mardi 6 décembre 2011

Il est arrivé !

le jour de la St Nicolas (ma fête de fin d'année préférée)

Au départ, l'idée d'un swap arc-en-ciel réparti sur toute l'année vient de Val :
Mettez de la couleur dans votre PAL
Le swap fonctionne sur le principe des binômes. Les colis sont envoyés fin novembre/ début décembre avec présentation sur les blogues la semaine suivante. Ma swappée est Jeneen et le challenge est de taille car je dois lui faire apprécier une couleur que nous détestons mutuellement : le VERT !
La 4e session intitulée Les Vertes Années était consacrée à l'enfance. Chaque colis devait comporter :
- un roman dont la couverture est verte ou dont le titre contient cette couleur TROUVE
- un roman qui parle d'enfance (nous fixerons une limite arbitraire à quinze ans) mais qui n'est pas un roman jeunesse sauf si c'est une catégorie cochée par votre swappée TROUVE
- un marque-page de la couleur ou sur le thème demandé TROUVE
- une surprise de la couleur ou sur le thème demandé TROUVE(ES ?!)
(si possible surprise ou MP préparé par vos petits doigts)
- une gourmandise verte ou qui vous rappelle votre enfance TROUVEE Ah je ris !!
Il est parti le 19 novembre et arrivé très vite chez ma swappée, qui a attendu patiemment que le mien en fasse autant...  mais il tarde...   tarde...    ENFIN :
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Tous les jolis paquets verts au pied de mon sapin jusqu'à demain.
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Bon, on a commencé à ouvrir quelques paquets, dans l'ordre " qui m'intrigue le plus ", un peu comme un calendrier de l'Avent... vous croyez qu'on tiendra jusqu'à Noël ?? NON on n'a pas tenu, seulement quelques jours, voilà
Les surprises  :
- un jeu de Tantrix => c'est vraiment une riche idée car ça occupe, c'est manuel mais il faut réfléchir et ça tient peu de place ESSAYE et ADOPTE
- il est écrit "pour boire le thé dans toutes les positions" : une boule à thé flottante... que j'avais justement inscrite dans ma liste de cadeaux pour Noël => C'est CHOUETTE ! et je viens de recevoir un super thé à essayer dedans
- des billes vertes => oui je jouais aux billes et pas aux poupées ! Jen les a choisies et Art' se les est appropriées
- un agenda illustré par Rebecca Dautremer => pour accompagner mes lectures et mes RDV, même si ma fille lorgne dessus
- mes lettres initiales => je vous les montrerai quand elles sortiront au tirage au sort de mon challenge ABC
Les gourmandises :
- des bondons, Huummm ! les guimauves vertes parfumées à la pomme (hips) PARTAGEES
- "dur ou mou" j'avais deviné => j'ai fait une razzia égoïste sur le nougat.
- durs ou mous également, les caramels au beurre salé PARTAGES
- des Arlequins acidulés verts
- un paquet d'Earl Grey à la bergamote en sachets mousseline => direction le bureau pour ma pause du matin
Les livres :
- "qui a accompagné notre enfance" => un vrai livre de gourmande : 20 recettes à base de Carambar, dans une collection qui me tente à chaque fois que je vais en librairie, j'espère qu'elle fera boule de neige (subliminal !)
- un livre pour Art' choisi par Jen : Changement de programme
- un livre pour moi choisi par -een ! : Montedidio par Erri de Luca => j'adore l'italien et en plus ça parle de Naples où j'ai vécu, je le lis très vite, comme ça je pourrai encore l'intégrer au challenge Giro in Italia de Nane
- de ma WL Sylvie Denis, Jardins virtuels
- à découvrir La porte dérobée de Christine Kerdellant et Eric Meyer
une charmante carte et des marques-pages faits main magnifiques, sur le thème des rhinocéros !
oui oui ! j'ai été TRES gâtée
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Le déballage de mon colis chez  JENEEN : Comme tu dis, une totale réussite pour cette couleur qui nous paraissait " improbable " et tu peux inscrire Jen à un swap sans problème : elle est au top !

mardi 29 novembre 2011

Objectif challenges 2011

Voilà tous les titres qui me restent à lire : ça s'annonce difficile, même si les vacances de fin d'année approchent !
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Baby challenge SF 2011 (manque 1 titre pour la médaille d'or ; pour les séries contemporaine et policière : médaille en chocolat atteinte et je m'en tiens là)
Dune, tome 1, partie 1 de Frank Herbert (challenge Herbert chez Anudar)
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circle challenge ABC (deux commentaires en retard, deux classiques que j'ai tardé à chercher, une BD (re-re-)entamée (re-re-)abandonnée et six titres difficiles à trouver)
Tom Sharpe, Le bâtard récalcitrant
Honoré de Balzac, Chouans
Karine Giebel, Jusqu'à ce que la mort nous unisse
Shigeru Mizuki, Non Non Bâ
Boris Vian, J'irai cracher sur vos tombes
Yasushi Inoue, Shirobamba
Radhika Jha, L'odeur
Liliana Lazar, Terre des affranchis
Xinran, Baguettes chinoises
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Récits et carnets de voyage
des commentaires à finaliser

Défi steampunk (sans limite de temps)
... deux BD à lire

samedi 26 novembre 2011

à Saint Denis, on n'a pas de Saint Nicolas mais on a des idées

un mois de décembre qui s'annonce excellent.

1/ Je l'attendais depuis 2 ans : il revient du 1er au 4 décembre au Carré Cathédrale. Le président du festival est Baru que je vais pouvoir rencontrer dans un autre registre que celui du festival du film italien de Villerupt ; d'ailleurs, je leur trouve un petit air rital aux gangsters américains de son affiche !
2/ Le Grand prix du roman métis revient également pour sa deuxième édition : la remise des trophées aura lieu à l'hôtel de ville le 6 décembre.

vendredi 25 novembre 2011

Tom petit Tom tout petit homme Tom


Ce nouveau roman de Barbara Constantine, plus intimiste après l'humour décapant des précédents, entre parfaitement dans le thème choisi par Phildes pour la session de son challenge Lire sous la contrainte Enfance. Né trop tôt d'une mère encore adolescente qui aime faire la fête et ne choisit pas forcément ses amis de passage de manière optimale, Tom doit se prendre en charge dès son plus jeune âge. En vrai petit homme de la maison, il s'efforce de subvenir à ses besoins et à ceux de Joss, notamment en chapardant dans les jardins à la belle saison. Mais il veille à ne pas trop voler au même endroit et les voisins prennent garde de ne pas le remarquer quand il s'introduit dans leur potager. Un jour Tom découvre Madeleine, une vieille dame esseulée et mal en point. Déjà protecteur avec sa mère, Tom prend aussitôt soin de sa nouvelle amie et se trouve une grand mère.
J'aime beaucoup le style enlevé de Barbara Constantine, son langage délié, la tendresse toujours sous-jacente pour les démunis, les éclopés de la vie, son humour assorti d'un grand optimisme, son ton plein d'espoir et d'humanisme. Le message qu'elle passe est : Aide toi et le ciel t'aidera
L'histoire de Tom m'a donné envie de relire le roman En famille d'Hector Malot.

