dimanche 18 mars 2018

Un brillant avenir


Prix Goncourt des lycéens en 2008
Entre Elena Tiberescu, physicienne nucléaire née en Bessarabie, adoptée par ses oncle et tante, élevée en Roumanie et Helen Tibb, américaine, programmatrice et mère d'Alexandru, il y a le reniement de ses vingt cinq premières années : ses parents qui se sont évertués à lui assurer un avenir ambitieux, la rencontre avec Jacob, puis le mariage malgré leur opposition farouche parce qu'il est juif, l'exil en Israël qui leur donne raison, puis la fuite aux Etats Unis, loin de la politique communiste et antisémite des Ceausescu.
L'histoire semble se répéter à plaisir puisque leur fils, brillant étudiant à Harvard, rencontre et s'éprend de Marie, une Française, dont ils craignent qu'elle ne l'attire chez elle, en Bretagne. La menace devient réelle lorsqu'il décide de l'épouser en dépit de leur désaccord. Mais un autre danger plus grand plane sur le bonheur conjugal d'Helen, alors que Jacob si fort, si brave, semble oublier les choses les plus élémentaires et pire, s'en désintéresser.

extrait de Marko, Le jour où elle a pris son envol
Le roman de Catherine Cusset traverse les quatre âges de la vie d'Helen : la fille, l'amante et l'épouse, la mère, la veuve. Au fil de l'histoire, le titre a pu me faire hésiter entre la mère et le fils mais je le comprends plutôt comme un fil conducteur dans la ritournelle de la vie. La focalisation des parents sur la réussite des enfants fait le lit des ambitions ratées qui ne se réalisent pas à travers les générations. Il vaut mieux, comme le montre la roue des possibles ci-contre, faire confiance à son intuition pour orienter ses actes selon ses aspirations profondes.





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