mardi 26 juillet 2011

Marie-Sabine Roger [2]

J'ai pu apprécier, par un heureux hasard de programmation à la médiathèque, la finesse de La tête en friche porté à l'écran par Jean Becker : une très belle histoire d'amour entre Germain Chaze (Gérard Depardieu) un cinquantenaire un peu "simple", repoussé dès l'enfance par une mère célibataire qui n'a jamais su exprimer ses sentiments maternels, et Margueritte (Gisèle Casadesus) une charmante vieille dame, qui parvient lui faire partager son goût de la lecture.

C'était une lecture proposée par Petite Fleur pour la lettre R du circle challenge, mais du coup j'ai choisi un autre titre dans la bibliographie de Marie Sabine Roger : Attention fragiles.

Laurence, 23 ans, est mère célibataire d'un petit Bruno de 4 ans 1/2. Par un malheureux concours de circonstances, ils se retrouvent sans abri alors que les premiers froids arrivent et ils se réfugient dans un grand carton d'emballage en bordure de voie ferrée. L'amour de son fils, inséparable de Baluchon, un panda en peluche qui lui tient lieu de copain imaginaire, l'empêche de sombrer tout à fait. L'aide de Lucas, qui travaille un jour sur deux au buffet de la gare, lui permet de garder un semblant de dignité, puis vient la rencontre avec Geneviève, qu'elle repousse d'abord avec colère.
Nel(son), aveugle depuis l'enfance, passe tous les jours, avec sa chienne Boussole, par la passerelle qui enjambe les voies ferrées. Lycéen à peine moins âgé que Laurence, il vit dans une grande détresse morale. L'arrivée de Cécile, vive et spontanée, lui ouvre des perspectives d'avenir enfin porteuses d'espoir.
A travers ces deux destins qui coexistent en parallèle, dans l'ignorance l'un de l'autre, l'auteur se penche avec pudeur et délicatesse sur la vie des démunis, des laissés-pour-compte. Sa voix parle vrai, sans voyeurisme ou fausse bonne conscience. Elle possède le talent d'alerter sur la fragilité de ces êtres que l'existence malmène et refoule en bordure de la société. Mais son message reste optimiste, presque allègre dans ce contexte doux-amer, car au bord du goufre, ils croisent la main tendue, ils rencontrent le secours inespéré avant l'échouage définitif : Cécile pour Nel, Geneviève pour Laurence, Germain pour Margueritte et réciproquement, apportent un peu de douceur dans un monde de brutes et un peu de lumière dans nos vies de lecteurs.

Merci à Marie Sabine Roger et à Petite Fleur pour cette découverte.

dimanche 24 juillet 2011

Divergences 001

Huit auteurs de science-fiction reconnus ont accepté de répondre à l'appel d'Alain Grousset pour la collection Ukronie de Flammarion. Composée de nouvelles inédites sur le thème de l'Uchronie " pure " c'est à dire des histoires alternatives de la Terre conçues à partir d'un point de divergence précis de son passé, sans qu'il soit question d'univers parallèles ou de voyage dans le temps, cette anthologie française est classée chronologiquement de la plus reculée, basée sur l'Ancien testament, l'épisode du déluge et de l'arche de Noé, aux plus récentes fondées sur l'issue recomposée des dernières guerres, napoléoniennes et mondiales.
Ont contribué à ce recueil par ordre d'apparition :
Pierre Pelot, Jean Marc Ligny, Fabrice Colin, Michel Pagel, Johan Heliot, Laurent Genefort, Xavier Mauméjean, Roland C. Wagner, ainsi que le britannique Paul J. McAuley.
Dans une postface courte mais exhaustive accompagnée d'une bibliographie signalée, un spécialiste de la question, Eric B. Henriet explique la naissance française de ce sous-genre de la science fiction, voisin de l'utopie (lieu qui n'existe pas), il présente les ramifications de l'uchronie (temps qui n'existe pas) et fait le point sur la notion de paradoxe temporel et les diverses manières de le résoudre proposées par les auteurs.

vendredi 22 juillet 2011

Mettez de la couleur dans votre PàL

A peine terminé le swap Red is so british que déjà s'annonçait le déferlement d'Une vague bleue deuxième étape, liant le bleu et la mer, du Swap vitaminé longue durée organisé par Val.
Les étapes :
- publication de ce billet le 26 avril 2011, inscriptions puis échange des questionnaires
- semaine du 27 juin : envoi des colis
- semaine du 3 juillet : présentation des colis sur les blogs.

La réception (9 juillet 2011) :
J'aurais dû relever mon courrier ce matin, mais je ne m'y attendais pas si tôt... alors le soir, à mon retour, j'ai eu le plaisir de trouver un colis tout cabossé, qui a manifestement souffert du voyage, et tout tassé dans ma BàL : merci au gentil facteur qui s'est visiblement efforcé de le faire entrer !
Je l'ai d'abord pris pour le colis annoncé par ma mère " tu vas rire en voyant mon emballage ! NDT : faire les paquets postaux n'est manifestement pas son truc et en général, elle s'arrange pour s'assurer l'aide d'une bonne âme.
Mais non, le colis venait de Belgique avec un détour par un bureau de poste français. Merci à Nahe et miss A. pour cette bonne surprise du week end. J'espère que le vôtre ne t'attardera pas trop !

Le déballage (10 juillet 2011) :
A l'intérieur, tout était resté incroyablement bien rangé, en dépit de mes difficultés pour dénicher le bon sens d'ouverture. En images :

Tous ces beaux paquets bleus sont bien tentants, mais comme Miss L. est absente jusqu'au 22, je vais l'attendre pour la suite, sauf je le crains en ce qui concerne les spécialités culinaires du bord de mer belge(hum!)

