mardi 11 août 2020

Portes d'Italie

ABC polar : lettre Q
Bookineurs en VIOLET

Dix-huit nouvelles noires de l'Italie d'aujourd'hui, aux éditions Fleuve noir chez Gallimard
L'anthologie est réunie par Serge Quadruppani, traducteur de l'italien au français, notamment la série du commissaire Montalbano d'Andrea Camilleri, dont le style très particulier comporte de nombreuses références dialectales. Sa préface reprend une interview de Valerio Evangelisti autour de l'actualité du polar, des considérations sur les sous-genres en Italie et la différence entre " giallo " et noir. Avant chaque nouvelle, il présente l'auteur dans une courte notice bio-bibliographique.
Lues le 11 août 2020
  1. Ballade pour Fofò La Matina d'Andrea Camilleri pp.21-36 : en territoire sicilien, une union tant attendue mais désastreuse se résoud en une suite géométrique inflexible
  2. Barbyturiques de Nico Macentelli pp.37-60 : sur des routes embrumées par la défonce, des rencontres aux petites heures de la nuit bousculent la vie évaporée de Barbara et ses amies
  3.  D'en bas de Daniele Brolli pp.61-90 : un petit homme déverse le flot de ses fantasmes rageurs dans une bouteille qu'il jette par sa fenêtre
  4. + Délicates nuances du Carnage de Francesco Salina pp.91-108 : un spécialiste de la lutte anti-terroriste se doit de n'accorder absolument aucune prise aux maîtres-chanteurs
  5. ++ Deux et deux font quatre de Gianfranco Manfredi pp.109-120 : un professeur de mathématiques dépérissant d'ennui dans sa retraite rurale défie les lois statistiques
  6. Pères et filles de Laura Grimaldi pp.121-128 : la seule autrice du recueil, la nouvelle la plus courte et la plus sobre, quand l'inceste survient, le parenticide advient
  7. + L'éclipse du crabe de Nino Filastò pp.129-146 : un directeur de prison modèle déterminé à faire craquer la résistance des plus récalcitrants
  8.  Histoire de Gabriella, veuve du milieu de Massimo Carlotto pp.147-168 : une histoire de butin, de vengeance et d'oubli
  9. L'été de la Saint-Martin de Santo Piazzese pp.169-190 : des retrouvailles annuelles sur une île méditerranéenne sont gâchées par le soupçon resurgi de la seconde guerre mondiale
  10. + La main gauche du diable de Danilo Arona pp.191-226 : sous prétexte de magie noire, toute la virtuosité des musiciens de jazz est mise à l'honneur dans cette nouvelle
  11. ++ Les chiens se bouffent entre eux de Marcello Fois pp.227-242 : équivalent sarde de Camilleri, l'auteur fait preuve d'une absence de concession désabusée comme dans Sang du ciel
  12. Ombres qui volent, ombres qui rampent d'Enzo Fileno Carabba pp.243-258 :
  13. + Plage privée d'Eraldo Baldini pp.259-274 :une fillette veille sur la bout de plage qu'elle s'est appropriée au détriment des touristes
  14. La petite chienne de Michele Serio pp.275-312 : la plus longue se réserve la perversion la plus dérangeante
  15. Qui ? de Giacomo Cacciatore pp.313-332 :
  16. + Super snail en action de Cesare Battisti pp.333-340 : la plus " légère "
  17. Je te vois de Vittorio Curtoni pp.341-358 :
  18. ++ Reinhardt Klotz de Carlo Lucarelli pp.359-372 : ma préférée d'une longueur devant Marcello Fois et Gianfranco Manfredi, pour sa chute !
une campagne magnifique rongée par la pollution et le mal qui est au cœur des hommes
une plage soumise à la surveillance d'un psychopathe en uniforme
un village où le passé revient sous les traits d'un assassin nazi

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