Premier Août 1914, Simon Combaud débarque à Tahiti pour élucider un crime perpétré à Paris quinze ans plus tôt... Quelque part dans les Balkans, le déclenchement de la première guerre mondiale est imminent. Mais l'Europe est loin et à Tahiti, si les rumeurs vont bon train, elles ne changent pas grand chose aux habitudes festives de la population. Indigènes et européens, Français et Allemands qui ne sont pas encore ennemis, se côtoient dans la petite communauté. Dans l'insouciance de ce climat paradisiaque, personne n'accorde beaucoup de crédit aux préparatifs militaires du commandant et surtout pas le gouverneur.
Sur fond de colonisation et de guerre, mêlant personnages de fiction et sujets réels, les auteurs réalisent, à partir d'un fait historique peu connu (le bombardement de Tahiti par deux croiseurs allemands venus de la Chine se ravitailler en charbon le " Scharnhorst " et le " Gneisenau ") relaté dans le détail par le petit-fils de Jeanne la postière, un récit policier aussi intense que surprenant. Pour bien suivre, chaque journée est estampillé du cachet de la poste !
Mélange d'influence de Gauguin et de Toulouse Lautrec les magnifiques couleurs de Sébastien Morice, très vivement contrastées, invitent au voyage. Le souci n'est pas de montrer avec réalisme les cruautés de l'existence (comme cette admirable couverture où Mareta semble voler alors qu'elle est en train de s'écraser !) L''impact de cette guerre lointaine sur ces terres de douceur de vivre en est d'autant plus percutant.
Le mot de l'éditeur :
Sur fond de références culturelles (les écrivains Loti et Stevenson, les peintres Gauguin et Morillot), la magie de Tahiti 1914 est reconstituée dans ce grand récit d’aventure historique et policier.
Le militaire Maxime Destremeau, le gouverneur William Fawtier, le directeur de la Poste et photographe Henry Lemasson, le peintre Octave Morillot ont tous laissé leur empreinte à « Tahiti la délicieuse ». On les découvre dans les textes et photos d’époque qui ponctuent la fin de chaque album.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire