Kyōtarō Nishimura a écrit ce recueil à la fin des années 1970. Le titre et le contenu ne sont pas sans me rappeler les Petits crimes conjugaux d'Eric Emmanuel Schmitt. L'auteur présente huit nouvelles déconcertantes, insolites et cruelles dont les deux premières vérifient le principe selon lequel les principaux suspects de meurtre sont les conjoints. Mais ici, les mobiles ne sont pas seulement sordides, ils sont parfois totalement inattendus : exemple, un policier commet des délits pour envoyer les "coupables" en prison et les soustraire ainsi aux rigueurs de l'hiver.Les personnages de cette galerie de portraits sont plutôt ordinaires, peu ambitieux, usés par une existence morne et sans envergure, si ce n'est qu'à un moment de leur vie, la découverte d'une passion dévorante les transforme radicalement :
- pour les pickpockets du métro tokyoïte (une chute subtile)
- pour le vol par procuration (un retournement de situation pitoyable pour le policier humaniste)
- pour la prodigalité (Le jeu de la charité, un conte dans l'esprit de La peau de chagrin et autres tentations-pièges)
- pour le meurtre de sang froid (un serial killer peu ordinaire)
- pour le chantage (un maître chanteur sympathique)
- pour les héritages (une voisine froidement manipulatrice)
sans oublier la jeune fille qui risque le double homicide involontaire pour le banal vol d'une poêlée de fèves et l'étrange affaire d'un extraterrestre qui devient le complice de 96 000 criminels !
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