mercredi 14 août 2019

Thrilling Wonder Stories

Ce recueil propose une sélection des meilleurs récits de la revue éponyme disparue en 1955, choisis et brièvement présentés par Jacques Sadoul. Je dois reconnaître qu'ils sont tous très très bons. L'aventure spatiale y tient la plus grande place, mais s'accommode assez bien de l'humour (noir).

2 nouvelles du peu prolixe Charles L. Harness (ou la poésie de l'urgence cf. A-F Ruaud) placées au début et à la fin du recueil
Les fruits de l'Agathon (1948, 44 pages) Dans cette nouvelle longue et ardue, une branche de la psychanalyse freudienne questionne la prédictibilité et l'immortalité
Une thèse pour Branderbook (1951, 12 pages) Ce texte dont la chute est jubilatoire... est inspiré de La belle au bois dormant et des sources extraeuropéennes du conte.
Je note L'enfant en proie au temps.

Le Diable d'East Lupton, Vermont (1948, 20 pages) de William Fitzgerald
Drôle malgré un fonds inquiétant, le propos est celui d'une rencontre du troisième type avortée dont l'antihéros est un SDF un peu demeuré.

La nouvelle Genèse (1952, 25 pages) de Sherwood Springer.
Heurtant certains tabous, la nouvelle a été refusée par plusieurs revues de l'Amérique puritaine, mais mis à part cet aspect dérangeant, elle envisage avec lucidité une improbable reconstruction post-apocalyptique.

Pour solde de tous comptes (1950, 10 pages) de Raymond Douglas Bradbury
Merveilleuse et sordide à  la fois, cette nouvelle ne repose que sur le misérable caractère de l'humanité, heureusement défunte ou peu s'en faut !

Le robot et la demoiselle (1938, 4 pages) de Manly Wade Wellman
Une IRL de poids entre deux inventeurs timides, la fin est attendue mais la nouvelle, très courte, est drôle et bien tournée

Le satellite Sirène (1946, 38 pages) de Arthur K. Barnes
Ce space-opera de la vieille école est assez daté, avec des personnages et des situations archétypaux : une femme de tête, un éternel fiancé, un escroc de l'espace, une planète inhospitalière, des aliens extravagants et une happy end ingénieuse, seul le champion de boxe embarqué à son insu tire son épingle du jeu !

Le Grand dieu Awto (1940, 7 pages) de Clark Ashton Smith
Une conférence archéologique sur un mythe sacrificiel des anciens temps, incompréhensible depuis l'avènement des déplacements atmosphériques, quoique...

Souvenir du temps futur (1952, 5 pages) de William Ratigan
A l'instar de La vague montante de Z. Bradley, l'Humanité de cette nouvelle refuse les machines, mais elle partage avec la suivante la conviction que l'Homme ne pourra pas s'empêcher de recommencer et que l'avenir appartient à ceux/celles pour qui le temps ne compte pas.

La danseuse de Ganymède (1950. 30 pages) de Leigh Brackett (F), me rappelle étrangement le début de Blade Runner. Quelques androïdes rescapés des purges opérées conjointement par Terriens, Martiens et Vénusiens, cherchent un monde où survivre.
Je note Les océans de Vénus en collaboration avec Ray Bradbury.

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