Allumer le chat

La ferme des animaux

Un classique de George Orwell qui transpose l'expérience soviétique dans le contexte d'une ferme dont les animaux, coalisés contre les humains, ont pris la direction. Au début, conscient de travailler pour son propre bonheur, chacun met beaucoup de coeur à l'ouvrage. Mais bientôt, les "grandes espérances" sont un peu battues en brèche. Lorsque les principes initiaux commencent à être revus et corrigés, quelques protestations s'élèvent, dont les voix sont bien vite étouffées. A la fin, le constat est assez amer : les meneurs présentés sous les traits de cochons, font pire que leurs anciens maîtres et la rebellion ne peut survivre qu'en faisant allégeance avec les voisins honnis. La plus belle trouvaille concerne les commandements écrits sur les murs de la grange, dont les postulats (et donc les contraintes pour ceux qui les ont édictés) se réduisent au fur et à mesure que le fossé grandit entre
les troupes/le troupeau et leurs nouveaux tyrans.
Une belle découverte, dans un registre totalement différent de 1984.
Pourtant, la critique affleure toujours, à peine sous-jacente.
On rit tandis que George Orwell, à la manière de La Fontaine, dépeint les travers des animaux, mais quand on s'aperçoit qu'ils sont presque trop humains et quand ça fait mal, la flèche a déjà porté.

jeudi 24 novembre 2011

Je suis amoureux d'une virgule

Petit manuel de ponctuation
Rolande Causse conte dans cet opuscule érudit et drôle, mais très inégal, la petite histoire des signes de ponctuation, l'apparition et l'évolution de ces signes cabalistiques qui essaimèrent au long des textes manuscrits, puis sous le joug tyrannique des typographes, avec un détour du côté des écrivains "maîtres-ponctographes" et de quelques expériences graphiques improbables.
La qualité des illustrations est à déplorer...

jeudi 17 novembre 2011

Histoire de cercles infernaux

Le dixième cercle de Mempo Giardinelli chez Métailié
Dans cette région du Chaco argentin, Antonio et Griselda, membres de la bourgeoisie aisée, ont tout pour être heureux. Mais dans la petite ville de Resistencia, elle s'ennuie de son rôle de bonne mère/bonne épouse/bonne paroisienne. Elle prend un amant : le propre associé et ami d'Antonio. Au bout de quelques années de ce manège, le mari pourtant conciliant et aveugle, finit par devenir encombrant. La narration débute par la décision de se débarasser de lui. L'engrenage infernal, avec de fréquentes allusions à Dante, se met en marche et se poursuit dans une cavale sans fin, une marche en avant entre Argentine et Paraguay. Une écriture très visuelle et une héroïne à la Tarantino font de ce roman un petit régal de noirceur.

samedi 12 novembre 2011

Pour ma rubrique " je lis aussi des prix littéraires "

voilà les attributions 2011
Grand Prix de l’Académie Française : Retour à Killybegs, de Sorj Chalandon
Apollinaire : Jean-Claude Pirotte
de Flore : Marien Defalvard
Prix Femina : Jayne Mansfield 1967, de Simon Liberati ; Francisco Goldman ; Laure Murat
France Télévision : Delphine de Vigan
Prix Goncourt : L’Art Français de la Guerre , d’Alexis Jenni
Goncourt des Lycéens : Du domaine des murmures, de Carole Martinez
Prix Interallié : Tout, tout de suite, de Morgan Sportès
Prix Médicis : Ce qu’aimer veut dire, de Mathieu Lindon ; David Grossman ; Sylvain Tesson
Prix Renaudot : Limonov, d’Emmanuel Carrère
Décembre : Jean-Christophe Bailly et Olivier Frébourg
Prix du roman métis de la ville de Saint Denis : Lyonel Trouillot

vendredi 11 novembre 2011

Divers contes en bleu

L'ours bleu
des aquarelles aux tonalités douces  de Michael West sur un texte de Daniel Küttel
un satisfecit particulier pour le rendu de certaines scènes de nuit (les noirs), de neige (les blancs), de désert, de volcan

Le chien bleu de Nadja
les peurs de l'enfance et comment les apprivoiser

Hibou blanc et Souris bleue
Comment devenir le meilleur ami de son pire ennemi ?
Jean Joubert est un auteur spécialisé dans la littérature enfantine : sachant trouver le juste dosage entre peur et tendresse, il invite à la réflexion sur les conséquences de ses actes. Joliment secondé par Michel Gay, il propose avec Hibou blanc et Souris bleue, un conte plein de malice et de bons sentiments. On aimerait se nicher dans les plumes duveteuses à la place de Souris bleue, mais gare au bec crochu !
Présentation
Hibou blanc aine beaucoup les souris; il en a déjà mangé plus de mille. Toutes les souris ont peur de Hibou blanc sauf Souris bleue, la plus jeune et la plus maligne. Elle a décidé de débarrasser les souris du fléau qu'est Hibou blanc. Toute une nuit, Hibou blanc essaie d'attraper Souris bleue. Surpris par le jour qui le rend aveugle, il se fait capturer par les hommes et enfermer dans la cage d'un cirque. Heureusement, Souris bleue le retrouve. Touchée par le malheur de Hibou blanc, elle veut l'aider. Les deux ennemis d'hier deviennent amis et Souris bleue réussit même à libérer Hibou blanc. Il est vrai que Hibou blanc avait promis de ne plus jamais manger de souris...

mardi 8 novembre 2011

Absolument dé-bor-dée

ou le paradoxe du fonctionnaire
Comment faire les 35 heures en... un mois ! La vraie vie d'Aurélie Boullet, c'est ICI ou LA.
Sur le mode du Blog de Max, en moins drôle, Zoé Shepard s'attaque à la fonction publique territoriale. Construit sous forme de billets d'humeur écrits au jour le jour sur presque une année, le roman détaille ses déboires de haut fonctionnaire sous-employée dans le service "fourre-tout" d'une grosse collectivité territoriale. Les situations semblent tellement absurdes et les caricatures outrancières que j'ai tout d'abord pensé à un énorme canular. Mais il paraît que le blog et l'auteur existent réellement et qu'elle aurait même été sanctionnée pour avoir dénoncé publiquement les dysfonctionnements de son administration. Huit années d'études et un concours sélectif pour en arriver là, ça donne à réfléchir... Je n'ai pas du tout aimé l'esprit dont elle fait preuve : méprisante et supérieure, elle dénigre tout : du recrutement à ses collègues, rien ne trouve grâce à ses yeux, vulgairement cela s'appelle cracher dans la soupe et elle se place au-dessus des autres et des règlements, alors qu'elle participe et profite du système.

