challenge Tour du monde
CROATIE
CROATIE
En cinq chapitres, Slavenka Drakuli dresse avec une lucidité cruelle le portrait d'une relation filiale mort-née. Le premier parle aux sens, avec beaucoup d'impressions physiques, tactiles, fortes, à propos de sculpture, de matérialité, d'exigence créatrice, de réponses des matériaux, dur ou malléable, à l'ambition du sculpteur : j'ai beaucoup aimé, il permet de connaître intimement l'héroïne et d'anticiper ses motivations pour la suite, sa blessure profonde, un complexe d'Electre jamais surmonté et une certaine incapacité à communiquer que l'art lui permet de transcender. La suite est une longue plongée introspective sur le thème de la résilience... L'écriture et le travail de traduction sont parfaitement fluide, j'ai découvert une très belle plume. Avec des intentions diamétralement opposées, le roman m'a fait penser au travail de la plasticienne Louise Bourgeois et notamment sa série hommage Maman. Je les sais utiles, mais j'ai bien du mal à voir l'araignée comme une image tutélaire bienveillante.
Résumé éditeur :
Lu le 19 mars 2020
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