jeudi 27 avril 2017

Swap Tour du monde

Etape par étape : le monstrueux colis confectionné par Klakett autour du thème de la CHINE, des emballages sur fonds de papier kraft (j'adore) avec plein de petites inscriptions, de flots et de rubans, très joliment réalisés (tu as tort Klakett de croire que tu ne t'y prends pas bien...)



Ouverture des paquets,
J'ai commencé par ceux qui m'intriguaient le plus par leur forme ou leur consistance
J'ai donc découvert :
- surprise 1 grand bol
- boisson 1 thé vert glacé









- surprise 1 savon qui sent bon, 2 masques Aloe Vera et Rose de Damas
- papeterie : 1 carte sympa avec un petit mot sur la réalisation de son premier swap, je dis BRAVO, 2 MP avec des illustrations de la même inspiration que la Chinoise de la carte par Gaëlle Boissonnard

- gourmandises et boissons : PLEIN le colis, un paquet de gâteaux porte-bonheur (j'en ai tellement cherché...), du flan chinois (ça m'intrigue, car le test argentin cf. précédente session du même swap fut excellent), des bonbons (pour le goût et la texture ce sera surprise totale : on dirait du lait concentré !), du nougat aux cacahuètes (je n'en trouve plus depuis que je suis en métropole, j'en achetais régulièrement à La Réunion où il est beaucoup plus facile se se procurer leurs produits alimentaires car une grosse communauté chinoise y est installée) 4 sachets de thé vert, 2 paquets Jardin d'Asie sur une base de thé vert de Chine Nuit d'été (mangue et gingembre) et Pêche de vigne (hum, j'en ai l'eau à la bouche)

 - papeterie : 1  carnet motif origami, un beau format qui me plaît bien, je réfléchis à son usage

- livres : 2 de ma Wish
Si c'est une fille
Les amants papillons

2 choix libres dans le thème :
Hong Kong noir
Contes d'une grand-mère chinoise


Merci à l'organisatrice Bénédicte UML et à ma super swappeuse Klakett
Plus qu'à espérer maintenant que son colis lui fasse autant plaisir (ne t'inquiète pas, il va arriver)

mercredi 26 avril 2017

Le défi des 4 AS, quatrième session [Mai - Juin 2017]

Les équipes pour ce 4ème round restent inchangées.
On a jusqu'au 15 mai pour annoncer nos choix de défis ET la liste de nos lectures prévues à cet effet.
Pour ma part je pense pouvoir affronter les 4 défis du nouveau programme concocté par Licorne :

en principal : Yeruldelgger d'Ian Manook
* DEFI 3 : Lire un policier ou thriller avec un personnage récurrent : 3 PT

en options :
La lettre qui changea le destin de.... ♀ et Lettre à Helga ♂
* DEFI 1 : Lire 2 livres d’un auteur masculin et l’autre d’un auteur féminin : 10 PT
Nos gloires secrètes de Tonino Benacquista
* DEFI 2 : Donner sur le forum 5 mots bien choisis pour nous parler de votre lecture : 5 PT
Mort et vie de Bobby Z de Don Winslow
* DEFI 4 : Lire un roman présent dans votre pal depuis au moins 1 an : 2 PT


mardi 25 avril 2017

Ne t'inquiète pas pour moi

Alice Kuipers choisit d'opposer l'originalité d'un roman épistolaire à un propos particulièrement dramatique. Une mère seule élève sa fille qu'elle ne croise que rarement du fait de leurs emplois du temps respectifs : l'une est médecin dévoué dans une maternité, l'autre étudie au lycée et vit sa vie d'adolescente. Elles communiquent par post-its interposés, collés sur la façade du réfrigérateur... d'ailleurs, je préfère le titre original Life on the refrigerator door. Leur organisation quotidienne, bien que bancale, a fait ses preuves. Puis survient le grain de sable, sous la forme d'une grosseur suspecte au sein.

dimanche 23 avril 2017

Lectures BD


Hello Viviane
Une jeune traductrice chinoise quitte Toulouse pour s'installer à Colomiers et tenter d'oublier sa peine ; pour Lou son éditrice et Nicolas son voisin, sa détresse a l'odeur d'une forêt tropicale. L'auteur est comparé à Jiro Taniguchi (quelques détails incongrus et amusants de la part du dessinateur chinois : un vignoble près de Brest produit un vin réputé, le cimetière du père Lachaise est situé en banlieue de Paris, etc).

De profundis - L'étrange voyage de Jonathan Melville
Entre Ceylan et Bornéo, un navire est pris dans un typhon et un jeune marin naufragé se réveille sur le rivage d'une île peuplée d'étranges créatures qui s'emparent de lui
un fantastique un peu dérangeant mais magnifiquement illustré

Le jour où le bus est reparti sans elle
Une lecture qui fait du bien, à lire et à relire


XIII Mystery : Steve Rowland
Enfin des explications, ou bien l'occasion d'embrouiller encore plus le lecteur en lui donnant de nouveau un point de vue qui remet tout en cause... j'aime toujours autant cette série addictive

Le choix
rétrospective sur le droit à l'avortement




lundi 17 avril 2017

Lire sous la contrainte


  • Pour la 32ème session du challenge organisé par Phildes, le titre des bouquins que vous lirez devra commencer par "un, une, des, du, au, aux". 
Reste à trouver la date pour le relevé des copies. Je pense qu'il y a de la matière, je vous (nous) laisse donc jusqu'au 16 avril
challenge Lire sous la contrainte
Il y avait "matière" ci-dessous mais j'ai seulement lu une BD " De beaux moments "
Des vents contraires                                  Une si longue lettre
Une gourmandise                                      Un Anglais sous les tropiques
Un été ardent                                             Un brillant avenir
Une veuve de papier
  • C'est reparti pour une nouvelle année de challenge de Phildes. Trente et unième session avec la contrainte suivante :
Le titre des livres que vous lirez devra donc commencer par le, la, les ou encore l'. 
Vous participez ? ICI.
challenge Lire sous la contrainte
Si oui, vous avez un peu plus d'un mois. Je relèverai les copies le 29 janvier 2017.
Prolongation de session de 3 semaines :
Rendez-vous donc le 19 février pour la synthèse de tous les livres lus pour cette session.

La femelle de l'espèce
Les pousse-pierres
Le livre sans nom
Le livre des Baltimore

dimanche 16 avril 2017

Mata Hari

D'une pierre deux coups, en rendant mon précédent emprunt, je suis tombée sur ce titre dans les nouvelles acquisitions, qui va me permettre de compléter le point de vue et de découvrir enfin cet auteur le mois prochain... avec L'espionne de Paulo Coehlo
Merci au challenge Chacun son époque 2/5
Genre : historique, témoignage

En faisant entendre la voix de Mata Hari, par le biais d'une série de lettres écrites à son avocat depuis la prison de Saint-Lazare, Paulo Coelho nous conte l’histoire inoubliable de la célèbre aventurière fusillée à Vincennes en 1917 pour espionnage et trahison, une femme qui paya de sa vie son goût pour la liberté.
Plus que le sujet qu'ils ont en commun, je note des différences fondamentales entre ces deux romans. Tout d'abord, des deux écrivains, tous deux reconnus, l'un est un homme et l'autre une femme. Ensuite les photographies de couverture rendent bien compte des orientations rédactionnelles personnelles qui ont sous-tendus la recherche et orienté le propos autour du sujet Mata Hari, la femme / le personnage historique.
Celle d'Anne Bragance montre une beauté brune et mate capable de suggérer l'exotisme. Certes parée et maquillée, elle se présente de face, avec un regard franc. Sous-titré par l'éditeur Une femme au coeur de la guerre, elle cherche au-delà de l'intrigante ambitieuse ou de l'aventurière infidèle à ses amants, la femme de coeur fidèle à ses amis, dont la première vraie histoire d'amour précipitera la chute.

Challenge Chacun son époque 1/5
Genre : biographie, historique
Anne Bragance raconte le destin de celle qui n'eût de cesse de transformer la vie trop simple de Margaretha Zelle en un personnage plus glamour : d'abord Lady McLeod, puis Mata Hari.
Dotée d'une imagination débordante et faisant feu de tout bois (certains diront mythomane), elle s'inventa une existence hors du commun, à la hauteur des ambitions et de l'admiration de son père. Cosmopolite, vivement opportuniste, elle fit sa fortune grâce à son invention des ballets exotiques, mais rattrapée par ses mensonges, elle finit fusillée pour intelligence avec l'ennemi en 1917.
J'avais déjà lu un article insistant plutôt sur le caractère aventurier de la séduisante espionne, sans conclure à son engagement pro-nazi. Je me suis donc penchée avec intérêt sur la version proposée par un auteur dont j'apprécie les fictions : il y a matière à roman d'aventures dans la biographie de Mata Hari, mais Anne Bragance réussit à en montrer les différentes facettes et à en exacerber la vulnérabilité, l'émotion, le tragique.
Lu le 20 mars 2017

mardi 4 avril 2017

Chroniques de San Francisco

Au 28, Barbary Lane, Mary Ann, venue de Cleveland, poursuit depuis six mois "son initiation, tantôt glorieuse, tantôt harassante, dans cet univers aventureux qu'était San Francisco". Tous les locataires sont devenus ses amis, en particulier Michael, dit Mouse, qui, comme elle, cherche l'homme de sa vie. Ils entreprennent ensemble une croisière au Mexique qui leur permettra, après bien des tribulations, de réaliser tous les deux leur rêve. [Je spoile ce passage qui en dévoile trop sur] les ressorts de ce nouveau volet d'une comédie humaine qui plaide avec humour en faveur de la tolérance et du respect mutuel.

Suite à une erreur d'enregistrement de la PàL, je commence par l'épisode 2 de cette saga romanesque débridée dans laquelle les héroïnes de Priscilla folles du désert ne se sentiraient pas dépaysées. Je me suis tout de suite sentie à l'aise dans la maison de Barbary Lane, j'ai apprécié la chaleur et le franc parler de son étrange propriétaire, Mme Anne Madrogal, dont le nom serait un anagramme et j'ai envié le curieux mode vie de ses sympathiques locataires.

Résultats :
1/ je n'ai qu'une hâte, dévorer la suite de cette saga pour connaître la suite des aventures de cette belle petite bande  - je le pressentais puisque j'ai stocké plusieurs tomes de cette épopée et qu'après les Nouvelles chroniques, il me reste donc les (simples) Chroniques et les Autres chroniques à dévorer
2/ plus encore, j'aimerais découvrir les petites maisons colorées des hauteurs de San Francisco et le Golden Gate dans la splendeur renommée de sa baie.



dimanche 2 avril 2017

L'argent du diable


challenge des nationalités : MEXIQUE
L'argent du diable
Un père jésuite légèrement incontrôlable est appelé de toute urgence à Rome pour élucider un meurtre. Les premiers indices semblent indiquer la renaissance du fameux Ordre noir, le service de contre-espionnage du pape, pourtant dissout depuis plusieurs siècles. Ce polar mexicain se déroule au Vatican de nos jours et durant la montée du fascisme. Il tente de prendre la mesure de l'étendue des compromissions entre la papauté, représentée par le cardinal Pacelli, secrétaire d'état de Pie XI, puis pape sous le nom de Pie XII, et les menées d'Hitler à la tête du parti national-socialiste. J'avais déjà un peu étudié la question de l'organisation du St Siège et du Vatican en cours d'italien. Pour ceux qui sont ignorants de la superposition d'un Etat avec la gouvernance de l'Eglise, je pense que certaines particularités doivent compliquer la compréhension. Sinon Pedro Angel Palou livre un très bon roman, avec même un brin de romance. 

vendredi 31 mars 2017

Chacun son époque session 3

Ce challenge organisé par Magicienned'Oz a désormais ses affidés. Après la Belle époque, puis Occupation et résistance, je choisis cette fois le thème de la Grande guerre.
Pour commencer, j'ai Mata Hari d'Anne Bragance, une auteur dont j'apprécie beaucoup l'écriture et les thèmes très diversifiés.
En BD, ce sera la découverte de La guerre des lulus ou de 14-18, voire de...
La valse des gueules cassées par Guillaume Prévost que je n'ai jamais lu, pour rester dans l'univers d'Au-revoir là-haut de Lemaître.

Couverture La valse des gueules cassées Couverture La vie au bout des doigts

mardi 28 mars 2017

Contes d'amour de folie et de mort

challenge des nationalités : URUGUAY
Horacio Quiroga - Éditions Métailié /Unesco.

Grâce à la WL de Mypianocanta, je viens de découvrir un nouvel auteur pour l'Amérique du Sud, qui plus est dans le domaine d'écriture que je préfère : les nouvelles d'inspiration fantastique dont Maupassant a été pour moi le premier représentant, inégalé pendant de longues années (depuis je me suis diversifiée...).
Horacio Quiroga fait se côtoyer réalité et terreur avec une maîtrise fascinante et il n'est pas rare que le texte débute sous toutes les apparences du simple témoignage - par ailleurs très intéressant dans un contexte étranger et exotique totalement dépaysant - puis échappe à toute solution rationnelle, soit qu'il s'agisse des mystères de l'esprit, soit que les événements inexplicables aboutissent à l'inconnu le plus effrayant. Comme chez Poe, ils portent le nom de Contes et mêlent fortement des composants extrêmes comme l'amour, la folie et la mort. Sur les quinze nouvelles du recueil (choisies par l'auteur) onze se terminent par une mort.

Intéressante préface où le traducteur s'explique sur ses partis pris destinés à ne pas trahir les intentions de l'auteur.
La poule égorgée : une fratrie d'attardés mentaux et une petite soeur choyée par un couple désuni
Les bateaux suicides : une explication presque rationnelle pour les vaisseaux fantômes
Le solitaire : un bijoutier mal marié et l'envie de son épouse pour les joyaux qu'il réalise
L'oreiller de plumes (horrible) : l'agonie d'une jeune mariée 
La mort d'Isolde (schéma d'écriture perturbant) : la vie en raccourci de la passion à la désillusion pour un amour perdu de vue
A la dérive (sens propre et figuré) : une morsure de serpent venimeux
L'insolation (narrateur un jeune chiot) : allégorie de la mort
Les barbelés (narrateur un cheval, personnages des vaches et un taureau) : le bonheur est dans le pré voisin
Les tâcherons : les ouvriers forestiers et les grands exploitants, un drame social qui m'a fait penser aux orpailleurs  
Yaguaï (narrateur un fox terrier) : terrible attachement d'un chien à son maître
Les pêcheurs de grumes (ma préférée) : équitable ? un vieux gramophone contre des meubles en bois de rose
Le miel sylvestre (horrible 2) : les dangers cachés de la nature sauvage, mais comme A la dérive, la mort est montrée comme un douce délivrance plutôt qu'un combat 
Une saison d'amour (drame en quatre actes) : amour juvénile et retrouvailles à l'âge adulte
La méningite et son ombre : fièvre délirante ou aveu subtil
Lecture solitaire : épilogue et éclairage sur l'auteur par Victor Fuenmayor


dimanche 26 mars 2017

Histoires de souvenirs - De beaux moments

C'est à l'instant où ils nous filent entre les doigts qu'on réalise que c'étaient...
De beaux moments.
Dans une succession de 12 BD courtes, Jim portent sa réflexion sur la survie de l'amour dans la durée, sur les relations parents/enfants, sur la difficulté de dire ses sentiments (grandir, vieillir, ensemble, refuser de vieillir, continuer à s'aimer). Il questionne à plusieurs reprises l'apparition (les pièges) des nouveaux media sociaux et leur incidence sur la relation à l'autre, la notion d'intimité, etc. RQ : Il semble qu'il abomine les photos à l'Ipad (2 allusions méprisantes) !
- ils grandissent (réflexion sur la perte irrémédiable des enfants tels qu'ils furent)
- il y a certaines filles (flirt de vacances)
- tu penses à ta femme (le temps qui passe et l'amour qui reste)
- tu n'as jamais aimé les cadeaux de Noël un peu pourris (cadeaux mal inspirés, sur ce sujet voir également l'avant-dernière)
- tu avais plus de trois mille cinq cents photos dans ton téléphone : réflexion sur la fabrique des souvenirs, les bons moments partagés, la vérité de la mémoire et le sentiment d'avoir (bien) vécu, etc (ce sujet recoupe partiellement tu es toujours un peu gêné et ils ne regardent même plus)
- au départ tu t'es sentie flattée (Une nuit à Rome 6 ans après : elle)
- c'est con on ne se connaît pas : amitié virtuelle, réseaux sociaux, blogue et buzz, etc
- mon père ne m'a jamais dit je t'aime (séparation par anticipation)
- tu es toujours un peu gêné : réseaux sociaux, partage intime, nombre de likes, etc
- ils ne regardent même plus (lutte contre le vieillissement, chirurgie esthétique)
- c'était l'autre soir à Montpellier (texto d'amour ou blague idiote par sms)
- avec tes filles, tu as toujours été béat d'admiration (un tigre pour la vie)
- épilogue (Une nuit à Rome 6 ans après : lui)

jeudi 23 mars 2017

Surprise

Merci aux éditions Gallimard, Folio qui me gâtent avec deux SP tout à fait dans mes goûts :
Suite française. Tempête en juin. d'après le roman d'Irène Némirovsky, Illustrations d'Emmanuel Moynot - Collection Folio BD (n° 6204)

Juin 1940. Les destinées se heurtent sur les routes de l'exode. Le banquier Corbin, le couple Michaud, la tribu des Péricand, l'abbé Philippe, la frivole Arlette Corail, le sinistre Corte et sa maîtresse écervelée, les perdants, les affreux, les purs et les morts, tous forment les figures inoubliables de cette débâcle française. Une brillante adaptation graphique du chef-d'œuvre d'Irène Némirovsky, couronné par le prix Renaudot 2004 (accordé pour la première fois à titre posthume).

Dans un style proche de la caricature, Emmanuel Moynot donne vie et traits aux personnages qu'Irène Némirovsky croque sur le vif et avec un sens aigu du raccourci. Cette transposition réussie en BD me donne envie de lire le texte original, reconstitué par Denise, l'aînée du couple Epstein à partir des cahiers manuscrits de sa mère, morte en déportation à Auschwitz.
Auteur déjà chevronné et reconnu, Irène Némirovsky rend compte de manière saisissante de l'atmosphère de débandade qui souffle sur les Parisiens en juin 40, dans la France encore libre, alors que la propagande entretient sur les ondes l'espoir illusoire d'une victoire nationale. Se donnant pour sujet d'observation les contemporains qui l'entourent, pour en consigner les faits et gestes dans une sorte de journal, elle parvient à en tirer la matière d'une épopée.
Dans la fébrilité de l'approche allemande et de l'annonce de la prise imminente de Paris, les Corbin, Michaud, Péricaud, Corte et consorts procèdent à l'évacuation de leurs personnes et de leurs biens. L'alerte passée, dans la bonne conscience retrouvée de la France de Vichy, l'été 40 sonne pour certains l'heure du retour dans leurs logements parisiens. En quelques semaines, tout a changé et pourtant rien ne change : l'auteur en rend compte dans des portraits sans aménité et plein d'esprit (critique)
Concernant le format, un peu plus grand que les poches classiques, je dois reconnaître qu'il est parfaitement adapté à cette BD en noir et blanc, subtilement " mise au gris " par Chantal Quillec. Je possède un autre volume de la collection avec RG de Dragon et Peeters, où je commentais ce " curieux format ". Le travail de l'éditeur est de qualité et l'objet est à la fois agréable en main et de bonne tenue, contrairement aux expériences désastreuses des années 80-90 qui ont très mal vieilli.

Top 1 des lecteurs
Paris sera toujours une fête.
Collection Folio 2 € (n° 6210)
Les plus grands auteurs célèbrent notre capitale
Paris grave, Paris insouciante, Paris occupée, Paris libre, Paris village, Paris grand’ville, Paris meurtrie, Paris reconquise, Paris monumentale, Paris secrète… Vingt-cinq grandes plumes de la littérature mondiale, classique et contemporaine, de Montaigne à Dany Laferrière, portent aux nues, en ses mille visages, la Ville Lumière.
Un hommage littéraire à Paris.

Cosmoqueer

Dans un tout petit format alors que la couverture signée Caza fait plutôt penser à une BD (si l'ambiguïté de l'illustration ne vous a pas échappée, il y a un excellent article thématique à lire ici), ce court roman révèle une tournure d'esprit qui en déroutera plus d'un(e), alors que je l'ai trouvé vraiment drôle, très second degré. Vous saurez tout quand j'aurai ajouté que j'ai noté cette piste de lecture au détour du challenge SFFF et Diversité de Lhisbei ce qui explique le côté GLBT.
Tous les personnages - humains, non humains, post humains et hybrides - sont extravagants, des caricatures chacun dans leur genre, mais j'ai tous envie de les retrouver dans la suite de leurs aventures loufoques et de savoir ce qu'il va advenir de cet univers si particulier : saura-t-il résister à l'invasion "touristique" des Voyageurs ?

Avec Cosmoqueer (2000) et Cosmoqueer vs Starstraight (2001), Kevin Saad nous livre un space opéra délirant mixant Star Wars avec Priscilla Folle du Désert


samedi 18 mars 2017

Saga Bourbon Kid (2)

Premier titre de la série du Bourbon Kid en LC avec Fan2polar, le 4 février 2017
 
Le livre sans nom
J'ai été littéralement scotchée à ce livre plein d'inventivité, de dialogues truculents et de rebondissements impatiemment attendus, au point que la violence et l'hémoglobine présentes à chaque page deviennent secondaires. Très justement comparé au style de Quentin Tarentino, le Bourbon Kid est une sorte de Kill Bill au pays des forces du Mal. L'action se situe dans une petite ville d'Amérique du Sud ignorée de tous : Santa Mondega qui compte plus d'êtres surnaturels et de psychopathes au mètre carré que d'honnêtes citoyens. Tous les cinq ans, elle connaît une éclipse solaire totale qui attire une concentration encore plus grande de spécimens peu recommandables. Dans ce chaos, les deux moines d'Hubal envoyés pour récupérer une pierre magique dérobée dans leur monastère du Pacifique doivent faire vite s'ils veulent réussir leur mission.

J'enchaîne avec grand plaisir sur la suite de la LC :

L'oeil de la lune
C'est aussi trash que le premier, selon une recette désormais bien rodée mais je crois que je pourrais m'en lasser. La pause imposée par la LC a été néfaste car mon attente est retombée et j'ai presque eu du mal à le reprendre : je comprends l'organisatrice qui n'a pas respecté son timing proposé pour les LC et a préféré avancer à son rythme, plus soutenu.

vendredi 17 mars 2017

Swap St Patrick


L'écritoire réalisé par Magicienne : l'intérieur et le dos sont presque aussi jolis que le couvercle.