à suivre le 22 juillet 2011...
Bon, j'avoue, j'ai goûté les caramels et les gaufres sèches, excellents, j'adore !
En attendant de meilleures photos demain avec plus de lumière... je laisse la place à ma miss :

Quelle surprise !
moi qui croyais devoir attendre que je rentre en France, je suis super contente !
Donc quand j'ai déballé mon paquet il y avait :
*13 petites envelopes bleues de Maureen Johnson (il me donne très envie de le lire)
*Une bouteille dans la mer de Gaza de Valérie Zenatti (Maman est contente " chouette! Je voulais les lire ")
*Les âmes croisées de mon auteur préférer Pierre Bottero
* des bonbons, que je suis en train de schtroumpfer
*6 petites limes à ongles au motif fleuri et un beau vernis bleu
*des poissons de bain avec confettis
* et pour terminer un magnifique cadre

Apolline m'a super bien gatée
Une seule chose à dire ...
...c'est flou c'que je t'adore !!!

Pour moi aussi l'attente fût bien récompensée car les jolis paquets ont révélé :
- une douce écharpe bleue pour les soirées fraîches (si, si, nous sommes en hiver !)
- un petit carnet orné de voiliers pour noter mes lectures projets de voyages (et ils sont nombreux)
- plusieursmarques pages : cabine de plage, coeur de pierre et barque rose (très chouettes et très utiles, j'ai toujours plusieurs lectures en cours)
- des mouchoirs au motif voilier (captés par ma fille pour faire du décopatch)
- une éponge en forme de poisson et un gel exfoliant parfumé myrtille pour les plaisirs du bain
et du côté des livres :
- Andrea Camilleri, Un été ardent, un des policiers préférés de Nahe
- Kate Atkinson, La souris bleue, elle est très en vogue sur les blogues
- Armel Job, Une baigneuse nue sur un rocher : je n'ai aucune idée de ce que je vais découvrir, mais la couverture d'un joli bleu me plaît.

Merci à nos swappeuses mère et fille, qui nous ont gâtées avec goût et à Val pour cette organisation sans faille : la prochaine étape est Encre noire sur page blanche.

jeudi 21 juillet 2011

Lucky Star

Séance nostalgie
Le Summer Star Wars me donne l'occasion de me replonger dans certaines de mes vieilles BD SF ! Lucky Starr par Fernando Fernandez, publié il y a tout juste vingt ans, correspond pour moi à une époque révolue mais que je continue à apprécier.
Attirée par son originalité et une réelle qualité graphique, je l'ai acheté en même temps que je suivais les séries pionnières de la BD SF parmi lesquelles : Les naufragés du temps par Paul Gillon et Jean Claude Forest ou Le vagabond des limbes  par Christian Godard et Julio Ribera (billets à venir).
Bien qu'Isaac Asimov ne soit pas cité (et d'ailleurs j'apprends aujourd'hui qu'il en est l'auteur), il s'agit de l'adaptation d'un épisode du Cycle de David Starr, une série de science fiction pour la jeunesse qu'il a créée sous le pseudonyme de Paul French.
David Starr est une sorte de détective cosmique chargé par le comité scientifique terrestre de résoudre des énigmes sur les planètes du système solaire récemment colonisées.
Ses enquêtes successives vont l'entraîner dans les lieux les plus emblématiques : la ceinture d'astéroïdes, les planètes Vénus et Mercure, les lunes de Jupiter, les anneaux de Saturne. Dès le premier épisode, il reçoit l'aide d'un petit homme natif de la planète rouge, John Bigman Jones, et fait une étrange rencontre avec des entités martiennes qui se cachent des humains.
Les poisons de Mars ont fait l'objet d'une adaptation par Jacques Stoquart et Eric Loutte.
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Les océans de Vénus
Un agent du comité scientifique terrestre a disparu, ce qui semble bien difficile, voire impossible, en raison de la configuration de la planète. Les conditions qui règnent sur la planète obligent les humains à vivre au fond de l'océan vénusien à l'abri d'un globe protecteur ! Pour David Starr, les surprises commencent avec les manifestations intempestives d'une entité inattendue.

mercredi 20 juillet 2011

Masse critique sur Babelio : 200 % de satisfaction


En mai, le programme Masse critique de Babelio proposait une sélection spéciale " bandes dessinées et mangas " récemment publiées par les maisons d’éditions partenaires.
Pour ma part, je ne m'étais pas résolue à choisir et j'ai reçu, grâce à Dupuis et Dargaud que je remercie, deux albums dont l'action se déroule en mer : Chroniques Outremers, par Bruno Le Floc'h et La survie, tome 3 des aventures d'Esteban par Matthieu Bonhomme.
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Le Léviathan chasse la baleine dans le passage entre le Cap Horn et l'Antarctique, un des endroits les plus inhospitaliers du monde. Esteban, un jeune indien de 12 ans qui a réussi à embarquer comme mousse à bord du baleinier, s'est rapidement révélé très habile au lancer du harpon. En 1900, les navires à voile commencent à subir la concurrence des bateaux à vapeur équipés de lance-harpons mécaniques et les rapports ne sont pas cordiaux. Engagé dans une course poursuite acharnée au cours du précédent album, Le Léviathan s'est trop avancé dans les glaces et s'est laissé prendre. Le commandant décide d'abandonner le navire et la cargaison d'huile pour tenter de sauver l'équipage à bord des six chaloupes. A la seule force des rames, ils s'engagent sur l'océan en furie, mais un des esquifs est bientôt séparée des autres par le passage d'un iceberg géant.

