samedi 11 mars 2017

Estelle Faye [2]

en mars... le mois de chez Bookenstock
J'ai souscrit au partenariat organisé par le blogue Bookenstock - l'idée est d'échanger avec l'auteur et d'autres blogueurs pendant un mois - et je recevrai la réédition Folio du premier tome de La voie des Oracles, Thya d'Estelle Faye. La couverture Scrinéo m'avait déjà attirée, mais je trouve celle-ci plus touchante.
J'annonce donc ma participation au mois de... Estelle Faye.

Edit du 18 février 2017 :
J'ai reçu de Gallimard le roman destiné au mois d'Estelle Faye.

J'aime beaucoup le début qui m'a fait penser à la fois une des
aventures de La patrouille du temps de Poul Anderson où les tenants des anciens dieux font face à l'avancée de la Rome impériale et un livre de Suzanne Pairault adoré dans mon enfance Vellana jeune Gauloise.
Je me suis attachée facilement au destin de Thya, l'héroïne charismatique de La voie des oracles. On comprend dès les premiers chapitres qu'elle va susciter dévouement et abnégation de la part de ses premiers compagnons, comme cet ancien décurion qui a servi dans l'armée romaine sous le commandement de son père le général Gnaeus Sertor. On prévoit également la malveillance pugnace de son frère aîné Aedon. Mais si je suis juste, je dois reconnaître que je suis entrée dans l'histoire d'emblée grâce à Faune, représentant du monde magique chargé de la protéger. L'élément le plus imprévisible de son entourage est Enoch, le métis au destin trouble.
J'ai fini ce roman en quelques heures et il répond à toutes les promesses d'une littérature jeunesse sans mièvrerie qui ne se contente pas de survoler son sujet.
L'interview d'Estelle Faye est ICI et notamment les explications sur le choix du prénom Thya

Ce n'est pas la première fois que je la retrouvais à l'occasion d'un partenariat... déjà en 2012 :
La dernière lame
Lorsque Babelio m'a proposé, dans le cadre de l'Opération " rentrée littéraire "  de découvrir un roman de fantasy young adult, un genre que je lis très peu, j'ai hésité une fraction de seconde : je suis généralement déçue par la qualité d'écriture et/ou la pauvreté du scénario.
Pourtant, dès la première partie du roman d'Estelle Faye, je me suis intéressée à cette héroine malheureuse : un monde d'apocalypse, un amoureux parti dans une quête chimérique, un père savant assassiné, une population manipulée par des fanatiques religieux... Séverina Sforza est née dans une puissante famille de la riche cité de Scande, ce qui en d'autres siècles aurait pu lui assurer une jeunesse dorée, puis lui garantir une vie d'épouse satisfaite.
Mais ce serait sans la grande Crue dont personne ne connaît l'origine mais dont chacun perçoit les effets, qui font reculer peu à peu les terres émergées, se regrouper les foules démunies et affamées dans des bas-fonds insalubres et sert le discours des détracteurs hostiles au pouvoir. L'archevêque de Scande, Simon des Cendres, arrête le geste qui devait tuer la fille après le père mais il la fait passer par les mains d'un Façonneur qui lui ôte tout souvenir de son passé : elle devient Lady Marie des Cendres, seule femme à avoir subi par hasard et à avoir survécu à l'épreuve de l'Onction noire jusqu'alors réservée aux hommes.
On est au début d'une histoire riche en intrigues et en rebondissements, qui au fil des chapitres vont mettre en présence trois personnages également dépourvus de mémoire et dont les liens deviennent bientôt inextricablement noués.

résumé éditeur  :
Un monde qui ressemble à notre Renaissance, menacé par la montée des océans grouillant de créatures maléfiques, où règne la violence, la famine et la misère. L’Église des Cendres prospère sur tout ce désespoir, menée par la mystérieuse Marie aux yeux verts.
Dans une des dernières villes émergées, Joad tente d’apaiser les souffrances et se prépare à affronter l’Armée des Cendres. Joad et Marie vont s’engager dans une course dont l’enjeu n’est rien de moins que le sort du monde.

Il me reste une cinquantaine de pages à lire, sans être capable d'anticiper la fin du combat final qui va opposer les deux sans-mémoire. Marie, rejetée par l'église des Cendres est devenue l'Ombre. Elle a rassemblé autour d'elle une armée de traîne-la-faim et de soldats dévoués jusqu'à la mort, qu'elle lance contre les dernières terres libres vers l'Orient. L'armada s'apprête à tomber sur les îles où règne Kwanjai, un puissant chef mafieux un peu magicien par sa mère et où Joad et son amie Jester l'acrobate ont trouvé refuge.
J'aimerais en savoir plus sur certains personnages secondaires peu développés, qui n'ont fait que passer, sur la magie pratiquée dans ce monde ex : Nik, un des infirmiers de l'Hôpital qui se fait agresser dès le début du roman par des Cendreux ou bien toute la sorcellerie autour du vivant et des plantes notamment, qui est évoquée à plusieurs reprises ex : la jeune sorcière, petite fille de Véra ou bien le royaume de Kwanjai.
Je n'avais pas vu venir le dénouement, qui est bien amené, avec quelques omissions rusées dans le reste du récit.
Lu le 25 octobre 2012
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