mardi 24 juillet 2012
lundi 23 juillet 2012
L'ordre de Cicéron : la fin
... inattendue depuis le décès de Paul Gillon survenu le 21 mai 2011, c'est Jean-Michel Ponzio qui reprend le flambeau de son illustre prédécesseur pour mener la saga jusqu'à son terme prévu. Certaines images sont bizarres, mais globalement la ligne est bien conservée : voir ici et là pour comparer.
Je suis donc plus qu'heureuse de connaître le dénouement de ce thriller juridico-financier palpitant signé Richard Malka. Entre vieille Europe et Nouveau monde, les haines, querelles et déchirements de deux familles trouvent leurs racines dans l'Histoire.

Outre la saga L'Ordre de Cicéron Paul Gillon a été publié aux éditions Glénat pour Les Naufragés du Temps, avec Jean Claude Forrest ou La Survivante. Il avait reçu le Grand prix d'Angoulême pour l'ensemble de son oeuvre en 1982.
Je suis donc plus qu'heureuse de connaître le dénouement de ce thriller juridico-financier palpitant signé Richard Malka. Entre vieille Europe et Nouveau monde, les haines, querelles et déchirements de deux familles trouvent leurs racines dans l'Histoire.

Outre la saga L'Ordre de Cicéron Paul Gillon a été publié aux éditions Glénat pour Les Naufragés du Temps, avec Jean Claude Forrest ou La Survivante. Il avait reçu le Grand prix d'Angoulême pour l'ensemble de son oeuvre en 1982.
dimanche 22 juillet 2012
Mince alors
Florence Le Bras est directrice d'ouvrages diététiques chez First, qui publie son roman. Elle fait le tour des méthodes d'amincissement : régimes, sport, instituts, chirurgie pour finalement n'en conseiller aucune. Au contraire, elle conclut que le duo : bien-dans-sa-peau / bien-dans-sa-tête importe plus que quelques kilos superflus.Entre suivre les diktats de la mode ou célébrer les plaisirs de la (bonne) chère, elle - pardon, Charlotte Verneuil - a choisi son camp. Son histoire aura le mérite de décomplexer toutes celles qui se reconnaîtront pour en être passées par là. Les séances chez le diététicien sont hilarantes, sauf pour le pauvre homme qui prend son métier à coeur et au sérieux.
Pour la plume, elle me fait penser à une Nicole de Buron qui aurait décidé de maigrir. J'ai cependant trouvé que pour le rapport taille/poids qu'elle avoue et ce qu'elle raconte manger (et boire) il y a comme un soupçon d'entourloupe !
samedi 21 juillet 2012
Si seulement
A 17 ans, Joe Horton a sauvé sa petite soeur des crocs d'un chien féroce. Sauvagement mordu et balafré, il a connu des mois de convalescence. Le groupe de musique auquel il appartenait a fait sa première vraie tournée sans lui. Il a finalement trouvé sa voie en tant qu'écrivain et rencontré June sa future épouse et mère de leur fils, lors de sa première dédicace. Il se confie à un journaliste.
En retapant un vieux manoir acheté à un excentrique, il découvre dans la cave une pièce secrète murée par de multiples cloisons. Il pousse une porte et s'aventure... vers son destin s'il était devenu star du rock ! Femme et fils ont disparu de cette vie là !
Le dessin est plaisant. L'intrigue prend forme de suite et happe le lecteur à la suite du héros, dans un couloir qui ressemble en définitive à celui de la mort. Plein de regrets, Joe ne s'est jamais vraiment remis de la gloire éphémèrement entrevue à l'adolescence. Il ne savoure pas pleinement le bonheur et la réussite de sa vie actuelle, jusqu'à ce qu'elle lui échappe.
Une uchronie subtile, de l'ordre des regrets personnels : et si... Tour à tour, écrivain, chanteur adulé, patron de bar poltron, politicien sans scrupules, il a fait des choix mettant en oeuvre des qualités et des défauts différents, qui ont influencé sur son futur. Toutes les expériences ne l'amènent qu'à une perspective : il lui importe de retrouver son existence et sa famille.
En retapant un vieux manoir acheté à un excentrique, il découvre dans la cave une pièce secrète murée par de multiples cloisons. Il pousse une porte et s'aventure... vers son destin s'il était devenu star du rock ! Femme et fils ont disparu de cette vie là !
Le dessin est plaisant. L'intrigue prend forme de suite et happe le lecteur à la suite du héros, dans un couloir qui ressemble en définitive à celui de la mort. Plein de regrets, Joe ne s'est jamais vraiment remis de la gloire éphémèrement entrevue à l'adolescence. Il ne savoure pas pleinement le bonheur et la réussite de sa vie actuelle, jusqu'à ce qu'elle lui échappe.
Une uchronie subtile, de l'ordre des regrets personnels : et si... Tour à tour, écrivain, chanteur adulé, patron de bar poltron, politicien sans scrupules, il a fait des choix mettant en oeuvre des qualités et des défauts différents, qui ont influencé sur son futur. Toutes les expériences ne l'amènent qu'à une perspective : il lui importe de retrouver son existence et sa famille.
vendredi 20 juillet 2012
L'île des lépreux
Je connais Jack London, sans doute comme beaucoup, en tant qu'écrivain du grand Nord, des paysages enneigés à perte de vue et des courses de chiens de traineaux. Je découvre qu'il s'est aussi intéressé aux îles du Sud, au point d'embarquer à plusieurs reprises sur son bateau, le Snarck, pour les visiter et finalement y mourir.
Les récits qu'il tire de ces voyages, de courtes nouvelles mêlant avec grâce l'information journalistique et le style romanesque, vont à contre-courant des idées reçues sur les supposés paradis exotiques.
Par exemple il montre d'Hawaï, le futur 50ème état où il séjourne à deux reprises en 1907-1908 puis 1915-1916, les aspects les moins fastueux : la spoliation des autochtones par l'alliance contre nature de la Bible et du rhum, les préjugés coloniaux exacerbés par la générosité de la terre, la relégation des malades de la lèpre, le mal chinois véhiculé par la main d'oeuvre coolie, loin des yeux et du coeur des hommes.
Ses nouvelles sont réunies dans deux recueils : L'île des lépreux 1912 (Les îles infortunées : Koolau le lépreux, L'orgueil de sa race, Adieu Jack ! Aloha Oe, Chun-Ah-Chun, Le shérif de Kona) et Histoires des îles 1919 (Le vagabond des îles : L'enfant des eaux, La confession d'Alice, Dans la caverne des morts, Les ossements de Kahekili, Les larmes de Ah Kim, Dans le ressac, Sur la natte du prince). A la date de sa mort, il écrivait Les yeux de l'Asie situé à Hawaï. Un gros volume : Romans maritimes et exotiques, regroupe l'ensemble de cette partie de son oeuvre.

50 états, 50 billets 21/50
Molochaï, Honolulu, HAWAII
Les récits qu'il tire de ces voyages, de courtes nouvelles mêlant avec grâce l'information journalistique et le style romanesque, vont à contre-courant des idées reçues sur les supposés paradis exotiques.
Par exemple il montre d'Hawaï, le futur 50ème état où il séjourne à deux reprises en 1907-1908 puis 1915-1916, les aspects les moins fastueux : la spoliation des autochtones par l'alliance contre nature de la Bible et du rhum, les préjugés coloniaux exacerbés par la générosité de la terre, la relégation des malades de la lèpre, le mal chinois véhiculé par la main d'oeuvre coolie, loin des yeux et du coeur des hommes.Ses nouvelles sont réunies dans deux recueils : L'île des lépreux 1912 (Les îles infortunées : Koolau le lépreux, L'orgueil de sa race, Adieu Jack ! Aloha Oe, Chun-Ah-Chun, Le shérif de Kona) et Histoires des îles 1919 (Le vagabond des îles : L'enfant des eaux, La confession d'Alice, Dans la caverne des morts, Les ossements de Kahekili, Les larmes de Ah Kim, Dans le ressac, Sur la natte du prince). A la date de sa mort, il écrivait Les yeux de l'Asie situé à Hawaï. Un gros volume : Romans maritimes et exotiques, regroupe l'ensemble de cette partie de son oeuvre.

50 états, 50 billets 21/50
Molochaï, Honolulu, HAWAII
jeudi 19 juillet 2012
America
Aussi rousse que Natacha est blonde, mais plus souvent dénudée, Rubine, une autre des héroïnes aux yeux de biche dessinées par Walthéry, montre la réussite des femmes dans un métier plutôt " viril " là où son doublon incarne le fantasme masculin par excellence. Hôtesse de l'air contre flic de choc, pulpeuses et sexy, ces deux femmes ont pourtant beaucoup de points communs : une intelligence aigüe, du caractère, du sens froid et de l'à-propos, une féminité à fleur de peau et des hommes un peu benêts ou rétrogrades pour les courtiser ! Action, humour, charme sont au programme.L'auteur s'est permis une private joke en créant une petite rencontre impromptue dans le 5ème album de la série La disparue d'Halloween entre Rubine, passagère et Natacha.
La police de Chicago, avec ses quartiers huppés, ses bourgeois cossus, sa pègre et ses bas-fonds, est le lieu d'exercice de cette inspectrice en jeans et blouson de cuir, qui manie le 44 magnum comme d'autres le rouleau à pâtisser : du gangster au petit voyou, ils n'ont qu'à bien se tenir. Du mouvement, des rebondissements, une vie trépidante et décomplexée, qu'elle n'échangerait pas pour retourner dans son Sud natal à Beau Vallon, mais qu'elle doit dissimuler à sa famille qui la croit publiciste.François Walthéry a créé le personnage en 1993 et je le crois directement inspiré du titre de Jacques Séguéla sorti la même année !

50 états, 50 billets 20/50
Chicago, ILLINOIS
mardi 17 juillet 2012
Les cosmonautes du futur
Gildas et Martina font la paire (même s'ils mettent un peu de temps à s'apprivoiser). Ils ont tout compris : leurs parents robots fabriqués par des aliens n'ont plus qu'une chose à faire, passer aux aveux !
Quand Lewis Trondheim se lâche, ça décolle à fond les manettes ; du coup Manu Larcenet est moins tristounet que lorsqu'il suit sa propre inspiration.
tome 2 : Le retour
tome 3 : La résurrection

Mme Lhisbei : je crois que ça compte pour du planet-op' ou pas ?!!
Quand Lewis Trondheim se lâche, ça décolle à fond les manettes ; du coup Manu Larcenet est moins tristounet que lorsqu'il suit sa propre inspiration.
tome 2 : Le retour
tome 3 : La résurrection

Mme Lhisbei : je crois que ça compte pour du planet-op' ou pas ?!!
dimanche 15 juillet 2012
Un mot, des titres : premier anniversaire !
Fille(s) Girl(s) au programme pour le 15 juillet
Tous les détails du tirage au sort et des conditions de participation chez Calypso
Un mot, une fille, des dizaines de possibilités
Ce que veulent les filles :
Même s'il s'agit d'une lecture chik lit sans surprise, puisque ce roman de Leigh Rilker est publié dans la collection Red Dress, je suis tout de même de plus en plus étonnée par la banalisation des scènes de sexe dans la littérature pour jeunes adultes. Pour ce qui est des caractères, la tendance est toujours à la romance fleur bleue (un jour mon prince viendra...), sauf que les héroines des temps modernes n'hésitent plus à craquer dès le premier soir, voire à draguer dans les bars !Darcie Baxter est une new yorkaise débarquée de son Ohio natal pour réussir dans le commerce de lingerie fine. Son employeur, Wunderthings, ayant décidé de se lancer à la conquête du marché pacifique, elle obtient la gestion du projet pilote à Sydney et s'envole pour l'Australie. A peine remise d'une déception avec son petit ami, Darcie se jette à la tête d'un bel éleveur de moutons. Elle doit tenir d'Eden, sa grand mère de 82 ans, qui collectionne les amants : le dernier en date a la moitié de son âge.
Bien que Dylan Rafferty incarne pratiquement la perfection masculine, Darcie hésite néanmoins à sacrifier sa liberté et ses ambitions de carrière. En plus d'être très bel homme et de posséder un ranch rentable, il est aimable, solide et compréhensif ; son seul défaut est de vouloir une épouse à la maison et lui faire des enfants. Ah ces jeunes femmes qui veulent concilier amour et travail ! Elles donnent du fil à retordre aux machos au coeur tendre.

