La quatrième de couverture s'abstient de tout commentaire et elle a bien raison. Si la curiosité vous prend de découvrir cet excellent livre, ne lisez pas la suite : j'en dis forcément trop !D'ailleurs, je préfère à cette illustration choisie par Gallimard, celle moins explicite retenue par Folio Junior.
A peine plus long qu'Inconnu à cette adresse, le texte de John Boyne est d'une lecture qui n'a rien de compliqué pour les plus jeunes (il est publié dans des collections jeunesse) mais la difficulté de le lire à une autre origine.
Avec Bruno, le fils du commandant du camp de Hoche-Vite, ils vont pouvoir s'étonner des barbelés qui le séparent des enfants qui vivent de l'autre côté, sales, maigres et apeurés. Bruno 10 ans et Gretel, presque 13, un " cas désespéré " selon son frère, sont présentés comme des enfants ordinaires qui tentent de comprendre les bouleversements du monde des adultes.
Suite à la promotion de leur père par le Fourreur, ils ont quitté leur spacieuse maison de Berlin avec jardin, pour venir habiter dans cette maison de seulement trois étages, totalement sinistre du point de vue des enfants et pour cause : on comprend peu à peu qu'elle jouxte le camp de concentration le plus célèbre de Pologne.
En dépit du contexte, Bruno parvient à se lier avec Schmuel, un enfant juif né le même jour que lui.
Cette partie de l'histoire m'a fait penser aux rencontres du Petit Prince : nous sommes en pleine fiction onirique, bien que leurs discussions aient des accents de vérité.

2 commentaires:
J'ai adoré ce roman
as-tu lu Inconnu à cette adresse ?
La pièce est montée au théâtre en ce moment et j'aimerais la voir
je vais remonter mon commentaire sur le blogue car je trouve que les thématiques se complètent avec La vague également
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