dimanche 11 mars 2018

Lectures BD du mois avec dédicaces



Bleu amer : les auteures étaient parties mais cet album me tentait néanmoins, je ne regrette pas, j'aime beaucoup la technique utilisée, très sobre, du crayon gris et du blanc sur fond de cartes marines ou sur le kraft du papier, des touches d'émeraude et de bleu, un soupçon de rouge, concernant le scénario, c'est assez de mode en ce moment (voir Sebastien Morice et Didier Quella-Guyot – Facteur pour femmes) : l'histoire d'une île isolée du continent pendant la seconde guerre mondiale, Chausey voit le conflit d'assez loin, jusqu'au naufrage d'un parachutiste américain qui bouleverse l'ordre apparent des choses

L'érection (diptyque) de Jim et Lounis Chabane : j'étais trop loin dans la file d'attente, c'est un peu dommage car les dédicaces étaient de toute beauté, mais les trains n'attendent pas et je suis contente d'avoir découvert le dessinateur qui coopère avec Jim depuis quelques albums déjà (Nuit à Rome, Héléna, etc) son dessin est trop propre de l'avis de certains mais pour ma part, j'aime beaucoup, le sujet est scabreux à souhait, mais il reste dans la veine des questions abordées par Jim sur l'usure du couple, d'un tout petit sujet, une fête d'anniversaire à l'âge critique, il tire un scénario en deux tomes, à la fin du premier, nous n'en sommes qu'au début de la nuit qui promet d'être longue...

Le jour où elle a pris son envol de Marko et Beka fait suite au Jour où elle a raté le bus, sur les conseils d'Antoine, l'épicier au coeur de la forêt, Clémentine a alors appris à prendre sa vie en main et elle est devenue une professionnelle affirmée, mais elle est de nouveau insatisfaite, il manque certains éléments à son bonheur et elle retourne chez Antoine, qui est parti, tout en lui laissant un jeu de piste à suivre, autant de livres à découvrir et de rencontres à la clef, d'un bout à l'autre de la planète pour que Clémentine apprenne à tracer son chemin, en se fiant à son intuition, sans préjugé et avec un brin de folie, une BD feel good dans un quotidien où on a bien besoin de se faire rappeler les essentiels, le trait est toujours aussi rond, au profit d'une histoire ciselée avec (im)pertinence



J'ai acheté le tome manquant de la trilogie (A bord de l'étoile Matutina) mais je n'ai pas pu, non plus approcher de la table de dédicace de Reff Ribs trop fortement sollicité, mais Kokor son voisin immédiat, dont j'ai lu et apprécié une bonne partie de la bibliographie (Gulliver, Ballade, ballade, etc) était miraculeusement accessible, pour échanger avec humour et dessiner sur la page de garde d'Au-delà des mers.

Maud peint plus qu'elle ne dessine ses dédicaces et je me suis approchée de sa table assez intriguée, pour découvrir que Bouche d'ombre a fait du chemin depuis que j'ai commandé à mon libraire usuel le tome 1 sur la seule foi des commentaires enthousiastes de mes copinautes.

 Le sang du dragon est suffisamment éloigné de la piraterie pour faire bande à part, comme son créateur qui n'était pas aligné dans la rangée de tables des auteurs invités par le salon.















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