samedi 5 novembre 2011

Laurier blanc

L'histoire est racontée du point de vue d'Astrid, la fille unique d'Ingrid Magnusson, mère célibataire sans entrave et brillante poétesse d'origine scandinave. Elles vivent à Los Angeles, mais ont beaucoup voyagé, en Europe et en Amérique.
Astrid a douze ans au début du roman qui la suit tout au long de son adolescence jusqu'au début de l'âge adulte. Son parcours chaotique, mais aussi ses sentiments et les raisons de ses choix sont clairement expliqués et il est facile de se glisser dans la peau du personnage (même sans s'identifier à lui).
Depuis l'enfance, Astrid adule sa mère qui l'élève dans une relation exclusive, fusionnelle et dans le déni du père. Ingrid exerce une véritable emprise sur l'esprit de sa fille et tout au long du roman, en dépit de l'éloignement, elle va chercher à maintenir ce lien que je qualifierais volontiers de castrateur si Astrid était un garçon. De son côté, Astrid va sans répit tenter de prendre du recul face à l'ambiguïté de ses sentiments envers sa mère et se chercher de nouvelles icônes maternelles.
L'existence des deux femmes bascule le jour où Ingrid rencontre un homme, un goujat qui se met en tête de la séduire et s'y prend avec beaucoup de savoir faire. Lorsque Barry Culker finit par se lasser d'Ingrid, trop compliquée, pour revenir à ses petites amours faciles avec des jeunesses peu exigeantes, la poétesse " dont la lumineuse beauté n'est qu'une arme pour séduire et manipuler les hommes " se retrouve sur le banc des laissées pour compte. Refusant d'accepter sa défaite, elle renoue avec la tradition nordique des femmes de sa lignée, un peu sorcières et prépare un filtre où amour et haine se mêlent étroitement.
Sans dévoiler plus de l'intrigue qu'il n'en faut, le titre du roman est en lien avec ce moment de leur vie. Astrid va ensuite longuement s'interroger sur ce qu'elle a perçu, ressenti, vécu durant ces quelques jours et sur sa culpabilité par omission. Par extrapolation, on peut y voir une image de la mère où la pureté des apparences dissimule une profonde toxicité.

J''ai beaucoup apprécié ce roman qui développe et dissèque abondamment un point de vue intéressant sur les rapports filiaux mais aussi les grandes questions auxquels les adultes en devenir se trouvent confrontés pour se construire. La complexité du rapport mère-fille est pleinement exploité et repose sur un personnage maternel sans concession qui n'a pas le beau rôle. L'ensemble des personnages secondaires qu'Astrid va croiser sont finement décrits, bien campés, toujours plausibles, parfois charismatiques et souvent attachants. Tous les épisodes de l'histoire apportent quelque chose à la construction du personnage central.

Un titre que j'ai découvert exclusivement grâce à l'existence du challenge de Calypso Un mot, des titres qui m'a fait prendre ce livre en rayon et me laisser convaincre par la quatrième de couverture :
Laurier blanc raconte l'histoire d'Astrid, son errance dans les nombreux foyers d'accueil de Los Angeles, les épreuves qu'elle doit affronter pour trouver sa vérité et son chemin. Seuls la détermination et l'humour lui permettront de relever le défi, de lutter contre la solitude et la pauvreté, et d'apprendre ce que peut devenir un enfant sans mère dans un monde indifférent. Quête de soi, adieu nostalgique à l'enfance et au monde de la pureté : un roman poignant qui révèle un grand talent. Un premier roman exceptionnel qui a bouleversé l'Amérique. Plus de 2 millions d'exemplaires vendus.

L'écriture de Janet Fitch et son sens de l'histoire me rappellent un peu Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. Une belle leçon de vie dont je recommande chaleureusement la lecture.

Le film


californie USAcaliforniechallenge 50 états
Los Angeles,CALIFORNIE (bis)

vendredi 4 novembre 2011

Corto Maltese - Mémoires

L'album ou plutôt l'atlas romancé débute, sur trois doubles pages, par la galerie de portrait des 120 personnages qui peuplent les voyages de l'infatigable Corto Maltese.
Dans cet ouvrage, Michel Pierre entend rendre hommage à l'imagination et au talent d'Hugo Pratt, le "père" du mythique marin à la boucle d'oreille. Apparu en 1967 dans La ballade de la Mer salée, Corto Maltese apparaît torse nu, pas rasé, pieds et mains attachés à un radeau grossier, en train de dériver au gré des courants du Pacifique. Il connaît pourtant une destinée hors du commun qui le voit sillonner le monde de la Sibérie à la Patagonie, d'Irlande à Djibouti, de Venise à Hong Kong. Né le 10 juillet 1887, il a traversé le début du XXème siècle, dont le contexte historique se confond avec son univers et en a croisé les grandes figures de l'Histoire.
On le retrouve, en autant de chapitres très documentés, au gré de ses itinéraires aventureux :
- en Orient (1904-1905)
- aux Amériques (1905-1913)
- dans le Pacifique (1913-1915)
- dans les Caraïbes et en Amazonie (1915-1917)
- en Afrique (1917-1918)
- en Mandchourie et en Sibérie (1919-1920)
- à Venise et à Rhodes (1920)
- en Argentine (1920...)_
Un jour des années trente, quelque part du côté de l'Espagne, alors que tonnent les canons de la guerre civile, on perd sa trace. Pourtant, il n'est pas mort ; il s'est simplement retiré pour achever sa vie près de l'océan Pacifique, à l'abri du tumulte du monde. Corto Maltese, comme tous les héros, est devenu immortel.

Un beau livre, qui devrait ravir tous les inconditionnels et intéresser les amateurs auxquels il peut apporter un autre regard sur la bande dessinée. Il mérite amplement de figurer au palmarès du challenge de Tiphanya

Une exposition Le voyage imaginaire d'Hugo Pratt en six thèmes lui est consacrée à la Pinacothèque de Paris de mars à août 2011.

jeudi 3 novembre 2011

Le jeudi c'est citation

Les rêveurs de jour sont des hommes dangereux
car ils peuvent agir leur rêve les yeux ouverts pour le rendre possible.
Lawrence d'Arabie

mercredi 2 novembre 2011

Menteuse

Les amateurs de biographie seront déçus s'ils espèrent de ce récit un peu décousu, semé de considérations trop générales pour engager une véritable réflexion, mais d'une écriture qui n'est pas désagéable, des confidences de l'actrice Sophie Marceau. Pour que personne ne s'y trompe, elle précise à la fin que la Menteuse du roman est ouvreuse de cinéma...
Mais alors qui est le " je " qui rencontre une réalisatrice sud-américaine ou repart de chez son agent avec un scénario sous le bras !!

mardi 1 novembre 2011

TTT

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon un thème littéraire défini sur la blog de Iani - rendez-vous initialement créé par The Broke and The Bookish. Ce sont Endea et Lhisbei qui m'ont donné envie d'y participer et le thème de la semaine est :
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Les 10 auteurs qui prennent  le
plus de place dans ma bibliothèque
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Voici donc le début de mon Top, qui n'est pas complet car je le fais de mémoire et elle commence à flancher : il faudrait que j'écrive mon Place de Chine personnel. Je compléterai les quantités quand j'aurai fait le tour de mes différents dépôts de livres ici et surtout ailleurs :il faudra bien qu'un jour je classe un peu tout ça !
  1. jeunesse : Philippe Ebly - fan de la première heure, j'ai grandi avec les aventures des Conquérants de l'impossible ou des Evadés du temps
  2. policier : Agatha Christie - je préfère Miss Marple à Hercule Poirot et j'aime bien aussi les enquêtes où apparaît Miss Quat'sous (Tuppence en anglais), je collectionne les éditions Club du Masque avec les couvertures façon nature morte ou Cluedo
  3. SF : Isaac Asimov - mes achats remontent à mon adolescence, mais je pense qu'il est l'auteur le plus représenté, dans la collection J'ai Lu à tranche mauve et quelques anthologies Histoires de...
  4. fantasy : Jeffrey Lord (pseudo collectif) - j'ai tous les Blade que j'ai chiné dans les bacs pour compléter ma série du n°1 (La hache de bronze) jusqu'au 100 (La favorite d'Alderan), depuis je les achète sporadiquement, en gare essentiellement
  5. contemporain : Patrick Modiano - mon auteur chouchou, j'ai presque tous les anciens titres et j'achète les nouveaux sans même lire le résumé (surtout pas)
  6. Daniel Pennac : essentiellement toute la série des Malaussène
  7. Eric Emmanuel Schmitt : même si j'en ai lu plus que je n'en possède
  8. étranger : Amélie Nothomb
  9. et j'exclus volontairement les BD car là on touche à du très lourd en termes d'auteurs et de nombre d'albums

lundi 31 octobre 2011

Challenge ABC 2012

A l'issue du tirage au sort, voilà les deux premières initiales par lesquelles nous commencerons l'année 2012 : auteur au choix, titre au choix (j'ai deux tomes d'Orsenna dans ma PàL depuis fort longtemps, on verra...). voir mon billet de présentation générale.
Je noterai ci-dessous les inscrit(e)s qui partageront leur(s) lecture(s) avec moi le 1er janvier 2012 (publication la veille pour que je puisse insérer les liens merci)

samedi 29 octobre 2011

J'en dis plus sur mon idée de challenge ABC 2012

Depuis la naissance de mon blogue (2009), je lis chaque année en parcourant la totalité de l'alphabet selon le principe des challenges ABC. Je me suis choisi ma première liste, puis j'ai laissé faire d'autres challengers. En 2011, il n'y a presque plus d'activité sur le blogue du circle challenge (des visites certes, mais pratiquement pas de commentaires en dehors des (3) participant(e)s. C'est plutôt désolant, donc je n'ai pas envie de renouveler l'aventure, mais j'aime le principe qui m'a permis de découvrir en quantité des auteurs nouveaux, intéressants et agréables.
Je me fixe donc mes propres règles pour 2012 et vous propose de me suivre en toute liberté : vous pouvez participer une seule fois, pour une seule des deux lettres, deux fois pour la même lettre... il suffira de me le faire savoir en commentaire et j'intégrerai les liens dans mes billets. Le challenge peut être pris en cours et les inscriptions restent ouvertes toute l'année 2012 dans les commentaires de ce billet.
Voilà comment je vais procéder pour laisser une grande place à la lecture d'impulsion : chaque mois, je tirerai au sort deux lettres de l'alphabet (en les éliminant au fur et à mesure pour les tirages suivants). J'aurai ensuite un délai de deux mois pour proposer et lire un auteur qui possède l'une ou l'autre de ces initiales : le but est de pouvoir piocher dans les rayons des bibliothèques et de me laisser guider par l'intuition ou le hasard.
Le premier du mois n+2, je publierai mes deux billets ainsi que la liste des auteurs lus avec renvoi vers les blogues participants et je donnerai les deux lettres suivantes. Chaque premier du mois, il y aura deux lettres publiées et deux nouvelles lettres à découvrir ; chaque mois, il y aura donc quatre lettres en cours.
Rendez vous le 1er novembre pour de connaître les deux premières initiales qui seront publiées le 1er janvier 2012. Mon précédent billet

jeudi 27 octobre 2011

La dame en bleu - La femme coquelicot - La petite aux tournesols

Une coïncidence étonnante et fortuite de plus : il y a un an jour pour jour, je découvrais le premier volume d'une trilogie écrite par Noëlle Châtelet, La dame en bleu dont le rythme étroitement adapté au propos m'avait subjugué. Je viens de lire dans la journée, sans avoir pu m'en abstraire une minute, La femme coquelicot qui lui fait suite ou le précède, c'est selon, mais surtout qui l'éclaire d'une tonalité nouvelle (pour rester dans le registre chromatique). Un dernier volume La petite aux tournesols complète la série sur l'amour aux différents âges de la vie, ou plus exactement sur la coloration associée aux étapes de la vie où le bleu apparaît comme la teinte du renoncement, le rouge celle de l'épanouissement et le jaune celle de la transition.

La dame en bleu est un roman nonchalant, qui avance au pas d'une dame vêtue de crêpe bleu marine : "son doux balancement du corps, sa façon de peser chaque pression du pied sur le bitume, l'inclination de sa tête comme pour". Solange, la belle cinquantaine, doit à une rencontre de hasard de prendre conscience de la vacuité de sa vie apparemment bien remplie. Elle réagit par une "abdication quiète", la renonciation au monde et à la vie trépidante qu'elle menait et se laisse volontairement dépasser par le flot pressé des autres, ses anciens collègues, amis, amant. Paradoxalement, elle devient la mère qu'elle pense n'avoir pas su être et se retrouve en sa fille.
Lu le 13 juin 2009
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La Femme coquelicot accompagne la dame en bleu à un carrefour de sa vie. Au moment de leur échange muet, quand elles se suivent dans la rue à petits pas balancés, Marthe et Solange se passent symboliquement le relais. Alors que Solange se résigne au crêpe bleu marine, Marthe revendique le droit au rouge coquelicot, d'abord en tissu d'ameublement, puis dans sa garde-robe. Veuve et grand-mère effacée de soixante-dix ans, elle s'apprête à transgresser un tabou. En effet, suite à sa rencontre avec un artiste de dix ans son aîné, elle s'autorise enfin à vivre, avec bonheur, émerveillement et passion, sa première histoire d'amour.
Lu le 13 juin 2010
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Mathilde est mécontente : cette année, ses vacances sont contrariées. Au lieu de l'emmener au bord de la mer, sa mère s'est décidée pour un mas provençal et elles ne seront pas accompagnées de son père mais de Christiane sa meilleure amie et de "l'époustouflante" Bénédicte, sa fille de 7 ans. Pour Ma-thilde, cet été est l'occasion des découvertes, émerveillées et émues, des champs de tournesols qui parlent à son coeur, de la merveilleuse Provence, mais aussi des premiers émois les yeux dans les yeux avec Rémi, un petit garçon de l'assistance placé en vacances dans la ferme voisine. Dans les situations imprévues, Mathilde
dit, selon une des formules touchantes dont Noëlle Châtelet
a le secret, J'ai pas peur, juste un peu. Mathilde a 6 ans.
Lu très/trop vite dans le cadre du RaT 22- 23 octobre 2011

mercredi 26 octobre 2011

RED

Retraités extrêmement dangereux en est la traduction française, mais RED est aussi le terme pour "Code rouge". Paul Moses, un ancien de Langley et le pire tueur que les Etats Unis aient envoyé "effacer" les hommes et femmes qui les gênaient, reprend du service. Il a été agressé dans sa tanière et malheur à ceux qui on essayé de s'en prendre à lui dans la retraite où il s'efforçait d'oublier ses années de service actif. Aucun abri n'est assez sûr pour eux : loin d'être un papy décati, il vient les traquer au coeur même du siège inviolable de la CIA en moins de temps qu'il n'en faut pour envoyer un SMS.
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La seule BD de mon Read a Thon, mais quelle BD ! Elle sort également de ma PàL.
J'ai voulu découvrir le premier tome du comics qui a inspiré le film et j'adore l'histoire (Warren ELLIS), le graphisme (Cully HAMNER), le format, la couverture plastifiée ROUGE. Les tomes suivants sont vert et bleu et je cours les commander : j'ai hâte de voir comment est dessiné le personnage joué par John Malkovich, tant celui de Bruce Willis (Franck Moses) est excellentissime ! Ce gars c'est du béton armé
Voir la Bande annonce et le Preview sur BD Gest'
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50 états, 50 billets 
Langley, VIRGINIE

mardi 25 octobre 2011

Sommeil

Un bon choix pour démarrer ce RAT automnal 2011.
Sommeil est une longue nouvelle du maître de l'étrange. Haruki Murakami y reprend ses thèmes de prédilection : le double idéal, le monde inversé, le rêve éveillé... Il décrit une réalité crédible qui bascule subtilement dans le fantastique. La raison implique que ce soit impossible, mais pourtant à la fin, par la magie de l'écriture, le doute subsiste : et si tout cela était vrai ?
Autre avantage, cette belle édition sur papier glacé est superbement illustrée par Kat Menschik, de dessins en bleu marine et blanc très graphiques qui suivent le texte de loin mais l'accompagnent néanmoins parfaitement dans le même registre déroutant, avec des cadrages serrés qui déconcertent.
Troisième point positif, il sort de ma PàL où je l'avais inscrit au titre du challenge La nouvelle de Sabbio.

Présentation de l'éditeur
Envoûtante, onirique, mystérieuse, une des nouvelles les plus énigmatiques de Haruki Murakami, dans une édition luxueuse, superbement illustrée aux couleurs de nuit, par Kat Menschik. Dans un style pur et cristallin, une plongée obsédante dans les dix-sept nuits sans sommeil d’une femme, pour pénétrer tout le mystère et la magie de l'univers du maître.
Une femme, la trentaine. Elle est mariée, a un enfant. Le matin, elle fait les courses et prépare les repas. L'après midi, elle va nager à la piscine. Elle vit sa vie comme un robot. Mais la nuit, quand tout le monde dort, la femme se verse un verre de cognac, mange un peu de chocolat, lit et relit Anna Karénine.

lundi 24 octobre 2011

J'ai lu

Spécial Read-a-thon
Pour ne pas faire comme lors du précédent Rat, pour lequel des billets sont toujours en attente, je prévois un commentaire de lecture pour chaque jour de la semaine, sachant qu'il y en a pour toutes les humeurs :
Haruki MURAKAMI, Sommeil : le plus étrange
Noëlle CHATELET, La petite aux tournesols : le plus attachant
Scott WESTERFELD, Midnighters 1 : le plus prévisible
Michel QUINT, Effroyables jardins : le plus inattendu
Warren ELLIS / Cully HAMNER, Red : le plus violent
Roland HELIE, Place de Chine : le plus déroutant
J-B. GENDARME, Petit éloge des voisins : le plus drôle
Abandon : Lauren WEISBERGER, Stiletto Blues à Hollywood (196/437)

dimanche 23 octobre 2011

Swap swap swap

Juliah organise son premier swap et vu son thème, elle n'a pas froid aux yeux !

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Je me suis engagée avec Pimousse, mais plein d'autres swappé(e) attendent leur binôme, alors allez vite sur le site de l'organisatrice ou ICI si vous souhaitez nous rejoindre POUR PASSER NOEL EN NOTRE COMPAGNIE !!!

Voici la composition de nos colis :
2 livres dans le thème ; 1 livre « surprise » comme cadeau de Noël ; 1 déco de Noël, pour le sapin ou la maison ; 1 accessoire pour le jour de Noël, ou dans l’esprit de Noël ; des friandises de Noël ; un « truc chaud » pour accompagner une bonne lecture au coin du feu ; une jolie carte de vœux pour votre partenaire de swap et que rien ne vous empêche de rajouter une autre petite surprise !

Voici les dates :
- Inscriptions et envoi des questionnaires jusqu’au 6 novembre 2011 (attribution des swappés tirés au sort.)
- Préparation des colis du 7 novembre au 4 décembre
- Envoi des colis entre le 5 et le 8 décembre (enfin, on fait en sorte que ça arrive avant Noël !)et on ouvre tous notre colis/cadeau le jour où on fête Noël ! Ou alors on garde le livre « surprise » pour ce jour-là, histoire que les impatients ouvrent tout le reste avant ! Comme vous voulez… !
Et on essaie de tous publier notre chronique/mettre un post sur notre colis en janvier 2012.

