Arrivé dans ma PàL grâce au SWAP des couleurs (bleue), le roman d'Armel Job, Baigneuse nue sur un rocher aurait eu bien du mal à en sortir si ce n'était grâce an challenge Déstockage de PàL en duo. J'ai également tardé à en parler car il ne m'a pas captivée outre mesure - j'ai même dû m'y reprendre à plusieurs fois pour le terminer - et je ne sais pas tellement comment le qualifier : intéressant sans enthousiasme, de bonne lecture sans passion, il ne restera pas mémorable. Il aurait pu participer au challenge Occupation et résistance mais j'ai eu plus pressé à me mettre sous les yeux...
Du côté des Ardennes belges, la Résistance n'a pas été moindre qu'en France, ni les coups bas moins sournois... José Cohen, peintre d'origine juive spécialisé dans les portraits de nus, s'est réfugié dans le petit village de Rocafrène et ne l'a plus quitté, occupé à en peindre les paysages et les méandres de la rivière locale. Mais pour les beaux yeux (et les belles formes) de Thérèse la fille de la charcutière, il revient à ses premières amours. Le secret aurait dû rester entre l'artiste et son modèle et personne au village n'aurait jamais dû entendre parler du tableau exposé dans une galerie bruxelloise. Pourtant, par la faute d'une indiscrétion, il est commenté à la une de la feuille de choux locale et crée un mini scandale.
Le peintre est bientôt retrouvé mort... jalousie de femme ou rivalité masculine ? L'auteur sait jouer des ficelles de l'intrigue pour faire que la tension monte progressivement et subrepticement : tous les protagonistes ont dans leur passé commun des secrets mal enfouis qui forment un embrouillamini de mobiles possibles, dont certains remontent parfois à l'installation du peintre et de sa muse (et épouse) au village.
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