Bien que le dessin, assez proche des Chroniques outremers dans sa gamme chromatique et dans son tracé, me plaise moins, je préfère pourtant cet album pour le scénario.
Tout d'abord, l'humanité - les rapports humains dans leur diversité, leur grandeur et leurs petitesses - est au coeur de l'histoire. L'austérité de la vie à bord, sous la menace permanente des icebergs et des tempêtes, la rudesse mêlée de solidarité des marins, sont évoqués avec pudeur et justesse. Esteban, qui parle aux oiseaux et partage les contes de son folklore natal avec ses compagnons, apporte une note de fraîcheur et de fantaisie. Une très belle scène d'intimité entre l'enfant et le commandant lorsqu'il se croit perdu, apporte des éclaircissements sur les liens très forts qui les unissent et sur son passé où il retrace un épisode assez méconnu de la colonisation en Amérique du sud et des rapports avec les indiens natifs.

mardi 19 juillet 2011

Je répare une injustice

en publiant ces photos retrouvées récemment dans les pages d'un livre que j'avais prêté de longue date... Alors Anne si tu passes par là, ce message est pour toi !


Le swap Bleu-orangé d'Akasha est un des (ou le ?) premiers auxquels j'ai participé. Le résultat a tellement dépassé mes espérances que j'ai renouvelé l'expérience à de nombreuses reprises, la preuve - s'il en faut - sur mon blogue.
J'ai simplement adoré ton colis : tout était choisi (les livres, les bouteilles bleues) ou fabriqué (remarquablement pour la boîte décorée d'un rhinocéros, le marque page, la carte et la pochette de lecture jusque dans le petit détail qui tue : le bouton-poisson orangé) au plus près de mes goûts et avec l'attention la plus exquise.
Mais voilà, il semblerait que l'organisation n'ait pas tenu ses promesses et que ni le récapitulatif des colis, ni les photos n'aient jamais été publiés. J'ai lu quelquepart qu'Anne s'en est émue puis chagrinée et je la comprends ; j'avais moi même laissé plusieurs commentaires (jamais apparus) sans résultat sur le site dédié au swap et puis je l'ai déserté.
Comme tu n'avais pas de blogue et que je n'avais pas ton adresse courriel, je n'ai jamais pu te dire combien ce colis m'avait comblée. Voilà. J'espère que toi ou quelqu'un qui te reconnaîtra lira ce message. Bien que tardif, du fond du coeur : Merci !

vendredi 15 juillet 2011

De mes lectures bleues

spécial challenge Un mot, des titres... en BLEU

Début juin et n'ayant que l'embarras du choix dans ma PàL (voir ma page dédiée), je me suis laissée tenter par le challenge ludique de Calypso : Un mot, des titres dont le premier thème est BLEU. Les billets étaient à rendre pour la mi-juillet : aujourd'hui donc !
  1. André Brink, La porte bleue
  2. Fredric Brownest, Cauchemar en bleu
  3. Laurie Faria Stolarz, Bleu cauchemar (adolescent)
  4. Irène Frain, Contes du cheval bleu (nouvelles, jeunesse)
  5. Nora Roberts, Le secret des fleurs 1 : Le dahlia bleu (romance)
  6. Tomi Ungerer, Le nuage bleu (jeunesse)
  7. Stephen King, Peur bleue (nouvelle)
à regarder :
Hélène Hibou, Le bleu d'après et la femme sauvage
Patrick Massé, Le conte du cheval bleu et de la selle d'or
toutes les expressions du bleu : un lien incroyable déniché par Pascale

Lus, en attente de commentaire :
Bernard Besson, L'imam bleu
Julie Maroh, Le bleu est une couleur chaude (BD)
Nadja, Chien bleu (jeunesse)
Charles Perrault et Jean Pierre Kerloc'h, Barbe bleue (jeunesse)
Blue space, diptyque (BD)
 
Ma Bibleuthèque :
  1. Aurousseau Nan, Bleu de chauffe : un auteur que je relirai, déjà un titre en réserve dans ma LAL
  2. Bauchau Henry, L'enfant bleu : vaincre l'autisme par l'art, l'engagement d'une docteur pas comme les autres
  3. Benson Stéphanie, Le loup dans la lune bleue : la perversité à travers les yeux d'un enfant victime
  4. Cartland Barbara, A bord du diamant bleu : l'auteur aux centaines de romans d'amour égale à elle même
  5. Chatelet Noelle, La dame en bleu : son petit pas tranquille bouleverse la vie de la narratrice, deux livres à suivre rouge coquelicot et jaune tournesols
  6. Kastner Jörg, La couleur bleue : un beau thriller autour de la vie de Rembrandt et d'un fameux ton de bleu capable de tuer
  7. Lofthouse Jacqui, Un matin bleu : les méandres de la création et du suicide imbriqués dans ce roman intéressant
  8. Manchette Jean Patrick, Le petit bleu de la côte ouest : un polar à la française sur le modèle des romans noirs américains, existe en BD par Tardi
  9. Tammet Daniel, Je suis né un jour bleu : un livre sur l'autisme vécu de l'intérieur, la suite dans Embrasser le ciel immense
  10. Yourcenar Marguerite, Conte bleu : un petit bijou chatoyant comme les joyaux qui ont fait tourner la tête des marins (état du 19 août 2009)
  11. Atkinson Kate, La souris bleue : une intrigue policière un peu compliquée, pas convaincue
  12. Battut Eric, Barbe bleue : une version illustrée originale du conte de Charles Perrault
  13. Benson Stéphanie, Requiem en bleu, un policier simpliste, je préfère quand l'auteur s'attaque aux psychopathologies
  14. Cauvin et Labil, Les tuniques bleues, tome 34 : souvenirs d'enfance (et réciproquement)
  15. Lapière Denis, Un peu de fumée bleue : une BD intimiste et profonde
  16. Lods Jean, Le bleu des vitraux : souvenirs d'une enfance réunionnaise
  17. Murakami Ryû, Bleu presque transparent : un portrait de la jeunesse perdue tokyoïte
  18. Rey Pierre, Bleu Ritz : une touchante histoire d'amour
  19. Solanes Martin, Quand la lune sera bleue, une enquête majorquine
  20. Vaxelaire Daniel, Bleu nuit ou les sept vies du moine : magie blanche et noire à La Réunion

