Je l'ai lu deux ans avant le tome 7, dans le cadre du challenge Un mot, des titres : pierre. Pour la traduction française du titre, j'aurais plutôt choisi Chappe de plomb, qui rend mieux compte de l'ambiance de ce polar, tant par le temps qui règne sur l'Europe du Nord que pour la morosité du commissaire Winter. Il me semble déjà y reconnaître le style de l'auteur, une forme d'obsession : une intrigue basée sur les méandres du temps, les boucles que forme le passé avec le présent.
Lu pour le 14 janvier 2014
Göteborg, Suède, c'est le règne de l'été indien et le début d'une enquête casse-tête pour le commissaire Erik Winter. Sur un appel à l'aide d'une amie de longue date dont le père ne donne plus signe de vie, le flic suédois se voit contraint de filer en Ecosse afin d'y élucider la disparition du marin pêcheur au large des côtes calédoniennes. Le fait divers est d'autant plus troublant que le grand père du disparu s'est volatilisé soixante ans auparavant au même endroit dans des conditions similaires, durant une saison de pêche.
Le rythme est lent mais je ne m'y ennuie pas. Même les digressions sont intéressantes. Les deux affaires qui occupent Winter et Djanali sont très différentes. Il est toujours aux prises avec son débat intérieur, son engagement auprès d'Angela et leur fille Elsa, l'achat d'un terrain au bord de la mer pour y construire leur future maison, son appartement central dans Göteborg, sa mère, veuve et expatriée sur la Costa del sol... De son côté, l'inspecteur Aneta Djanali originaire du Burkina Faso, s'intéresse à un cas complexe de violences conjugales quitte à raviver les plaies encore vives de son passé.
Tome 7 - Chambre numéro 10
Je suis contente de la découverte de cet auteur scandinave et de son commissaire Erik Winter (hiver en allemand), bien mal nommé puisqu'il ne rêve que fuite au soleil et douceur andalouse alors que Göteborg (capitale de la Suède) sombre peu à peu dans l'hiver : brume, nuit et pluie accompagnent son enquête sur le meurtre d'une jeune femme, maquillé en suicide.
Le roman réunit les ingrédients qui ont fait le succès d'Ake Edwardson, surnommé " le Simenon du froid " : un univers insolite, un suspense subtil et un art du récit qui l'a classé parmi les grandes révélations de la littérature scandinave. Avant dernier tome de la saga policière suédoise, Chambre numéro 10 pose une énigme policière en forme d'huis clos, spatial et temporel.
En cette fin d'été indien, la police criminelle de Göteborg est appelée sur une scène de crime où une certaine Paula Ney a été retrouvée pendue dans la chambre numéro 10 de l'hôtel Revy. La thèse du suicide ne convainc guère le commissaire Winter qui s'aperçoit qu'il est déjà venu sur les lieux, dix-huit ans auparavant, lors de la disparition non résolue d'une autre jeune femme Ellen Börge. Persuadé d'être passé à côté d'un indice capital autrefois, un lien qui peut avoir son importance dans sa nouvelle affaire, il se penche de nouveau sur l'enquête du passé pour résoudre celle du présent, l'occasion pour lui de rétablir la vérité. A quelques semaines d'un congé sabbatique bien mérité, Erik Winter devra compter autant sur son équipe que sur ses souvenirs pour déterrer d'impensables secrets de famille et mettre fin à une série de meurtres plus horribles les uns que les autres.
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