De l'Ohio on n'apprend pas grand chose, sinon que c'est particulièrement rural et que les filles y ont la réputation d'être naïves.Cincinnati, OHIO
vendredi 13 juillet 2012
challenge
une copinaute réunionnaise (comprendre que nous ne nous connaissions que par blogs interposés) propose un challenge auquel je ne peux résister : je me suis donc inscrite comme Fan de la première heure d'Eric-Emmanuel Schmitt. J'en ai déjà lus pas mal mais il m'en reste aussi beaucoup à découvrir.
Dernière tentative en date Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent que j'ai abandonné au premier tiers... mais j'y reviendrai (sans doute dans le cadre de ce challenge) car L'évangile selon Pilate m'avait fait la même désastreuse première impression.
Liste des oeuvres => objectif du challenge : une lecture par catégorie
Romans :
La secte des égoïstes
L'évangile selon Pilate
La part de l'autre
Lorsque j'étais une oeuvre d'art (Pàl)Ulysse from Bagdad (LC en cours)
La femme au miroir (livre voyageur)
Nouvelles :
Odette Toulemonde et autres histoires
La rêveuse d'OstendeConcerto à la mémoire d'un ange (Goncourt de la nouvelle)
Le cycle de l'invisible :
Milarepa
Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
Oscar et la dame Rose
L'enfant de Noé
Le sumo qui ne pouvait pas grossir (Pàl)
Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus
" Le bruit qui pense " :Ma vie avec Mozart
Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent
Essai :
Diderot ou la philosophie de la séduction
Théâtre :
La nuit de Valognes
Le visiteur (Molière du meilleur auteur)
Golden Joe
Variations énigmatiques
Le libertin
Frederick ou le boulevard du crime
Hôtel des deux mondes
Petits crimes conjugaux
Mes évangiles (La nuit des oliviers, l'évangile selon Pilate)La tectonique des sentiments
Liens rétroactifs (ne comptent pas dans le challenge) :
Odette Toulemonde (nouvelles) L'évangile selon Pilate, Petits crimes conjugaux (théâtre) La part de l'autre
Le cycle de l'invisible (billet groupé)
jeudi 12 juillet 2012
Comment avoir la banane ?
Fêter une chose assez peu réjouissante a priori comme une année de plus (oui à mon âge je ne suis plus impatiente de compter les jours jusqu'à mes prochaines bougies)
S'inscrire au swap anniversaire sur £@ qui par chance débute le 1er juillet (merci Mypianocanta d'avoir repris le flambeau)
Attendre sagement le facteur le jour J et ne pas être déçue : Bravo Abrakan pour le timing parfait !
C'est une factrice et elle me remet un beau colis emballé dans du papier cadeau (bonne idée, ça fait plus fête tout de suite) en me souhaitant bon anniversaire !Arracher l'emballage qui retient à peine le contenu ci-dessous : Oh Ha !
Lire d'abord la gentille carte pleine de friandises (sans danger pour la ligne)
Puis découvrir toutes ces jolies attentions par ordre de sortie :
- une adorable peluche cigogne qui m'indique de suite la région de mon swappé (fabriquée à La Poutroie, je connais) !
- une méga plaque de chocolat praliné noisettes, damnation !!
- un paquet de crocodiles (hum feront pas long feu c'est certain)
- du thé Or noir que j'ai découvert lors d'un swap précédent (ça tombe bien je n'en avais plus)
- un titre de ma WL Spellman et associés de Lisa Lutz que j'ai repéré sur un blogue je ne me souviens plus lequel
- un très bon choix hors WL avec un policier japonais mêlé de fantastique, Le diable chuchotait de Miyuki MIYABE
ET un album sur les rhinocéros (il en existe cinq espèces, je ne savais pas) avec plein de belles photos dont des bébés rhinos, j'adore
Tout le monde l'attendait, mais pas aussi impatiemment que moi !
Merci Abrakan pour ce colis parfait
Qui a dit que les swaps étaient une affaire de filles ?!
J'espère que tu seras aussi heureux de ton colis... mais au fait c'est quand ?