mardi 12 juillet 2011

Swap anniversaire


C'est mon anniversaire et un colis m'attend, mais je n'ai pas pu aller le chercher à la poste parce que ma voiture a aussi décidé de souffler ses bougies aujourd'hui !
Voilà l'objet de mes attentes ... dedans, ça bouge, me dit la postière en me le remettant (elle me voit souvent ces jours-ci, je sens que je l'intrigue un peu avec mes paquets qui partent et arrivent d'endroits bizarres).


Petitebelge l'organisatrice m'avait promis une surprise !! Elle est de taille...

... car ma swappeuse n'est autre qu'elle même ! ah ah ! MERCI et GROSSES BISES
Voilà le colis dans le détail :
- un album illustré Les chats de Mam'zelle Bulle : j'adore le concept de cet agenda spécial pour n'oublier aucune date d'anniversaire (cette année, j'ai gaffé avec ma meilleure amie née deux jours avant moi, désormais ça n'arrivera plus ou je n'aurai pas d'excuse)
- son joli stylo bleu turquoise assorti : parmi tous les bleus, c'est ma nuance préférée
- Hunger Games, L'embrasement de Suzanne Collins, introuvable ici, il me faisait très très envie depuis des mois : je reviens de la plage où n'ayant rien prévu à lire, j'ai été trop contente de le trouver dans mes surprises et de pouvoir le commencer immédiatement
- Les bannis et les proscrits, Le feu de la sorcière de James Clemens, tiré également de ma wish list, il ne devrait pas non plus faire PàL restante très longtemps
- des marques-pages qui me parlent de voyages : une calligraphie chinoise ancienne et des galets polis de l'atoll des Maldives
- des pépites de fruits N.A! Nature addicts, j'adore et ici c'est carrément un luxe
- un coffret Lancôme rouge à lèvres et mascara, parfait pour le sac à main et très utiles quand je sors de la piscine
- des bougies Joyeux anniversaire pour faire comme sur l'illustration que j'avais choisie pour ma page, marrant non ?!
et last but not least, une carte d'anniversaire Pucca que j'ai oubliée sur la photo (refaite) car je me suis précipitée dessus pour lever le mystère :
Je ne sais pas comment tu as fait mais tu n'aurais pu mieux choisir. C'est un tout pile ! re-MERCI

lundi 11 juillet 2011

Les guerriers du silence

Les guerriers du silence de Pierre Bordage constituent le premier volet d’une trilogie complétée par Terra Mater et La citadelle Hyponéros.
L'adaptation en bande dessinée, signée Algésiras et Philippe Ogaki, est composée de 4 albums :
Point rouge
La Marchandhomme
Le fou des montagnes
Le tombeau absourate

L’univers dans lequel se déroule l'histoire est la confédération de Naflin, qui regroupe plusieurs centaines de planètes autrefois colonisées par les hommes. La dynastie Ang, raffinée mais corrompue, règne sur l'empire depuis Syracusa, la somptueuse planète impériale. Mais les prêtres Kreuziens conspirent à l'instauration d'une dictature religieuse, avec l'aide intéressée des Scaythes d’Hyponéros, des extra-terrestres dotés de capacités psychiques inquiétantes.
Seul l'ordre des moines guerriers absourates, détenteurs d’une science oubliée semble encore en mesure de protéger la confédération d'un coup d'état. A moins que la surprise ne vienne d'un outsider, le jeune Tixu Oty, obscur employé de la Compagnie Intergalactique Long Transfert (CILT) qui exploite le transport par Déremat', un procédé qui permet le voyage immédiat d'une planète à une autre par dématérialisation/rematérialisation des molécules.

Intrigues et complots se trament pour renverser la confédération de Naflin et occuper les meilleures places dans le futur empire. Les forces politiques et religieuses de Syracusa s’allient inconsidérément avec les redoutables Scaythes, venus d'un monde lointain et inconnu, dont personne ne connaît le véritable dessein. Instigateurs et manipulateurs, ils ont développé en secret des dons télépathiques hors norme, comme le pouvoir de lire et contrôler les pensées ou d’effectuer des mises à mort par la seule volonté de leur esprit.
Tixu Oty s'ennuie  dans son agence de voyages sur la modeste planète Deux-Saisons et noie la banalité de sa vie dans l’alcool, jusqu’au jour où sa vie bascule avec l'entrée fracassante d'une jeune et jolie syracusaine traquée par des tueurs. Aphykit est la fille d'un des derniers maîtres de l'art inddique. Elle use de son influence mentale pour pousser le jeune homme à enfreindre le règlement et la téléporter gratuitement sur une autre planète.