derniers paquets déballés aujourd'hui :
une bougie parfumée (j'aurais pu m'en douter car je n'avais pas encore trouvé ce qui avait si bien embaumé le colis !)
un triskell noir dont je sais déjà où il va aller à la maison, au dessus d'une porte en pendant d'un symbole porte bonheur languedocien
un livre de O'Falain : on ne s'est pas déjà vus ? des souvenirs dont j'espère qu'ils vont me plaire mieux que le roman abandonné en cours de lecture
un CD de musique irlandaise (on se rejoint dans l'inspiration)

il y a une devinette sur chaque paquet :
Good luck sur le premier pour m'encourager à chercher, mais rien ne vient...
j'ai une illumination durant la nuit, car au matin les correspondances et même le lien entre les lettres mélangées m'apparaissent ! si je ne me trompe pas, il s'agit des comtés irlandais : Limerick, Dublin, Kerry, Cork, Galway et je crois bien que Mayo existe à l'ouest de l'Irlande
seules les énigmes levées permettent d'ouvrir les paquets correspondants, selon la même disposition

à un demi-swap je suis déjà plus qu'abominablement gâtée ! rien que le fait main (en haut sr la photo) mérite à lui seul un reportage : je reviens avec d'autres photos du déballage car ce n'est pas fini... mais je ne veux pas recourir à la tricherie en ouvrant un atlas. Je devine plus que je me rappelle
crale => Clare
logis => Sligo
vacan => Cavan
















il me reste quatre irréductibles...
avec la carte ça va tout de suite beaucoup mieux !
kraidle =>Kildare
goldena => Donegal
foxdrew => Wexford
farrotdew => Waterford

  

retour en haut de page .../...

 Pêle-mêle de photos sur ce que je lui ai envoyé de mon côté :

  
 

Finale : Swap livres et thés

Contenu du colis :
# Une carte / Lettre
# 2-3 livres (broché ou poche) de la WL de votre binôme
# 2-3 boites de thé
# Un marque-page
# Des surprises dont au moins une qui peut servir lors d’un tea time
# Une gourmandise pour accompagner les tea time prochains


# Envoi des colis à partir du Lundi 13 Mars 2017


Un colis odorant envoyé par Mypianocanta (mon binôme de Tissons des liens par exemple) est arrivé hier dans la boîte aux lettres : une multitude de petits papiers bleus promet de belles surprises ! mais j'attends de pouvoir faire les photos pour aller plus avant dans la découverte...

étape 1 : l'ouverture du colis minutieusement ordonné et qui sent très bon, effectivement il y a du thé qui parfume agréablement l'ensemble...

 

étape 2 : le déballage,  j'avoue j'ai copié la présentation sur une des autres participantes, en gardant la même disposition avant / après


étape 3 : la découverte des cadeaux qui se cachent sous le turquoise ou le bel outremer qui rend pervenche avec le flash

- des galettes St Michel, nous sommes toutes les deux du grand Ouest !
- une belle tasse fine avec un motif carrelage du plus bel effet, j'adopte !
- deux carreaux pour servir de sous-verres, mais leur particularité intéressante est qu'ils reprennent des motifs de céramique orientaux " Sejjadeh " des années 30-40, je ne sais pas encore où ni comment mais ils vont trouver leur place décorative, comme un précédent dessin de My qui protéger par une plaque de verre me fait maintenant office de dessous de plat !
- des sachets de thé English Tea Shop à goûter,
- un généreux échantillon d'Empire des sens, thé "doré" aux fleurs, visuellement, je craque pour les thés aux fleurs
- un paquet de chez Damman frères, Jardin bleu, fraise et rhubarbe, que je connais et apprécie bien (il me rappellera que nous en avions bu ensemble lors de mon année à Angers) !
- un MP Poiriers en fleurs de Vincent Van Gogh, ce peintre a beaucoup travaillé dans les tons de bleus (et de jaunes éclatants) !
- une bouteille de ce bleu profond des vitraux médiévaux, mon préféré


- des livres de ma liste : Le grand secret de René Barjavel (nous l'apprécions toutes les deux) ; La vieille Anglaise et le continent de Jeanne A. Debats (elle la lit depuis longtemps, je vais la découvrir ; la couverture existe en deux versions et je les trouve également sublimes) ; Le treizième conte de Diane Setterfield (je ne connais pas du tout, mais j'ai fait confiance aux lectures de My)
- une jolie carte crépusculaire avec silhouette d'arbre et clair de lune sur fond bleu
Rien que des choses de très bon goût et dans mes goûts, puisque nous commençons à nous connaître... j'espère que j'aurai réussi le même pari : mon colis attend un dernier livre de remplacement car Lady Susan de Jane Austen, qui tombait pourtant pile dans le thème avec sa tasse de thé en couverture vient d'être lu par My. Merci d'avoir accepté de faire ce second swap avec moi

Edit du 25 mars :
il mérite bien son nom de thé "doré" : je l'ai bu cet après midi au soleil... et bien dans le thé de My il y a de véritables paillettes en suspension, c'était trop beau, dommage je n'avais pas d'appareil photo

elle a reçu :


