mardi 25 juin 2013

Spellman et associés

Si le concept de lourde hérédité ne vous fait pas peur, alors jetez vous sur le premier tome de la saga familiale imaginée par Lisa Lutz.
Repéré sur un blogue et reçu lors d'un swap, Spellman et associés répond à l'attente que j'en avais, sans plus. Certes l'humour est décapant et Izzy (Isabel Spellman) l'héroïne en fait des tonnes, mais justement ! On a presque envie d'avertir ses futurs ex-petit ami du sort qui les attend, voire de soupirer avec résignation, quand Daniel, le dernier en date, un dentiste bien sous tout rapport, finit par se tirer du guêpier avant de finir contaminé par la paranoïa ambiante.
Imaginez une famille où on apprend à cadenasser sa chambre dès le plus jeune âge, mais aussi à fracturer les cadenas, où chaque nouvelle relation est passée au crible de l'enquête intime la plus minutieuse, vous n'aurez qu'une faible idée des Spellman : père, mère, oncle et filles. Entre eux, tous les moyens sont bons, tous les coups bas sont permis. Chaque membre apparaît tour à tour pire et plus surprenant que les autres en matière d'atavisme, si bien que l'atmosphère en devient oppressante.
Heureusement, la réouverture de l'enquête sur l'affaire Snow, une vraie énigme policière menée dans les règles de l'art, crée finalement un peu d'ouverture sur autre chose, mais ce n'est que pour mieux montrer combien Izzy, incapable de lâcher prise en dépit des ordres ou des menaces, a gardé, de sa jeunesse tumultueuse, un profond déséquilibre.
Las de cette ambiance délétère, le fils, la perfection incarnée dès son plus jeune âge, en contraste total avec sa soeur cadette, a fui l'agence pour se consacrer au métier d'avocat mais il recourt parfois aux services de ses parents en faveur de sa clientèle. Quant à la plus jeune, Rae, elle démarre bien dans la vie d'apprentie détective pour laquelle elle a des dispositions hallucinantes et elle réussit à surprendre une famille pourtant bien aguerrie et sujette aux incongruités.

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