samedi 22 octobre 2011

Il revient comme chaque automne

Le Read A Thon c'est aujourd'hui et demain !
Qu'est ce que le Read A Thon ou RAT ? En quelques mots, c'est simplement un marathon de lecture où nous lisons durant 24 heures d'affilée. Dewey's est l'investigateur de l'effervescence générale made in States. En France, Chrestomanci est l'organisatrice officielle.
Toutes les personnes qui souhaitent se joindre à nous pour cette occasion, sont les bienvenues. C'est un plaisir de partager cette expérience avec tous les lecteurs qui veulent tenter l'aventure.
Pour les inscriptions et les questions, direction le blogue de Tiboux qui reprend le même concept que Chrestomanci, c'est à dire au choix :
- le Grand Read A Thon de 24h : départ le 22 octobre à 10h jusqu'au lendemain même heure.
le Mini RAT de 12hpremier départ en même temps que le grand. Par contre, il se terminera à 22h. Cela réjouira les personnes qui aiment lire durant la journée. Et un autre départ s'effectuera à partir de 22h (toujours le 22) et se terminera à la même date que le grand, c'est à dire le lendemain (23 octobre) à 10h du matin. En résumé : Soit un 10h-22h ou alors un 22h-10h !
Personnellement, je réfléchis déjà à un bon gros pavé bien prenant pour la nuit et plein de petites lectures distrayantes pour changer de rythme. Et vous ?
Je ne ferai pas la nuit finalement, trop de fatigue accumulée ces dernières semaines, et cette année, j'ai décidé de rejoindre les lecteurs du dimanche ! Mes listes et piles sont prêtes, ainsi que mes provisions... Je publierai au fur et à mesure mes résultats
Bon courage et belles lectures à celles et ceux qui ont commencé
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AUTEUR et TITRE Heure début Heure fin Nombre pages Pages totales
Haruki MURAKAMI, Sommeil  10:00 79 79
Noëlle CHATELET, La petite aux tournesols 11:00 157 236
Scott WESTERFELD, Midnighters 1 13:00 335 571
Michel QUINT, Effroyables jardins 18:00 75 646
Warren ELLIS/Cully HAMNER, Red 19:00 78 724
Roland HELIE, Place de Chine 20:00 55 779
J-B. GENDARME, Petit éloge des voisins 20:30  22:00 139 918

918 pages et 7 ouvrages au total, soit un bilan moins élevé qu'au dernier RaT de printemps (je me suis laissée distraire et puis la fatigue...) mais plus de découvertes, qui pour certaines patientaient dans ma PàL depuis longtemps.
Merci à Jeneen, Somaja, Dup, MissBunny, Syl et Ange pour leurs encouragements !!! Sourire éclatant.

dimanche 16 octobre 2011

Les corsaires d'Alcibiade

Un triptyque signé Eric Liberge et Filippi dans la collection Empreintes de Dupuis où les auteurs rendent un hommage jubilatoire aux feuilletonnistes du XIXème siècle, revisités steampunk. Des technologies d'avant garde que n'aurait pas reniées Jules Verne leur valent un 7/10 sur l'échelle proposée par A. C de Haenne (technologie uchronique, dirigeables, automates, goggles, machines à vapeur, savant(s) fou(s), ère victorienne, métal riveté, engrenages, manomètre).

Londres 1825. La couronne britannique cherche encore et toujours à asseoir son emprise maritime sur le monde. Trois garçons et deux filles aux talents complémentaires sont recrutés, bon gré, mal gré, par une société secrète aux méthodes contestables. Leur formation terminée, ils rejoignent l'équipage de l'Alcibiade, un navire chercheur de trésors suréquipé et futuriste. Aucun ne se doute vraiment des aventures qui les attendent.
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tome 1 : Elites secrètes
Les cinq jeunes gens, sélectionnés pour leurs capacités hors du commun et totalement coupés de leur environnement familier, forment désormais une équipe de "récupérateurs" d'élite, chargés de mettre la main en secret sur les trésors encore disséminés aux quatre coins du globe en ce début de XIXe siècle. Tandis que Curtis et Maryline, les grosses têtes de l'équipe, sont chargés d'interpréter les indices et de décrypter les énigmes, Mike, excellent sportif, Peter, cambrioleur virtuose et Lydia, reine de la contrebande, doivent plutôt assurer la partie physique de l'entreprise.

tome 2 : Le rival
Ils sont loin d'être seuls dans la course ! Un mystérieux rival, aussi bien informé et équipé qu'eux, se met en travers de leur chemin. Avec un arsenal et des systèmes de navigation bien en avance sur leur époque, les combats navals prennent une allure dantesque. Ils vont devoir faire face au doute, à l'échec, à la perte d'un des leurs... Dans la pure tradition de la BD d'aventures, l'ambiance de cet album est aux histoires de pirates, d'îles mystérieuses faussement désertes, de trésors cachés gardés par de féroces tribus sauvages, sur fond de fuite dans la jungle hostile.

tome 3 : Le Français
Tout en commençant à entrouvrir la porte sur les mystères de l'organisation " Alcibiade ", les auteurs rebondissent dans une nouvelle histoire aux dimensions épiques. Le troisième album de cette saga réaliste et décalée plonge les personnages dans les glaces polaires et le secret d'expériences enfouies au plus profond des banquises. Le scénario, palpitant, entraîne le lecteur tambour battant, dans des aventures dignes de Rocambole.
Lu le 5 mai 2011

tome 4 : L'arme secrète

samedi 15 octobre 2011

Challenge Un mot, des titres...

Tous les mois et demi, nous sommes de plus en plus nombreux à répondre à l'appel (une trentaine maintenant) et à partager des lectures autour d'un mot commun. Les thèmes se suivent et ne se ressemblent pas toujours : au mois de septembre, après le soleil de juillet, c'est la nuit, suggéré par Félina, qui est sorti du chapeau de Calypso. Une quatrième session démarre qui nous mènera jusqu'au 1er décembre et je vous invite à découvrir le mot secret sur le site d'Aperto Libro.

Nuit noire, une BD (trilogie) de Chauvel et Lereculey
Douce nuit, un polar de Mary Higgins Clark
en cours : Bleues nuits, des nouvelles
complétées de mes anciennes lectures :
David BENIOFF : 24 heures avant la nuit
John BERENDT : Minuit dans le jardin du bien et du mal
Marc HADDON : Le bizarre incident du chien pendant la nuit
Alain NUEIL : La mille et deuxième nuit
Daniel VAXELAIRE : Bleu nuit ou les sept vies du moine