Merci également à Bénédicte du blogue Un Monde Livresque pour ce swap parfaitement organisé.

samedi 11 mars 2017

June - Le souffle / Le choix / L'invisible

Je regrette un peu de ne pas avoir reçu durant le mois de... Manon Fargetton la suite des aventures de June que j'ai commandée à peine le tome 1 refermé. Je souhaitais faire un commentaire commun de la trilogie car je pense que Le souffle ne fait que mettre en place un univers dont j'avais envie d'explorer l'intégralité développée par l'auteur.
Je lis partout qu'elle excelle à créer des univers riches et complexes, où des personnages attachants vivent des aventures à 100 à l'heure. Ce n'est pas totalement vrai pour ce roman, plutôt lent et ample après un démarrage sur les chapeaux de roues, car il retrace la période d'apprentissage de June avant qu'elle ne s'élance réellement vers son destin.

Le souffle
Enfant, elle a croisé la route de la dernière fée de l'air, moribonde, et elle en a recueilli le don ultime : le souffle. Adolescente inséparable de son jeune frère Locki, elle a dû fuir le refuge de la maison close tenue par sa tante à cause d'un client un peu trop attentionné à son égard.
Ses pas et un instinct mystérieux, à moins que ce soient des guides tout aussi mystérieux, l'ont conduite vers l'arbre qui donne accès à un monde invisible et protégé où elle va pouvoir finir de grandir. Entourée de quelques gardiens, June apprend le pouvoir qui repose en elle et s'essaie aux moyens de le contrôler. Elle devra affronter des forces menaçantes qui s'opposent à la vitalité de la nature.
Le monde de June offre des similitudes avec un univers médiéval où les légendes et la féérie auraient une part active. Il reste beaucoup d'inconnues à expliquer à l'issue de ce premier tome introductif.
Les personnages ont tous un rôle dans l'apprentissage de l'héroïne, mais ils présentent une épaisseur qui permet de s'intéresser à leur vécu et de vouloir en savoir plus sur leur passé. J'ai pour ma part préféré le personnage de Locki dont il est dommage qu'il apparaisse plutôt comme un faire valoir de sa soeur.
La couverture est une vraie réussite (supérieure aux suivantes même si leur sens devient explicite à la lecture) ; si vous doutez que la ressemblance de June avec l'auteur soit fortuite ou si vous êtes curieux de plein d'autres détails, ses romans, ses habitudes, etc, RDV sur le site de Bookenstock pour les interviews de Manon Fargetton.
Lu le 30 avril 2014

Le choix
J'avais raison d'imaginer que le deuxième tome serait encore meilleur que le premier. L'auteur garde cette écriture fluide qui fait la qualité des aventures vécues par June, mais en plus son imaginaire se déploie pleinement dans la suite des événements. La nature de la deuxième source est l'objet d'émerveillements encore plus grands si c'était possible. Quelle beauté associée à la description des flux d'air, de la lumière, des pensées et de la musique tout au long de ce roman. J'ai aimé aussi la nouvelle maturité de June, qui ne lui fait en rien perdre sa fraîcheur et son enthousiasme communicatif. Locki devient également un personnage très intéressant, fort contrasté, bien que toujours très uni à sa soeur. Enfin j'ai bien envie de découvrir la vérité sur les Oldariss car je suis persuadée qu'il y a un secret caché dans leur existence brumeuse. Bref, je n'ai qu'un mot : vivement la suite... heureusement elle est dans ma PàL !
Lu le 28 février 2017

L'invisible
Je viens de finir le dernier tome de la trilogie et je suis émue par la fin, un peu déçue qu'elle soit terminée, mais confiante qu'il y a trop de vitalité en June et trop de vies dans toutes les strates de l'invisible pour qu'elles laissent Manon Fargetton les oublier aussi facilement.
C'est une histoire merveilleuse, au sens propre et l'auteur parvient à renouveler le genre avec une facilité déconcertante.
Elle réalise un beau travail d'écriture sur la visualisation des vibrations : musique et lumière, ainsi qu'autour des forces qui régissent le monde : harmonie et chaos.
Je suis sûre d'avoir envie de relire cette série une seconde fois pour en apprécier chaque détail : à la première j'avais trop hâte de connaître la suite.

Estelle Faye [2]

en mars... le mois de chez Bookenstock
J'ai souscrit au partenariat organisé par le blogue Bookenstock - l'idée est d'échanger avec l'auteur et d'autres blogueurs pendant un mois - et je recevrai la réédition Folio du premier tome de La voie des Oracles, Thya d'Estelle Faye. La couverture Scrinéo m'avait déjà attirée, mais je trouve celle-ci plus touchante.
J'annonce donc ma participation au mois de... Estelle Faye.

