant sur leur intime conviction, la défense des Rapakhuns les amène à prendre position contre des forces qui les dépassent, alors que la gouvernance intermondiale est au centre des enjeux de pouvoir. Nina et Angus sont également mis à mal au cours de l'album, mais le final laisse présager que les héros vont sortir grandis et endurcis de ces épreuves, qui leur a permis également de compter leurs amis et alliés.
Lus le 8 août 2014
à venir :
6. Résistance
Ce nouvel épisode d'Orbital boucle l'intrigue amorcée dans Justice. Après leur spectaculaire évasion d'Orbital, Caleb et Mézoké se sont réfugiés sur la planète Shem, au sein d'une petite communauté d'exilés volontaires dont les parents de Mézoké font partie. La vie s'écoule paisiblement quand surgissent les vaisseaux de guerre Achérodes qui ont réussi à remonter leur piste. Un script tendu et sans concession de Sylvain Runberg, parfaitement servi par le dessin précis et foisonnant de Serge Pellé. Orbital, une série qui ne plaît pas seulement aux amateurs de space opera. mais qui séduit aussi les lecteurs et lectrices d'aventures tendues, riches et spectaculaires.
Lu le 11 août 2011 déjà pour le SSW
Pour le SSW 2014, j'ai ajouté les deux tomes qui viennent conclure cette deuxième histoire d'une série qui devient addictive, avec toujours cette sobriété dans les tonalités :
4. Ravages et 5. JusticeCaleb et Mézoké, malmenés dans ces épisodes mais plus unis que jamais, sont confrontés à leur choix de vie, notamment leur engagement au sein de l’ODI. Reposant sur leur intime conviction, la défense des Rapakhuns les amène à prendre position contre des forces qui les dépassent, alors que la gouvernance intermondiale est au centre des enjeux de pouvoir. Nina et Angus sont également mis à mal au cours de l'album, mais le final laisse présager que les héros vont sortir grandis et endurcis de ces épreuves, qui leur a permis également de compter leurs amis et alliés.
Lus le 8 août 2014
à venir :
6. Résistance
Ce nouvel épisode d'Orbital boucle l'intrigue amorcée dans Justice. Après leur spectaculaire évasion d'Orbital, Caleb et Mézoké se sont réfugiés sur la planète Shem, au sein d'une petite communauté d'exilés volontaires dont les parents de Mézoké font partie. La vie s'écoule paisiblement quand surgissent les vaisseaux de guerre Achérodes qui ont réussi à remonter leur piste. Un script tendu et sans concession de Sylvain Runberg, parfaitement servi par le dessin précis et foisonnant de Serge Pellé. Orbital, une série qui ne plaît pas seulement aux amateurs de space opera. mais qui séduit aussi les lecteurs et lectrices d'aventures tendues, riches et spectaculaires.









