PS : les soldes à La Réunion sont en septembre !! je vais devoir attendre encore un peu
| Cheese ! |
Merci à Mypianocanta pour l'organisation
samedi 7 juillet 2012
Ronces
Tome 1 : Racines électriques
Une scène de campagne bucolique introduit l'album : depuis la fourche d'un arbre, un homme à la tête de Pierrot triste contemple la nuit sous la lune. Passe une étoile filante. Au loin, une zone rougeoie et flamboie. Au matin, l'homme se met en route.
Avançant contre vents et marées, il atteint sa destination : une grande ville en extension. Il est bizarre, une force de la nature, mais rustique, habillé comme un plouc, maladroit et apparemment pas très futé. Il paraît perdu dans cet environnement inconnu dont la violence l'agresse et provoque chez lui des réactions inexplicables qui finissent en bains de sang.
Le commissaire Edouard Mornières n'est respecté ni de sa femme, ni de son fils, ni de son collègue l'inspecteur Rougalphes. Il enquête sur un crime commis dans le métro. La victime est une vieille femme sauvagement abattue. Une fleur orne son orbite. La BD est presque muette car l'homme rustique ne dit pas un mot et l'inspecteur est un introverti qui éprouve des difficultés à communiquer avec ses semblables. Une ville souterraine, oppressante et déshumanisée sert de décor à ce thriller fantastique. Le ton ambiant est une combinaison de steampunk et de post-apocalyptique par certains aspects. Au final, la collaboration entre Nesmo (Alexandre Nesme, dessinateur) et Jean David Morvan (scénariste) donne un premier album riche, très structuré, qui livre déjà beaucoup de clefs. La fin est un peu décevante si elle annonce la suite de la série, mais j'imagine bien un rebondissement encore plus inattendu.
Tome 2 : Fleurs de néons
En tentant de fuir les forces de l'ordre, le géant s'est blessé grièvement mais il est recueilli et soigné par un groupuscule mystérieux. Le commissaire Mornières part à sa recherche hors de la ville, mais l'inspecteur Rougalphes qui a une revanche à prendre, est également sur leurs traces.
Ce deuxième tome reste aussi énigmatique et confus que le premier, même s'il apporte des réponses sur l'identité du géant.
La quête et la personnalité de Mornières sont au coeur de cet album : c'est un être hybride qui vient de la ville mais qui possède en lui une grande part de "naturalité". Il incarne la tension de ce monde disputé entre deux entités antagonistes, sur fond de cosmogonie : un principe manipulateur qui pousse ses créatures au progrès, dans une urbanité oppressante et violente et son contraire, un principe protecteur qui les laisse s'épanouir librement et pacifiquement, au plus près de la nature. A l'issue d'un précédent affrontement, il a réussi à repousser les attaques de son jumeau et à l'emprisonner.
Le dernier opus de la trilogie devrait livrer le résultat du combat titanesque où Mornières et Rougalphes semblent avoir un rôle à jouer.
Participation au challenge Steampunk
Baromètre 5/10
vendredi 6 juillet 2012
Aldebaran
Première participation au SSW v6
Aldébaran est une colonie terrienne coupée de toute communication depuis un siècle. Ses caractéristiques sont proches de la Terre, mais sa faune est extraordinaire différente. Sa surface terrestre est réduite et elle est constituée principalement de gouffres océaniques inexplorés.
tome 1 : Marc et Kim ont survécu à l'anéantissement de leur village par une monstruosité venue des flots. En dépit des avertissements de Driss, un étranger pourchassé par la police et par une journaliste de la capitale, les villageois n'ont pas voulu évacuer. Sans famille proche et tentés par l'aventure, les deux adolescents décident de rejoindre la grande ville d'Anatolie.
tome 2 : En chemin, ils font des rencontrent plus ou moins heureuses et se tirent de quelques mauvais pas. Marc croise la route d'Alexa, une biologiste du même groupe que Driss, qu'il aide à échapper à la police, mais ils sont rattrapés peu après. Dans le dirigeable de Loomis, le chef des renseignements, qui le ramène vers la capitale, il partage la cellule de Kim.
tome 3 : Marc est oublié quatre années en prison. Il est sans nouvelle de Kim, qui a eu le temps d'entamer des études, mais ne l'a jamais oublié et parvient à le faire évader avec l'aide de M. Pad, un vieil excentrique magouilleur. Une photo du muséum des premiers temps de la colonie leur montre Alexa et Driss devant la tour Eiffel : Kim rêve de les rejoindre.
tome 4 : Justement, ils reconstituent un groupe en prévision de la prochaine rencontre décennale avec la Mantrisse. Ils souhaitent sortir de la clandestinité et partager leurs connaissances.
tome 5 : Ils échappent de peu aux terribles marécages pour se faire cueillir sur la côte par les gardes. Le gouverneur, qui entend tirer un profit personnel de la découverte, les oblige à l'accompagner au point de rendez vous. La créature ne se laisse pas prendre au dépourvu.
