Dans cette histoire, tous souhaitent savoir en premier ce que l'autre a en tête : il y a les intérêts économiques des cartels, mais aussi les russes de La nouvelle Sibérie dorée, le consortium israélien de contre-espionnage et bien sûr le lobby des savants réunis par la CONASC dont tout le monde ignore le dernier atout.
Monique Calhoun, une brillante chargée de communication new-yorkaise, garde cependant au fond d'elle un reste de scrupules et de déontologie. Elle est chargée de "faire" l'évènement avec l'aide du siège parisien du consortium Panem et circenses (tout est dit !) qui l'emploie et notamment de louer, pour toute la durée de la session, La Reine de la Seine, un immense bateau-à-aubes high-tech. Le propriétaire des lieux, un groupe mafieux nommé Les mauvais garçons, y a placé un de ses valets, le (faux) prince Eric Esterazy, mais vrai fils de trafiquants.
Monique et Eric sont chargés d'espionner les invités, d'aller à la pêche aux informations et bien sûr de prendre le parti adverse de vitesse. Ce ne sont pas des premiers communiants, mais face à leur hiérarchie, les deux font un peu figure de bleus dans l'art de la manipulation. Pourtant, une carte plus personnelle vient brouiller le jeu des puissances en présence. Entre révélations à prix d'or et intox médiatique, ils vont se retrouver obligés de faire la part des choses et devant l'imminence d'un danger planétaire irréversible de décider en leur âme et conscience à qui va leur confiance.
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J'ai aimé la rencontre improbable des deux héros, leur apparente naïveté et leur réelle bonne volonté. L'intrigue avance à marches forcées, avec des rebondissements à la pelle.
Au-delà d'un scénario cousu de fils blancs pour dénoncer les combines et dérives de l'économie libérale et de la règle du profit à tout prix, les réflexions touchent car la réalité n'est pas loin de rejoindre la fiction.
Norman Spinrad signe un thriller écologique qui rejoint le propos d'Une vérité qui dérange le documentaire signé Al Gore, mais qui interroge également le fonctionnement des sociétés contemporaines.
La SF est également bien présente dans ce qui touche aux perspectives en matière d'intelligence artificielle (et là on espère être encore loin de la réalité)L'avis du Traqueur stellaire (+)
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Mon avis sur un autre roman d'anticipation climatique : Journal intime d'une prédatrice
L'info en plus
c'est à peine de la science fiction : l'avenir de l'eau en discussion au sommet de Rio 2012
1 commentaire:
Tss tss, je n'ai que ça à dire, le reste de ma réponse est chez Lhisbei! ;-)
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