Quelques BD lues ou à lire :

mercredi 12 octobre 2011

Histoires de mots

Etymologies européennes dont la racine -logos, du grec legein (rassembler, dire), de même
que sa voisine latine legere (cueillir, choisir, lire), provient de l'indo-européen *leg qui signifie à la fois cueillir, rassembler et choisir. Elles ont donné une nombreuse descendance => lexique et horloge, leçon, légende ou sortilège et cueillir, élire, intelligent, légion, élégant, négligent ou sacrilège... avec leurs équivalents dans toutes les langues romanes, mais aussi dans celles issues du gothique, par exemple en anglais ou en allemand.
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L'indo européen est une langue construite en laboratoire d'après les règles de la linguistique dont l'influence se retrouve, à travers le latin, le grec, le gothique et le sanscrit, dans la plupart des langues européennes.
Louis Jean Calvet convie le lecteur à des fouilles généalogiques dans neuf des langues officielles de l'Union européenne : français, italien, portugais, espagnol, grec, allemand, anglais, danois, néerlandais.
Avec plus de 3000 entrées (regroupées en fin de volume dans un lexique pour chaque langue), sa promenade étymologique se déroule en dix chapitres regroupant de proche en proche les notions relatives à l'être humain, les parties du corps, les animaux, la nourriture, les éléments, les sentiments, la vie sociale, la nature, la pensée et peut être le plus étonnant sur les chiffres.

lundi 10 octobre 2011

Douce nuit

Mary Higgins Clark, en ce suspense construit spécialement autour de Noël, produit un conte émouvant où un enfant de sept ans armé de la force de son amour et de son courage affronte les pires épreuves d'une nuit de cauchemar à la veille de la fête de la Nativité.
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Une bouffée l'espoir et de rêve s'accroche à une médaille miraculeuse qui a sauvé son grand-père pendant la guerre et doit protéger son père des suites d'une opération vitale. Plus prosaïquement, le petit médaillon de Saint Christophe a permis à une serveuse de fast food de le repérer et donc de mettre la police sur les traces du preneur d'otage, car en effet, par un concours de circonstances malheureux, le petit garçon a croisé la route d'un criminel sans coeur prêt à tout pour ne pas retourner en prison.
Il n'y a plus guère de surprise avec Mary Higgins Clark : une écriture efficace au service d'un récit prenant et tragique, mais voilà, c'est tellement attendu que cela ne marche plus, je me suis sentie détachée de cette histoire qui tombe dans le piège de la facilité avec la mise en scène des angoisses enfouies d'une jeune mère : craindre la nuit de Noël pour la vie de son mari et de son fils... et apprendre au cours de la messe de minuit que la police vient de le retrouver ! Décevant et un dénouement peu crédible.









50 états, 50 billets 8/50
NEW YORK

dimanche 9 octobre 2011

Tag des illustrateurs

L'homme de papier
Un cow boy romantique, qui veut rejoindre sa dulcinée mais divague en chemin sur sa monture qui ne sait pas prendre le galop, des soldats yankee assez laxistes pour laisser leurs captifs se rendre eux même à la prison, un pasteur doux comme un agneau qui se déchaîne (au sens propre) avec la pluie, un soldat de sa très gracieuse majesté britannique qui rêve d'en découdre avec l'armée confédérée, des sioux prêts à négocier leurs prises de scalp et une très jolie indienne Oglala à moitié nue (Lapin blanc pour ses frères rouges mais Fesses-au-vent pour le cow boy), un fort militaire ouvert à toutes les directions et un paysage de sierra à couper le souffle : du grand Milo Manara qui s'amuse ici à mettre en scène une compagnie hétéroclite issue des clichés du western, personnages dénaturés qui tirent chacun l'histoire dans leur sens. Disjoncté, primesautier, mais ça fonctionne. Habituellement excellent !

jeudi 6 octobre 2011

La vie d'une autre

Lors du swap Fais moi Plaisir (de Liyah) Nane m'avait fait parvenir ce roman de Frédérique Deghelt.
La vie d'une autre me rappelait a priori le pitch de J'aurais préféré vivre, mais elle s'en démarque fort heureusement et au lieu d'un roman gentil, divertissant, sans réelle profondeur, elle pose un texte fort, perturbateur, qui pose de vraies questions sans réponse sur la vie conjugale, l'amour maternel, l'amitié, le vieillissement et le temps qui passe, la réalisation de soi...
Jeudi 12 mai 1988. Marie a vingt-cinq ans : elle vient de décrocher un emploi comme développeur de concept dans une TV locale et lors de la soirée où elle fête son tout nouveau job avec ses amis, elle rencontre Pablo, mi-argentin, mi-russe mais total séducteur.
Elle se réveille le lendemain à ses côtés, mais elle est désormais Mme La Fuentes, mère de trois enfants Youri, Lola et Zoé, sans aucun souvenir des douze années qui se sont écoulées.
Elle ressent que son amnésie cache un lourd passif, mais également la joie profonde d'un amour tout neuf pour son mari et ses enfants. Elle ne se résout pas immédiatement à partager son secret avec Pablo et au fil du temps, l'aveu lui semble de plus en plus difficile et malvenu. Sur la corde raide pour ne pas se faire démasquer, elle traque les traces de l'autre pour comprendre.
Oublier c'est pardonner. En fouillant son passé, elle fait remonter des preuves de mécontentement, des sujets de discorde possible, des reproches latents qui sont en désaccord avec les sentiments qu'elle éprouve et l'attitude de Pablo. Elle soupçonne avec lucidité que la vérité ne peut venir ni de son mari, ni de ses proches, mais son ancien elle-même n'a-t-elle pas laissé des écrits qui l'éclairerait ? Tout en continuant à donner le change, ouverte et généreuse comme à 25 ans, elle cherche dans l'abolition de ses griefs de femme les raisons du sabotage de sa mémoire de couple.

Ses interrogations sonnent juste : par le biais d'une l'amnésie totale, elle prend un recul radical sur sa vie, interroge la réalisation de ses attentes de jeune femme encore libre et célibataire, comparée à sa situation de femme établie, mère et épouse apparemment comblée.
Au terme de ses investigations et de son introspection psychanalytique (avec l'aide de Raphaël, médecin et néanmoins ami auquel elle se confie) le personnage acquiert une consistance réelle, crédible, tout en restant intimiste. Cette femme à la recherche d'elle-même pourrait être l'auteur : elle joue d'ailleurs à une mise en abyme dans le roman lorsqu'elle contacte Henri, un amnésique pour l'interroger sur son expérience dont elle souhaite tirer le sujet d'un livre, sans lui dire qu'elle est le personnage principal qu'elle lui décrit.
L'ensemble est assez lourd, tendu et lorsqu'avec la scène finale survient un grand éclat de rire qui réconcilie Marie 25 à Marie 37, je peux dire que je me suis sentie soulagée.
J'ai beaucoup apprécié l'écriture, des passages m'ont profondément touchée, éveillant une résonance presque dérangeante en moi.
Lecture proche : André BRINK,  La porte bleue

mercredi 5 octobre 2011

13m28

2010, un siècle après les grandes inondations de la Seine, une brutale montée des eaux submerge Paris : en une nuit, les eaux ont atteint le quatrième étage des immeubles hausmaniens. Victor et ses ami(e)s, réunis pour fêter son retour et la soutenance de sa thèse sur les phénomènes quantiques se retrouvent entraînés dans d'étranges aventures peuplées de monstres marins et antédiluviens. Manolosanctis est une maison d'édition participative spécialisée dans la bande dessinée. Le principe est l'utilisation du Web pour la conception de BD, expérimentale, interactive et collaborative, et la diffusion en ligne, avec publication papier éventuelle au choix des lecteurs.
Pour 13m28, une trame générale (le lieu et l'élément déclencheur) et des fiches de personnages étaient proposées : à partir de quelques planches mises en ligne par Manolosanctis, un concours invitait des auteurs-internautes à créer une histoire en lien avec le thème principal.
Le choix des meilleures perspectives scénaristiques est revenu à RaphaëlB, l'auteur du synopsis et coordonnateur du projet qui pouvait également intervenir pour garantir une cohérence à l'ensemble. Voir ses premières planches.