Héros malgré lui, Tixu Oty se retrouve embarqué dans une course-poursuite trépidante dont l’enjeu est l’avenir même de l’univers. Pour se porter au secours de la jolie Aphykit dont il est tombé amoureux, il la suit sur Point-rouge. Droguée et sous l'effet d'un virus mortel inoculé par le marchand d'esclave, la future marchandhomme est sur le point d'être mise aux enchères sur le marché.
Il ne reste qu'une poignée d'hommes éparpillés sur différents mondes, capables de contrer leur prise de contrôle total de l'humanité. Adeptes d'un art du combat pacifique, qui enseigne la maîtrise du silence, le cri intérieur, les dépositaires de la science inddique sont en danger de mort. L'élimination des trois derniers maîtres absourates connus est la première étape du gigantesque complot visant à faire basculer la Confédération dans une dictature sanglante. Tixu Oty et Aphykit doivent absolument réussir à rejoindre le troisième et dernier maître.

Des mondes étranges et bigarrés, de sombres intrigues, des pouvoirs extraordinaires, des races extra-terrestres, des espèces animales fabuleuses, des héros pourchassés, des amitiés inattendues, des renversements de situation... le roman, dont les ingrédients favoris sont la corruption, l'avidité, la religion, la soif de pouvoir et la lutte contre l'oppression, est animé d’un véritable souffle épique.
Dès son coup d’essai, Pierre Bordage livre avec Les guerriers du silence, grand prix de l’Imaginaire et prix Julia Verlanger en 1994, le premier volet d’un authentique Opéra de l’Espace dense et foisonnant.

dimanche 10 juillet 2011

Sanctuaire

3 tomes
Le long des côtes syriennes, un sous-marin de surveillance, l'USS Nebraska, reçoit un message de détresse non identifié qui le conduit au bord d’une immense crevasse. L’équipage y découvre l’épave d’un vieux sous-marin soviétique, gisant à proximité de ce qui semble être les gigantesques vestiges d’un sanctuaire antique. La mission de routine se transforme alors en une véritable descente aux enfers. Une partie des militaires du Nebraska part à la recherche des disparus, pendant que dans le sous marin, les autres cherchent un moyen de sortir de cet endroit maudit.
Xavier Dorison au suspense est servi par le trait précis de Christophe Bec. La noirceur des abysses prédispose à l'effroi des découvertes souterraines. La tension est omniprésente et l'impression d'oppression va crescendo, mais le soufflé retombe avant la fin et le dénouement ne m'a qu'à moitié convaincue. Cette BD d'inspiration fantastique est formellement déconseillée aux claustrophobes.

Palimpseste

NewsBook, qui je le rappelle a pris la succession de BoB (Blog-o-Book), m'a offert la possibilité de recevoir Palimpseste de Charles Stross. Traduit pour la collection Nouveaux millénaires de J'ai Lu, lauréat du prix Hugo 2010 dans la catégorie novella, sa lecture m'a tentée suite au commentaire plutôt flatteur dont il a fait l'objet de la part d'Anudar - La grande bibliothèque.
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La Stase est une organisation dont le plan ambitieux consiste à préserver l'humanité de l'extinction qui attend toute civilisation à plus ou moins long terme, de son propre fait ou par la survenue d'une inévitable catastrophe naturelle. Grâce à sa maîtrise des voyages temporels, elle est parvenue, des millions de fois depuis l'apparition de la vie sur Terre, à prélever les échantillons de population nécessaires à un réensemencement ultérieur.
L'agent Pierce est un de ces agents, arrachés à leur famille et à leur époque, pour suivre le long apprentissage (dix années subjectives) des patrouilleurs du temps et voyager tout au long de l’histoire de la Terre pour opérer le " miracle " de la renaissance après chaque fin du monde.
Contrairement à beaucoup d'autres, il  finit par se fixer entre deux missions et à fonder une famille. En faisant des recherches, il s'aperçoit que cette époque a été effacée par une nouvelle version de l'histoire : un palimpseste, ce que redoute tout agent de la Stase et qui se produit suite aux interventions concommittantes de plusieurs sources sur un évènement du passé. D'ailleurs il s'y est heurté sans comprendre dès sa première mission et a triplement failli y laisser sa peau.

Palimpseste est le terme qui désigne un parchemin ancien dont les copistes du Moyen Âge grattent le texte manuscrit, en des temps de pénurie, pour le réutiliser, mais aussi un mécanisme psychologique tel que les faits nouvellement mémorisés se substituent à ceux qui leur préexistaient dans la mémoire. Il y a un peu de ces deux formules dans le roman de Charles Stross.
L'auteur s'écarte de la question des paradoxes temporels ou les problèmes causés par la coexistence de multiples versions du moi. Il articule son propos autour d'un autre risque, lié aux conséquences de toute interaction ou palimpseste historique : les réécritures multiples qui entraînent la disparition des portions d'histoire alternative concernées. Quand Pierce perçoit que son vécu avec Xiri sa compagne et leurs deux enfants est menacé d'effacement, il n'a d'autre ressource que de se rendre à l'Ultime bibliothèque, celle qui conserve les archives de toutes les versions possibles de l'Histoire, pour retrouver la trace de ceux qu'il aime, afin de rétablir le passé pour rectifier son présent.
Ce faisant, il finit par douter de la puissante organisation dont il était un des éléments les plus prometteurs. La stase, ou état de stase, désigne un état de choses marqué par l'immobilité absolue, par opposition au déroulement normal des processus. Dans le roman, elle a pour seul et unique objectif d'empêcher la destruction totale de l'espèce : chaque civilisation renaissante ayant atteint un niveau scientifique suffisant, avec l'aide des agents temporels, poursuit les recherches visant à soustraire la Terre aux cataclysmes qui la menacent. Veillant à éliminer le moindre grain qui pourrait affecter le déroulement immuable de sa mission, mais incapable de se réformer, la Stase finit par se scléroser complètement en rejetant tout facteur d'évolution et en tentant d'éliminer " dans l'oeuf " tout potentiel fauteur de trouble.