J'ai aimé lire in extenso cette aventure dont j'avais parcouru certains passages. Mon préféré est celui qui se déroule dans les marécages. Dès le premier album on sait que c'est la seule zone vraiment dangereuse sur Aldébaran et on devine bien, quand le groupe s'embarque en dirigeable dans cette direction, que les ennuis ne vont pas tarder, mais les rebondissements sont tout de même inattendus.
Les expressions sont un peu figées, mais la créativité relative aux espèces animales peuplant ce monde, est au rendez vous, en particulier les différentes phases de la Mantrisse, qui les manipule dès le début et leur laisse entrevoir une partie du passé de la planète.
Je poursuis avec Bételgeuse, une autre série qui se passe sur une planète essentiellement désertique, même si la vie s'est développée autour de l'unique océan et dans des profondes ravines verdoyantes. Un gigantesque de colonisation n'a plus donné signe de vie depuis des années et Kim fait partie de la mission qui va partir aux nouvelles.
Les expressions sont un peu figées, mais la créativité relative aux espèces animales peuplant ce monde, est au rendez vous, en particulier les différentes phases de la Mantrisse, qui les manipule dès le début et leur laisse entrevoir une partie du passé de la planète.
Je poursuis avec Bételgeuse, une autre série qui se passe sur une planète essentiellement désertique, même si la vie s'est développée autour de l'unique océan et dans des profondes ravines verdoyantes. Un gigantesque de colonisation n'a plus donné signe de vie depuis des années et Kim fait partie de la mission qui va partir aux nouvelles.
jeudi 5 juillet 2012
Clown
et autres histoires de cirques
Oliv' mon binôme dans le swap BD et chocolat de Loula avait eu la gentillesse de m'offrir en sus une dédicace de Le Hir, l'auteur de cet album que je découvre.
Un clown itinérant un peu bourru recueille un nourrisson abandonné qu'il élève comme un père : leur vie connaît une embellie en dépit des difficultés. Devenue jeune fille, Zoé découvre les premiers émois mais aussi la méchanceté et la vilenie. Le destin tragique auquel elle a échappé petite la rattrape.
Un album poignant dans un style épuré, beaucoup de poésie, une économie de moyens verbaux mais pas visuels, une mise en couleurs magnifique dont vous pouvez vous rendre compte ICI
L'univers du cirque ne donne pas toujours lieu à des histoires gaies, mais elles sont humainement vraies et peuvent donner à réfléchir à petits et grands sur des thèmes comme la justice, l'équité, la cruauté...
Un couple de clowns improbable, un manchot et un rhinocéros, réinvente la blague de la tarte à la crème. Martin le manchot a compris que le héros de la scène est le lanceur de tarte mais il met tout son coeur dans son numéro. La brute également, qui prend plaisir à l'entarter chaque soir ! Le rapport de force pourrait un jour s'inverser à la faveur des circonstances et donner à Martin l'occasion de montrer les ressources de son tempérament.
En préparation, un billet sur la trilogie Echec et automates du même auteur.
***
Il y a des artistes récurrents dans les histoires de cirques : si le clown triste est souvent présent, la jolie écuyère manque rarement à l'appel...
Dans des styles différents, deux diptyques dont j'aime particulièrement le ton, l'humour et le graphisme.
Dans Ring circus de Cyril Pedrosa, mademoiselle Blanche, l'écuyère vedette suscite l'amour de Jerold, qui n'hésite pas à s'embarquer dans l'aventure comme passager clandestin pour les beaux yeux de la belle.

Dans Les farfelingues de Loisel, mademoiselle Violette partage la galère d'un ramassis d'artistes ratés. Comme elle est un peu naïve, elle multiplie les mésaventures, notamment quand Vulcain, le vieux lion fatigué de Prince Modolo le dompteur, décide de se sustenter et crée l'émoi parmi la population.