Edit du 18 février 2017 :
J'ai reçu de Gallimard le roman destiné au mois d'Estelle Faye.

J'aime beaucoup le début qui m'a fait penser à la fois une des
aventures de La patrouille du temps de Poul Anderson où les tenants des anciens dieux font face à l'avancée de la Rome impériale et un livre de Suzanne Pairault adoré dans mon enfance Vellana jeune Gauloise.
Je me suis attachée facilement au destin de Thya, l'héroïne charismatique de La voie des oracles. On comprend dès les premiers chapitres qu'elle va susciter dévouement et abnégation de la part de ses premiers compagnons, comme cet ancien décurion qui a servi dans l'armée romaine sous le commandement de son père le général Gnaeus Sertor. On prévoit également la malveillance pugnace de son frère aîné Aedon. Mais si je suis juste, je dois reconnaître que je suis entrée dans l'histoire d'emblée grâce à Faune, représentant du monde magique chargé de la protéger. L'élément le plus imprévisible de son entourage est Enoch, le métis au destin trouble.
J'ai fini ce roman en quelques heures et il répond à toutes les promesses d'une littérature jeunesse sans mièvrerie qui ne se contente pas de survoler son sujet.
L'interview d'Estelle Faye est ICI et notamment les explications sur le choix du prénom Thya

Ce n'est pas la première fois que je la retrouvais à l'occasion d'un partenariat... déjà en 2012 :
La dernière lame
Lorsque Babelio m'a proposé, dans le cadre de l'Opération " rentrée littéraire "  de découvrir un roman de fantasy young adult, un genre que je lis très peu, j'ai hésité une fraction de seconde : je suis généralement déçue par la qualité d'écriture et/ou la pauvreté du scénario.
Pourtant, dès la première partie du roman d'Estelle Faye, je me suis intéressée à cette héroine malheureuse : un monde d'apocalypse, un amoureux parti dans une quête chimérique, un père savant assassiné, une population manipulée par des fanatiques religieux... Séverina Sforza est née dans une puissante famille de la riche cité de Scande, ce qui en d'autres siècles aurait pu lui assurer une jeunesse dorée, puis lui garantir une vie d'épouse satisfaite.
Mais ce serait sans la grande Crue dont personne ne connaît l'origine mais dont chacun perçoit les effets, qui font reculer peu à peu les terres émergées, se regrouper les foules démunies et affamées dans des bas-fonds insalubres et sert le discours des détracteurs hostiles au pouvoir. L'archevêque de Scande, Simon des Cendres, arrête le geste qui devait tuer la fille après le père mais il la fait passer par les mains d'un Façonneur qui lui ôte tout souvenir de son passé : elle devient Lady Marie des Cendres, seule femme à avoir subi par hasard et à avoir survécu à l'épreuve de l'Onction noire jusqu'alors réservée aux hommes.
On est au début d'une histoire riche en intrigues et en rebondissements, qui au fil des chapitres vont mettre en présence trois personnages également dépourvus de mémoire et dont les liens deviennent bientôt inextricablement noués.

résumé éditeur  :
Un monde qui ressemble à notre Renaissance, menacé par la montée des océans grouillant de créatures maléfiques, où règne la violence, la famine et la misère. L’Église des Cendres prospère sur tout ce désespoir, menée par la mystérieuse Marie aux yeux verts.
Dans une des dernières villes émergées, Joad tente d’apaiser les souffrances et se prépare à affronter l’Armée des Cendres. Joad et Marie vont s’engager dans une course dont l’enjeu n’est rien de moins que le sort du monde.

Il me reste une cinquantaine de pages à lire, sans être capable d'anticiper la fin du combat final qui va opposer les deux sans-mémoire. Marie, rejetée par l'église des Cendres est devenue l'Ombre. Elle a rassemblé autour d'elle une armée de traîne-la-faim et de soldats dévoués jusqu'à la mort, qu'elle lance contre les dernières terres libres vers l'Orient. L'armada s'apprête à tomber sur les îles où règne Kwanjai, un puissant chef mafieux un peu magicien par sa mère et où Joad et son amie Jester l'acrobate ont trouvé refuge.
J'aimerais en savoir plus sur certains personnages secondaires peu développés, qui n'ont fait que passer, sur la magie pratiquée dans ce monde ex : Nik, un des infirmiers de l'Hôpital qui se fait agresser dès le début du roman par des Cendreux ou bien toute la sorcellerie autour du vivant et des plantes notamment, qui est évoquée à plusieurs reprises ex : la jeune sorcière, petite fille de Véra ou bien le royaume de Kwanjai.
Je n'avais pas vu venir le dénouement, qui est bien amené, avec quelques omissions rusées dans le reste du récit.
Lu le 25 octobre 2012
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