Pourtant séduite d'emblée, je me suis lassée de suivre des fils aussi nombreux : trop d'alternatives en fin de compte, des réécritures à n'en plus finir, une multiplication de possibilités : diaspora dans le temps (réensemencements) contre colonisation de l'espace (terra formation), une fin hors de l'espace-temps avec une planète entièrement habitée par l'ultime bibliothèque, puis une histoire qui semble repartir en boucle comme Les maîtres du temps de Moébius.
Le schéma est plutôt complexe, intéressant sans être totalement passionnant, si ce n'étaient les épisodes qui mettent en scène la véritable star (sans jeu de mot) de l'histoire : la Terre.
La présentation d'un diaporama commenté, qui s'insère dans le tissu narratif et raconte la naissance de l'univers, le passage des civilisations et la transformation de notre galaxie sur des milliards d'années, dans une perspective vertigineuse, donne sa véritable dimension à ce grand roman de science-fiction. L'auteur spécule sur l'évolution de la planète, les préparatifs de sa survie à la collision de la Voie lactée avec la galaxie d'Andromède, puis à l'extinction prévisible de son étoile, sa propulsion hors du système solaire, enfin son extraordinaire voyage spatial jusque dans les confins du Vide du Bouvier.

Nouvelles vénitiennes

Le recueil se compose de sept nouvelles, sept portraits, sept âges de la Sérénissime, rangés par ordre chronologique (du XII ème au XXI ème siècles) de manière à évoquer des périodes précises, marquantes de son Histoire.
Au gré des épisodes mettant en scène Nicolò le joueur, Andrea le sculpteur, Lorenzo le peintre, Veronica la courtisane, Elena la femme savante, Paulina la chorsite ou Julien le photographe, Venise se dévoile et se dérobe. Pour les héros de ces récits, visiteurs éperdus, la rencontre ne se produit pas. Venise secrète, dont l'âme inaccessible n'a cessé d'inspirer et de fasciner les artistes, garde sa part d'ombre, impénétrable aux étrangers qui, ayant tenté de saisir son mystère, repartent bredouilles et amers.

Vénitienne d'adoption depuis une trentaine d'années, c'est d'une plume fluide et érudite que Dominique Paravel mène son lecteur dans le dédale des ruelles et des canaux, mais aussi à travers les archives de la Cité des doges. Pour sa richesse historique et sa langue sensuelle et impudique, ce livre est à rapprocher des Chroniques napolitaines de Jean Noël Schifano.

J'ai reçu Nouvelles vénitiennes, dédicacées d'un gentil mot de l'auteur, grâce à un partenariat Babelio avec les éditions Serge Safran que je remercie tous les deux ! Quelques mots (empruntés chez Mollat, Ces mots-là) :
[Serge Safran] a choisi de lancer sa marque, sans faussse pudeur avec son nom dessus. Son ambition est raisonnable et nous laisse penser que ce n’est pas la fortune que recherche ce directeur littéraire aux choix très respectés parmi ses pairs. Trois livres par an viendront enrichir ce mince catalogue qui se souciera d’exigence. L’éditeur annonce qu’il s’agit d’un choix personnel guidé par l’originalité du sujet, la force d’émotivité et le dérangement des codes établis, qu’ils soient moraux, littéraires ou esthétiques. L’idée est avant tout d’offrir de réelles découvertes.

samedi 9 juillet 2011

Orgueil et préjugés

Voilà une découverte totale, due au challenge ABC, qui vient combler un manque à ma culture blogo-livresque ! Le plus connu des romans de Jane Austen met en présence Elizabeth Bennet qui n'est pas riche mais a l'esprit vif et la langue bien pendue et Darcy (on apprend son prénom au détour d'une unique lettre : Fitzwilliam) le riche et orgueilleux propriétaire du château de Pemberley et de dix mille livres de rente. Il y est question de mariage(s), d'amour mais aussi de bienséance.
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Après une préface, pour une fois intéressante, signée Virginia Woolf qui présente les particularités du style de l'auteur, vante son humour et son esprit acerbe, Jane Austen fait la preuve dès les premiers chapitres de l'acuité de son analyse des situations, de sa compréhension des mécanismes sociaux et de sa maîtrise des ressorts romanesques.
Les personnages principaux sont campés par touches successives : les prétendants, MM. Bingley et Darcy aussi bien que les soeurs Bennet, dont Jane l'aînée et Eliza la rétive, mais l'intérêt du lecteur va également aux personnages secondaires qui contribuent fortement à créer l'ambiance particulière au roman austenien telle que l'apprécient ses amateurs nombreux autant qu'enthousiastes.
Toutefois, je ne comprends pas bien le message général de cette chronique de moeurs assez insipide au demeurant. Le tableau de la société dépeinte par l'auteur est assez consternant. Cela est encore exacerbé dans le film adapté du roman par Aldous Huxley (plus connu pour Le meilleur des mondes) avec Laurence Olivier dans le rôle de Darcy.
Le rôle un peu sot dévolu à la mère me laisse perplexe. Le père est montré comme laxiste et irresponsable. Les filles se gouvernent elles-mêmes : personne ne les pousse à l'étude, au contraire, le personnage de Mary qui aime les livres, est tourné en ridicule. Comment ne pas s'étonner que des cinq soeurs, une seule dévergondée ait finalement mal tourné... Elisabeth est une petite peste prétentieuse qui ne mérite pas la constance de Darcy, plus benêt encore que le cousin Collins, car ce n'est pas l'effet voulu !
Finalement, les ressorts du roman sont assez proches de ceux du théâtre classique, mais sans la force des grandes tragédies : chez les héros, dotés d'une âme droite et courageuse, le sens de l'honneur, du rang à tenir, de la fortune et de la famille s'oppose à l'inclination des sentiments (contrariés) et à la passion dans un combat vaillant où la raison doit l'emporter et où, contre toute attente, la fin voit le triomphe du bien et du bon.

