
Harvey a été l'heureux mais inconscient possesseur du premier numéro de Superman, qui est recherché par tous les bédéphiles dignes de ce nom et atteint en conséquence une cotation hors norme ; il a gardé son âme d'adolescent passionné de BD et a ouvert sa boutique d'occasions à Londres, quand celle de ses rêves éveillés se trouve à New-York... Dans un moment d'égarement qui fait l'objet de tous ses regrets d'adulte, il a troqué, par compassion entre gamins, le fanzine désormais introuvable à Bleeder Ogg, le souffre-douleur de la classe. Son unique but est de remettre la main sur le magazine, support de tous ses fantasmes. A n'importe quel prix ?Cela ressemble un peu à un roman noir de P. D. James pour la pesanteur et l'engrenage irrémissible dans lequel le héros se fait entraîner. Mais plus qu'un policier, il s'agit d'un roman où la dimension psychologique est très importante comme ressort scénaristique : les protagonistes sont des quarantenaires parvenus à l'âge des bilans, des retours difficiles sur le passé, des espoirs d'avenir devenus stériles et des déconvenues constatées, des remises en question (trop) tardives...
Anthony Moore est le pseudonyme utilisé par un psychanalyste dont Swap est le premier roman.
L'avis de Liliba que je partage
Anthony Moore est le pseudonyme utilisé par un psychanalyste dont Swap est le premier roman.
L'avis de Liliba que je partage
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