vendredi 25 avril 2014

Cryptozoïque

L'écoulement du temps est le thème que partagent ces deux romans, leur autre point commun est que je ne les ai guère appréciés, pour l'un, je viens de le finir : Cryptozoïque de Brian Aldiss, pour l'autre, cela fait bien longtemps : Le monde inverti de Christopher Priest, (challenge un mot, des titres, session Monde en janvier 2012) mais depuis je n'ai rien trouvé de vraiment positif à en dire.
  1. La possibilité de voyager dans le temps, sans avoir aucune possibilité de changer le cours de l'histoire. Un artiste qui recrée des environnements, leur idéologie, l'esprit du moment. Puis vient l'idée d'inverser le cours du temps, la mort devenant une naissance, une balle retournant dans le canon du pistolet, le monde n'allant pas vers le futur mais vers le passé.
autre piste de lecture : Les évadés du précambrien (= cryptozoïque)

Les habitants de Terre ne sortent jamais au dehors. Seuls quelques élus, appartenant aux puissantes guildes, ont le droit de s'y aventurer. Que ce soient les cartographes ou ceux du rail, ils oeuvrent à faire continuellement avancer la ville, en démontant les rails sur lesquels elle avance de l'amont pour les remonter en aval le lendemain. Tous les jours, le point est fait pour situer la ville par rapport à un optimum temporel vers lequel tendent tous les efforts.
Aucun ralentissement n'est permis et il n'est bon pour personne de rester trop en arrière. Une sourde menace pèse sur les esprits, alors que le reste de la population est maintenue dans l'ignorance des faits et causes de ce cheminement perpétuel. Pourtant un jeune apprenti, futur membre des guildes, au comportement plus curieux ou plus rebelle que les autres, va perturber de ses questions l'organisation immuable et par ses prises de position mettre en danger l'ensemble du système.
J'ai trouvé le roman complexe et hermétique, même si la fin apporte une explication assez simple qui permet de comprendre la situation et que tous les indices trouvent leur place. L'image de la trajectoire hyperbolique est séduisante, mais les clefs de ce jeu intellectuel sont trop compliquées, l'incompréhension est restée la plus forte.

1 commentaire:

Philippe D a dit…

Pas mon genre non plus celui-ci.