vendredi 30 août 2019

Une enquête et quelques pensées du commissaire Maigret

Les mémoires de Maigret
ou l'arroseur arrosé ! Là où Maigret critique Simenon...
En une dizaine de chapitres, Jules Maigret, l'original, fait part de son point de vue à son créateur Georges Simenon : il lui reproche la simplification de son personnage, éclaire les points laissés obscurs de sa biographie et rétablit quelques vérités. Mme Maigret n'est pas oubliée, ni la famille du commissaire, alors que le jeune auteur ne s'appelle encore que Georges Sim.

Le chien jaune
Le challenge belge me donne l'excuse et l'opportunité de lire mon premier Commissaire Maigret et mon premier Simenon, mais ça ne saurait être le dernier.
Immortalisé par Jean Richard avec sa pipe, j'ai du mal à ne pas l'imaginer tel que la télévision l'a inventé, alors que les descriptions de l'auteur sont beaucoup plus évanescentes. Comme un papier buvard qui se laisse impressionner par l'esprit ambiant, sa méthode inductive repose sur l'immersion, l'intuition et les sensations à l'antithèse des déductions glaçantes à la Sherlock Holmes et à mi-chemin d'un Hercule Poirot dont la technique croise observation des relations humaines et analyse.

Je l'ai emprunté parmi bien d'autres titres parce qu'il se passe à Concarneau, à l'hôtel Amiral situé face à l'horloge de la ville close. J'ai aimé la période déjà historique à laquelle Simenon fait référence dans le roman. Ce chien jaune dans le titre, qui m'intriguait tant, qui revient comme un fil rouge dans l'histoire et semble en quelque sorte détenir la clef du mystère, fait le lien entre le passé et le présent.
En quelques jours le flegme de Maigret, houspillé par le maire de la ville, va venir à bout d'une enquête qui s'annonce tordue : des notables dont le point commun est de se retrouver au bar de l'Amiral sont victimes de tentatives d'assassinat.
Lu le 22 novembre 2018

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