Lors de sa première parution, Miss Milbanke, la future Mrs Byron, le recommande en ces termes à sa mère : " ce n'est pas un livre à vous arracher des larmes (NB : dans le goût du roman d'amour anglais que Jane Austen s'était fait une spécialité de parodier en famille) mais l'intérêt en est cependant très vif, particulièrement à cause de Mr. Darcy ".
Drôle et romanesque, parfois pittoresque (de pittore = le peintre : l'origine du roman anglais est à rechercher paraît-il dans le goût des jardins et des paysages) Orgueil et préjugés est considéré comme un chef d'oeuvre incontournable - mais je ne le crois pas inoubliable !

vendredi 8 juillet 2011

Idées de Swaps

Swap des couleurs [une année complète] dont je rappelle le thème en cours, même si je ne participe pas cette fois : l'écriture et les livres Encre noire sur page blanche  aux couleurs du noir, du blanc et du gris.
Il reste des places !
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Fais Moi Plaisiiir 2 ! [terminé]
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Surprise d'anniversaire [en cours, une année complète de mai à avril]
Les inscriptions sont closes depuis le 31 mars 2011 et les questionnaires ont été attribués.
Je connais maintenant la date d'anniversaire pour laquelle j'ai un colis à confectionner et à envoyer ! mais je ne dirai rien... Patience
J'ai swappé Cécile dont le colis a mis trrrèèss longtemps à arriver (j'ai eu bien peur qu'il se soit perdu) et j'attends le mien pour bientôt !!
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Swaps des animaux [réception des colis]
J'ai swappé Petitebelge66 et je n'ai toujours pas reçu les livres à lui envoyer, commandés en métropole ! Heureusement elle est patiente...

jeudi 7 juillet 2011

XXL

Carmen est une adolescente de quatorze ans presque comme les autres. D’origine espagnole, elle vit en Angleterre avec sa mère Maria et son beau-père Brian ; ses grands-parents et sa tante Lisa habitent Birmingham.
Trop enrobée, Carmen est mal dans sa peau et sa mère, anorexique et maniaco-dépressive ne cesse de lui faire des réflexions blessantes : elle lui répète à l’envi qu'« être mince, c'est être belle ; c'est réussir dans la vie ; c'est obtenir tout ce que l'on désire ». Or, Carmen préfère les hamburgers et sucreries que Brian lui fournit en cachette aux aliments diététiques préconisés par sa mère.
Maria décide de s’enfuir avec Carmen, de quitter Brian et son emploi de vendeuse dans une boutique de prêt-à-porter pour repartir de zéro dans sa ville natale. Billy, un ancien rocker qui tient un restaurant bas de gamme, les aide à trouver un appartement.
On pourrait penser que Maria a souhaité se rapprocher de sa famille, mais elle n’a que mépris pour sa mère, qui passe ses journées devant la télé et son père, qui les passe au bar. Elle ne cherche qu'à éviter sa sœur, qui travaille comme manucure et interdit à Carmen de la voir, craignant sans doute que sa tante lui révèle ses frasques de jeunesse et le secret de sa naissance.
Dans son nouveau collège, Carmen tombe sous l’influence de deux chipies égocentriques et superficielles. Tandis qu’à la maison, sa mère les fait jeûner presque totalement, Carmen devenue boulimique, mange et se fait vomir en cachette. Elle refuse de chercher du soutien auprès de sa famille et reste solidaire de sa mère. La suite de l'histoire semble des plus prévisibles. C'est la descente lente mais irrémédiable vers l'anorexie, dans ses dérives les plus dangereuses et ses conséquences les plus néfastes. Dès la première phrase du livre, le ton est donné : la mère, toujours en quête d’un nouveau régime plus efficace, est en train de sombrer, au risque d'entraîner sa fille.

En lecture commune avec ma fille de la même tranche d'âge que Carmen, c’est un roman dont le sujet, les personnages, la façon d'aborder le problème sont traités de manière à parler à des adolescents. Julia Bell évoque les troubles du rapport à la nourriture à travers trois générations. La grand-mère, obèse et végétative, compense la médiocrité de sa vie par la nourriture. Sa fille, la mère de la narratrice, réagit en contrepoint : maigre, voire squelettique, elle refuse de s’alimenter normalement et pire, empêche sa fille de se nourrir. Carmen enfin, est déchirée entre sa soif de vivre comme les autres adolescentes et son envie de correspondre aux schémas inculqués par sa mère.
La situation bouleverse car elle est décrite à travers son récit intime, donc avec les yeux d’une mineure dépendante, dont le jugement est faussé par son amour filial et son absence de regard critique sur les diktats de l'adulte.
L'auteur reste pourtant dans une neutralité descriptive, sans véritable jugement des personnes et de leurs motivations. La narration est assez froide, distanciée, presque clinique. Au lecteur de faire ses propres observations et d'en tirer les conséquences.
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à compléter par le lecture, sur le même thème, de La chair de l'araignée par Marie Caillou et Hubert
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lundi 4 juillet 2011

La lanterne magique invite...

