Une BD voyageuse proposée et soutenue par Mo', bien avant le prix du public à Angoulême (2011), bien avant la palme à Cannes (2013). Lui faisant confiance pour la découverte, je n'avais lu aucun commentaire au préalable et je ne m'attendais pas du tout au propos.
En fait, le titre m'avait intriguée au premier degré, car le moindre coloriste sait que le bleu possède d'immenses qualités mais qu'il est une des couleurs froides. Ensuite, le titre joue sur une autre expression usuelle qui veut que le bleu soit la couleur des garçons, alors que le rose va aux filles !
Clémentine est avec Thomas, lorsque son regard croise le sourire amusé d'une jeune femme aux cheveux bleus qui se retourne - à peine - sur elle. Originale, excentrique, différente... Déjà, Clémentine est piégée. Il lui faudra affronter l'incompréhension, les critiques, mais vivre aussi une passion dévorante. C'est une BD magnifique graphiquement et humainement. Elle raconte en beauté une histoire d'amour
tragique, peu importe le genre des protagonistes. Elle évite l'écueil des clichés, appelle à la tolérance sans tomber
dans le militantisme lesbien, ni dans le pathos, elle interpelle mais ne cherche pas à
justifier ou à excuser.L'adaptation cinématographique de Kechiche vue par Julie Maroh
1 commentaire:
Il faut que je la lise celle-ci. Comme toi, le titre m'a toujours intrigué par sa fausseté. Et j'avoue que le bruit fait autour de la palme d'or à Cannes me donne envie de la lire (mais pas tant que ça de voir le film par contre, bizarrement).
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