ABC Polars : lettre E

La maison des enchantements est un HUIS CLOS à double titre : le suspense tourne autour d'un château ancestral lugubre hanté par un fantôme, dans un village isolé par les chutes de neige et menaces d'éboulements. Comme il s'agit de la collection "reines du crime" j'ai envisagé le suspect le plus improbable, mais je me suis trompée du tout au tout. Margaret Erskine livre un classique propre et net mais qui constitue néanmoins une bonne surprise
Septimus est chargé par sa tante Lilian (Vereker) d'aller rendre visite à Winifred, la fille de sa meilleure amie, dont un courrier l'a alarmée, pour s'assurer que son mari n'a pas d'intention meurtrière à son égard. Peu avant d'arriver à destination,
l'inspecteur du CID (police judiciaire anglaise), trouve une automobile enfoncée dans une congère et à l'intérieur, un cadavre à la gorge tranchée. L'assassin n'a pas s'enfuir ailleurs qu'au village de Blantéor. A l'hôtel, Septimus croise différents personnages bizarres, qui feront tour à tour l'objet de mes soupçons, sans que ne m'effleure la magistrale manipulation à l'oeuvre !
Whodunit classique des années 50, A Graveyard Plot (1959) de Margaret Erskine, auteure canadienne, est la première apparition de l'inspecteur Septimus Finch. Près de dix ans se passent avant sa deuxième enquête, mais il réapparaît ensuite dans une vingtaine de titres jusqu'en 1978. Il cache sous une apparente placidité débonnaire la vivacité de son intuition.
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