à une projection en plein air à La Possession le 28 juin, pour (re)découvrir un des chefs d'oeuvre de la production italienne : Cinema paradiso second film de Giuseppe Tornatore, avec Philippe Noiret (c'est un bonheur de le revoir, rudesse et tendresse mêlées) et Jacques Perrin.
Il obtient le prix spécial du jury à Cannes et l'Oscar du meilleur film étranger à sa sortie en 1989. La bande son est signée Morricone.
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Un hommage au Cinéma immortel... et aux stars du grand écran, avec des extraits de films inoubliables, du noir et blanc à la couleur, du muet au sonore, de Toto à Charlot, d'Hollywood à Cinecitta, de Fellini à Vadim...

Un coup de fil de sa mère suffit à Toto (Salvatore di Vita, cinéaste reconnu) pour se retrouver... quarante ans plus jeune. Il se souvient de son village natal, Giancaldo (inventé) en Sicile, de sa mère, veuve d'un soldat porté disparu sur le front russe et d'Alfredo le projectionniste du village qui lui a fait découvrir et aimer le cinéma, lui a tenu lieu de père et surtout lui a fait le cadeau inestimable de le forcer à partir sans se retourner, pour aller se réaliser à Rome !

L'émouvante séquence finale est à l'image de la plus puissante machine à fantasmes qui soit : un concentré magique de la puissance d'évocation cinématographique.

dimanche 3 juillet 2011

Cauchemar en bleu

Nouvelle de Fredric Brownest extraite de Fantômes et Farfafouilles : un père qui ne sait pas nager assiste, impuissant, à la noyade de son fils...
L'auteur imagine six versions colorées, six facettes d'un cauchemar pour tous les goûts : gris (belle et douce amnésie), vert (maîtresse femme), blanc (trop charmante belle-soeur), bleu, jaune (joyeux anniversaire chéri), rouge (game over).
Lire en ligne Cauchemar en bleu

samedi 2 juillet 2011

Ils se sont swappés

A force de me voir participer à des swaps, préparer et recevoir des colis, mes enfants ont tenu eux aussi à s'échanger un paquet surprise sur le thème " L'école est finie ! Vivent les vacances ! " Les emballages étaient prêts mais j'ai joué le facteur dans la boîte aux lettres sans les prévenir...
Quant au contenu, le voilà en images : deux ou trois livres dans leurs goûts, une surprise d'école, une surprise de vacances et quelques gourmandises.

vendredi 1 juillet 2011

6666 - Habemus papam

Je découvre l'oeuvre fantastique de François Froideval et Franck Tacito à travers ce premier tome de 6666, la suite des aventures qui opposèrent dans 666, Carmody le pape de l'Apocalypse à Lilith, princesse des démons, bien décidée à conquérir la Terre et à faire des hommes ses jouets.
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5000 ans ont passé : la Terre a gagné puis perdu un vaste empire galactique.

Mais voilà que l'heure de la revanche a sonné. Les troupes terrestres ont armé une flotte de vaisseaux cathédrales encore plus puissante que la précédente. Ne manque qu'un chef, un mentor pour mener les Terriens contre les planètes bellicistes. Le très saint père Leslie 12 a décidé que pour cela rien ne valait un clone de Carmody lui-même. Ramené à la vie contre son gré, il montre toujours un aussi mauvais caractère, d'autant qu'il découvre un environnement non-fumeur d'où le tabac a disparu. Leur premier adversaire sera Waldemar l'empereur du Reich... qui vient justement de mettre fin à la longue dérive dans l'espace du tombeau de Lilith, a réussi à la ramener à la vie et vient de lui offrir en holocauste le spectacle de la destruction totale de la planète Amazonia.

tome 2 Civis pacem parabellum
Au fin fond du cosmos, les forces du Bien et du Mal qui s'affrontent depuis des millénaires se déchaînent avec une rage paroxystique. Héros éternels, le Pape Carmody et Lilith la maléfique se livrent ainsi à une guerre sans repos et sans merci. Mais le pire reste encore à venir pour ces deux ennemis jurés : une menace se profile dans l'ombre, une tierce puissance risque de contraindre les deux camps à envisager l'alliance impossible.



Du coup, je suis allée lire immédiatement le premier tome de 666, Ante demonium, pour comprendre les antécédents des personnages principaux. L'imprévisible père Carmody, exorciste de troisième zone, amateur d'alcools forts et de gros calibres, c'est un peu Hellboy en soutane : trash et barbare à souhait. Les démons n'ont qu'à bien se tenir !
Je trouve pourtant que le scénario est plutôt desservi par le dessin, trop approximatif à mon goût. Sinon au second degré c'est une série assez marrante par son côté outrancier et malsain : à défaut de rire, j'ai souri.
Dans le même univers, je suis certaine d'avoir au moins Succubus dans ma bibliothèque, que je n'ai pas encore lue...

Space (c'est sûr) opera (peut être) : pour ma première participation au Summer StarWars, c'est même très très space !