lundi 5 mai 2014

Histoires de Grande guerre

COUP DE COEUR
Le pire comme le meilleur se côtoient dans les listes Bibliomania : Au revoir là-haut,  d'ailleurs honoré du Goncourt de la rentrée littéraire 2013, appartient sans conteste à la seconde catégorie. Animé d'un grand souffle épique, le roman de Pierre Lemaître emprunte aux combines et aux compromissions de l'après Grande guerre pour tracer d'une écriture poignante et talentueuse, une fresque cruelle et désenchantée, subversive et amorale, misérable et réaliste.

Au revoir là-haut
Edouard/Eugène, rescapé des tranchées mais atteint par un éclat d'obus la veille de l'armistice, est une " gueule cassée ".  Il ne sera jamais plus ce jeune homme rieur, cet étudiant des Beaux-Arts rebelle... d'ailleurs, il ne veut pas retourner dans sa famille, où l'attendent une soeur aimante, Madeleine et un père despotique, Marcel Péricourt, qui ne l'a jamais compris. Albert Maillard, qui lui doit la vie, le prend en charge, lui fournissant gîte, couvert, amitié et morphine dont il est devenu dépendant durant sa convalescence. Mais le retour à la vie civile est difficile pour les soldats démobilisés : morts, ils sont des héros, vivants, ils encombrent.
A l'instigation d'Edouard, qui a repris les crayons, ils montent une escroquerie à grande échelle, pour gagner de l'argent à la faveur du devoir de mémoire envers les morts sur les champs de bataille, que chaque municipalité veut honorer à l'exemple de l'Etat à travers un monument commémoratif exaltant les valeurs patriotiques. Ils ne sont pas les seuls à saisir cet effet d'aubaine et à surfer sur les ruines du carnage. Aulnay-Pradelle, leur lieutenant lors de la prise fatale de la cote 113, est revenu du front décoré et l'ambition toujours chevillée au corps. Après une cour rapide, il a réussi à épouser Madeleine et s'est lancé dans les affaires, trafiquant sur les appels d'offre du gouvernement pour le transfert des dépouilles de soldats vers les cimetières militaires.

Vu le film adapté du roman - avec une appréhension injustifiée car il est excellent - en décembre 2017

Le sang des Valentine
 Val' une des organisatrices du Loto BD pour la catégorie Fictions réalistes a sélectionné pour moi Le sang des Valentines par Catel et De Metter chez Casterman. Une BD sur le thème de la première guerre mondiale, que j'ai hâte de découvrir car je n'ai aucune connaissance de BD sur cette période... J'ai bien tenté d'y remédier par le concours de Jérôme pour gagner Vies tranchées mais sans succès !
Première guerre mondiale, France. Geneviève, citadine de bonne famille, belle, sensible et cultivée, a épousé Augustin Dortet. Le couple vit retiré dans les Pyrénées. Une existence de recluse à la campagne et la mort de leur enfant ont déjà plongé Geneviève dans une profonde dépression quand Augustin doit rejoindre le front. Durant le conflit, il entretient une longue correspondance avec son épouse.
Une histoire de quiproquos et d'incompréhension.
Visionnaire, le trait de De Metter devance même parfois le scénario.

Amère patrie
Le tome 1 de cette BD de "Lax" Christian Lacroix met en scène deux enfants qui ne savent pas encore qu'ils vont participer à la "grande guerre" : l'un originaire du Sénégal et l'autre d'un village rural français.
Lu le 11 juillet 2012

 
Paroles de poilus
Un mélange efficace de textes tirés de sources documentaires réelles et d'images fictionnelles pour plonger au coeur du quotidien des tranchées permet de donner une vision intimiste de cette génération sacrifiée
Lu le 14 mai 2011

1 commentaire:

Le Papou a dit…

Une déception mais bon c'est le Goncourt donc je devais être dans le champs.
Le Papou