Un clown itinérant un peu bourru recueille un nourrisson abandonné qu'il élève comme un père : leur vie connaît une embellie en dépit des difficultés. Devenue jeune fille, Zoé découvre les premiers émois mais aussi la méchanceté et la vilenie. Le destin tragique auquel elle a échappé petite la rattrape.
Un album poignant dans un style épuré, beaucoup de poésie, une économie de moyens verbaux mais pas visuels, une mise en couleurs magnifique dont vous pouvez vous rendre compte ICI
L'univers du cirque ne donne pas toujours lieu à des histoires gaies, mais elles sont humainement vraies et peuvent donner à réfléchir à petits et grands sur des thèmes comme la justice, l'équité, la cruauté...
Un couple de clowns improbable, un manchot et un rhinocéros, réinvente la blague de la tarte à la crème. Martin le manchot a compris que le héros de la scène est le lanceur de tarte mais il met tout son coeur dans son numéro. La brute également, qui prend plaisir à l'entarter chaque soir ! Le rapport de force pourrait un jour s'inverser à la faveur des circonstances et donner à Martin l'occasion de montrer les ressources de son tempérament.
En préparation, un billet sur la trilogie Echec et automates du même auteur.
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Dans des styles différents, deux diptyques dont j'aime particulièrement le ton, l'humour et le graphisme.
mardi 3 juillet 2012
Zombillenium
dimanche 1 juillet 2012
Le vieux qui... / Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann
Coup de coeur
Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est une lecture commune proposée par Miukyi qui s'inscrit dans son challenge lectures nordiques 3/5
Il m'a permis de découvrir une nouveauté de la bibliothèque qui, sans cela, n'aurait peut être pas retenu mon attention... la couverture, qui s'explique au fil du texte, est de celles qui m'agacent !
En dépit de son grand âge, Allan Karlsson n'est pas le vieillard tremblant qu'il paraît au début du roman, quand il quitte par la fenêtre la chambre de sa maison de retraite où un goûter d'anniversaire l'attend pour ses 100 ans. Comme les truculents personnages secondaires, c'est un être attachant et vraisemblable, en dépit d'aventures qui ne le sont pas. Je retrouve un peu la manière d'Arto Paasilinna, mais avec un style qui, a mon goût, se lit plus facilement.L'histoire alterne entre le riche passé d'Allan et le présent où des comparses improbables s'agrègent à son escapade. L'un est traité en décennies et survole des pans entiers de l'Histoire, biaisés par les interventions incongrues d'Allan, et l'autre en jours, à compter du 2 mai 2005, date du centenaire de la naissance d'Allan, mais aussi celle où il choisit de se faire la belle et de se transformer en fugueur, puis en fuyard. L'enquête policière, qui sert à rythmer le récit, n'avance guère, entre un inspecteur taciturne et un procureur arriviste, mais sans aucune inspiration.
A travers son personnage principal, un centenaire encore vert et très lucide, Jonas Jonasson raconte une épopée qui est celle du XXème siècle. Journaliste, comme l'auteur de Millénium, il est tenté de s'attarder sur l'histoire politique - suédoise et internationale - mais il ne s'étend jamais sur le sujet puisque son personnage s'en désintéresse complètement et traverse les évènements de façon prosaïque sans s'émouvoir ni s'encombrer de philosophie ou d'idéologie ; ses préoccupations sont manger, boire, dormir (victime d'un programme de stérilisation, il n'est pas intéressé par le sexe).
Ce livre a été beaucoup comparé et je ne vais pas déroger à la règle, sauf que pour ma part, il m'a fait penser à Voltaire et aux errances du personnage de Candide ou l'optimisme.
Un sujet et un traitement originaux qui m'ont séduite outre mesure ! Voilà un exemple de vision géopolitique déformée et d'humour noir qui font le style de l'auteur :
Le pétrole enrichissait scandaleusement à la fois l'Iran et l'Angleterre. Enfin, surtout l'Angleterre, à vrai dire, mais ce n'était que justice, puisque, après tout, la seule contribution de l'Iran dans l'exploitation du pétrole était une main d'oeuvre bon marché. Et la matière première, bien sûr.
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