BD - PàL sèche - Février - Espagne
Francisco est devenu gendarme à 16 ans pour pouvoir faire la cour à sa belle. Lorsque la guerre civile éclate, il se retrouve dans l'arme régulière espagnole opposée aux troupes fascistes. Mais le propos de Paco Roca n'est pas tellement de montrer le conflit entre républicains et franquistes, mais une ode aux rêves : ceux qu'on laisse échapper et ceux qui ont le pouvoir de transformer notre vie. L'album se termine d'ailleurs sur un très court conte, celui du marchand de Constantinople qui vendit tout pour suivre son rêve jusqu'au Caire et y faire fortune, devint mendiant, puis épousa la plus belle femme et déterra un trésor.
Le trait est assez austère mais efficace, tout l'album est en noir, blanc, gris comme sur la couverture. L'intérêt de l'histoire réside dans l'entrecroisement de nombreuses références aux voyages imaginaires : Gulliver, le capitaine Nemo, Ulysse, Achab et la baleine blanche... un monde où la mer appartient aux hommes libres.
Déserteur tentant d'échapper à ses ennemis, Francisco bascule dans la mer et s'échoue au pied d'un phare désaffecté. Il est recueilli par Telmo, gardien de père en fils, un peu naufrageur à ses heures. Telmo vit dans l'attente de la lampe qui lui permettra d'illuminer le phare de nouveau. Il construit une barque avec les épaves rejetées sur le rivage dans l'espoir de rejoindre l'île de Laputa où l'attendent les honneurs d'un titre et la fortune. Doux rêveur, il entraîne peu à peu Francisco dans son utopie. La guerre n'est pourtant pas loin et un jour, les troupes franquistes s'approchent de ce bout du monde...
2 commentaires:
cet album m'avait laissé une étrange impression ! J'avais préféré ses autres ouvrages : "Rides" et "Les rues de sable"
Les deux autres albums sont à la nouvelle bibliothèque, je profiterai d'une pause déjeuner pour aller les lire !
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