mardi 15 octobre 2013

Un mot, des titres : REINE

C’est un joli mot qui vient d’être tiré au sort pour la prochaine et vingtième session du challenge puisqu'il s'agit d'…  
AMOUR 

En attendant voilà le résultat de mes lectures pour le mot REINE, deux belles découvertes dont un roman historique, un choix assez rare de ma part et entièrement dû au hasard : Trois reines pour une couronne et un album jeunesse issu de ma LàL : La reine des fourmis a disparu paru aux éditions Albin Michel jeunesse

" On a enlevé notre reine ! " Ce cri résonne dans ma tête comme dans celle de milliers de fourmis. Notre reine a disparu dans l'épaisse forêt tropicale qui nous entoure. Et c'est moi, Mandibule de Savon, qui suis chargé de l'enquête. Ma mission : mettre la patte sur celui ou celle qui a enlevé notre très chère reine pendant la nuit. Un indice m'a déjà mis la puce à l'oreille. Il s'agit d'un poil, un poil perdu par l'agresseur, sans nul doute. Mais à qui peut appartenir ce fameux poil ?
Assisté d'Elie, une jeune fourmi dégourdie, Mandibule parcourt son environnement à la recherche du propriétaire du fameux indice. Cette première partie de l'enquête policière donne l'occasion de passer en revue les habitants de la jungle et leurs particularités. Le style assez réaliste permet de se rendre compte des différentes textures de pelage et d'éliminer les suspects, à l'instar des fourmis enquêteuses.
La suite les amène dans l'antre de l'homme et là encore, plein de rebondissements les attendent. Le tandem fait une bonne paire d'enquêteurs et l'astuce d'Elie va les tirer de tout mauvais pas.
Les jeunes lecteurs auxquels cet album est destiné s'identifieront rapidement aux deux héros. Tout est bien qui finit bien.

Couronnée en l'occurrence des Prix Sorcières, Alphonse Daudet et Jérôme Main, la collaboration de Fred Bernard et François Roca, n'est pas nouvelle : le duo a signé de nombreux albums en commun.
J'ai découvert récemment L'homme bonsaï dans la version BD illustrée par Fred Bernard lui même, qui est très différente de l'album réalisé avec François Rocca si j'en crois la couverture.
Sous couvert de tradition fantastique et légendaire des récits maritimes où l'étrangeté et l'imaginaire tiennent une grande place, le propos parle de cruauté et d'humanité... Les codes du roman d'aventures sont respectés puisque le récit à quatre voix est celui de témoins oculaires mais néanmoins sujets à caution, qui ont côtoyé l'objet fantasmagorique de leur récit.

Durant une tempête, le capitaine O'Murphy et deux marins abordent un navire en perdition dans lequel est planté un arbre colossal. Incrédules, ils l'entendent lui demander d'écouter le récit de son destin tragique. Enrôlé de force comme jeune mousse sur un navire, Amédée le Potier, devient le soufre-douleur de l'équipage. Il est finalement abandonné sur une île de la mer de Chine. Avant qu'il ne soit recueilli par une barque pirate, Amédée sent qu'une graine est tombée dans ses cheveux. Le récit bascule alors dans le fantastique puisqu'un arbre se met à poussé sur sa tête, lui donnant d'abord une force colossale et un aspect effrayant, d'abord mis à profit par ses sauveteurs, mais qui finissent par l'abandonner à leur tour. La transformation d'Amédée en homme tronc n'aspirant plus qu'à prendre racine et vivre en paix à un rythme ralenti se poursuit. on revient en boucle au début du récit, où il supplie le capitaine O'Murphy de mettre fins à ses jours.
Les illustrations, très décoratives,graphiques et colorées, parfois sur des grand format pleine page, rendent justice à ce texte fantastique mais poignant sur la tragédie d'un homme qui ne choisit pas son destin et voit ses aspirations bousculées à chaque tentative qu'il fait de réadaptation à son environnement. 

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