Le résultat, un récit fantastique co-écrit par vingt jeunes auteurs de la scène BD française, est assez inattendu, une sorte de " cadavres exquis " où chacun apporte sa manière et son imaginaire mais où l'histoire réussit à suivre son cours puisque les personnages (Victor, Andrès, Marc, Clémence, Pierre, Jeannette, Boris, Eiko...) se retrouvent à divers moments de leur vie et évoluent face une situation de stress avec leur caractère et leurs priorités.
Parmi toutes les participations,  j'ai particulièrement remarqué l'originalité ou la qualité prometteuse de certains épisodes : Mary Pumpkins, Akalikoushin (remarquable technique au lavis) ou Mhat.
Ensuite, il faut accepter dans un tel projet de moins apprécier, voire de ne pas du tout accrocher avec quelques séries (mais 8 pages, même si cela interrompt le cours du récit, ce n'est pas beaucoup - alors qu'au contraire c'est parfois trop peu !)

lundi 3 octobre 2011

rubrique rattrapage de chronique

Petit éloge des voisins réussirait à nous faire croire que Jean Baptiste Gendarme connaît les nôtres ! Drôle mais jamais méchant, il dresse une galerie de portraits dans une succession de notes d'humour organisées par rubriques plutôt qu'en véritable roman. Du rire à petit prix avec la collection Folio 2 €

dimanche 2 octobre 2011

Le cahier bleu

Le roman vrai de la prostitution enfantine en Inde

Batuk Ramasdeen, la fille au sari rose à la bordure arc-en-ciel, est originaire du petit village de Dreepah-Jil dans le Madhya Pradesh. Elle a appris à lire et à écrire à sept ans durant son hospitalisation pour tuberculose. Dotée d'une imagination débordante, elle aime la lecture et la poésie, notament le Namdev.
Vendue à "oncle" Gahil à 9 ans par son père, elle vit et travaille dans une toute petite pièce sur Common Street à Bombay, sous la surveillance de Mamaki "Hippo" Briila, avec 3 autres filles et un garçon Puneet. Entre deux clients, elle s'évade dans sa tête et note tout de ses pensées et de ses souvenirs au crayon dans son cahier bleu, ses deux inestimables trésors.
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A quinze ans, mélange de femme revenue de tout et de petite fille charmante, avide d'aimer et de vivre, Batuk exerce depuis six ans un métier vieux comme le monde. Tout commence comme dans un palais de princesse de conte de fée, quand elle croise la route d'Iftikhar, dont elle est le cadeau d'anniversaire. Le fils de Purah "Bubba" Singh le millionnaire de Dehli, a 18 ans. Malheureusement, il ne se contrôle pas et devient violent.

James A Levine parvient à parler de la traite des enfants en évitant les écueils des bons sentiments et du voyeurisme. Le roman de la vie de Batuk est tout le contraire d'une histoire à raconter au coin du feu, pourtant de nombreux passages sont d'inspiration poétique, comme les contes qu'elle s'invente sur le modèle de la léoparde aux yeux d'argent que lui racontait son père, ou empreints de sagesse philosophique.
Distribué en trois parties inégales, il retrace l'enfance, le trajet du village à Bombay, l'apprentissage et les six années dans le bordel de Mamaki (cahier bleu) puis les trois journées à l'hôtel royal impérial de Bombay et la soirée d'anniversaire (feuilles de papier à lettres numérotées à l'entête de l'hôtel) enfin la chute en quelques pages (papier blanc ordinaire).
Batuk reprend connaissance dans un lit d'hôpital. Au cours de l'enquête policière, elle ne se souvient de rien (qu'elle souhaite raconter) sur les troublants évènements qu'elle a vécu dernièrement. Elle se tait sur un merveilleux secret : elle soutient que le grand tigre l'a sauvée et peut être d'une certaine façon est-ce vrai. Mais on peut s'interroger alors que dans ses écrits, elle n'a rien caché de la dure loi de la rue, qui lui a appris la survie et aussi la loi du silence...

samedi 1 octobre 2011

Bilan du challenge BD PàL sèche

ou une année de lectures-partages dans les univers BD

J'ai pris le challenge de Mo' [le bilan] en cours de route, au départ à Petite vitesse puis j'ai accéléré rapidement jusqu'à devenir Grand aventurier, Les cheveux dans le vent. Cela signifiait que je pensais lire 36 BD dans l'année (de septembre 2010 à septembre 2011) et croiser au moins 10 nationalités (scénaristes et/ou illustrateurs).
Je suis passée à côté d'une nuance importante, mais il est désormais trop tard pour rectifier : les BD du challenge devaient être conseillées par des tiers ! Par ailleurs, la stimulation de ce challenge a été tellement forte, que j'ai surtout lu des BD empruntées et que j'ai à peine entamé ma PàL d'achats personnels.

Grâce à ce challenge, je me suis mise à commenter mes lectures BD, au rythme moyen de 10 par mois, avec des pointes à 20 (mars, mai). Cela m'a permis de confirmer que j'en lis vraiment énormément, car c'est résolument un de mes genres préférés. Ce travail de mémoire est intéressant sur une année mais je n'ai pas l'intention de continuer sauf peut être sous la forme d'un récapitulatif hebdomadaire. J'ai déjà un peu de mal à tenir à jour ma liste des entrées/sorties dans ma bédéthèque et les achats projetés/réalisés.

J'ai aimé partager avec d'autres lecteurs/publiblogueurs encore plus assidus que moi et je continuerai à visiter leurs pages. Pour cela, je remercie Mo', mais aussi Jérôme, Fildediane, Mr Zombi... Comme le Blog-ô-trésors pour les romans, le challenge du Bar restera pour longtemps une de mes principales sources d'approvisionnement BDtesque en tous genres !
Cela m'a également aidée à évoluer dans mes goûts, élargir mon horizon et découvrir d'autres types de BD ou bien à enrichir mon approche en me projetant dans le commentaire que j'allais en faire pour partager une bonne découverte. Je me suis aperçue qu'il faut écrire assez rapidement au risque de ne garder qu'un souvenir imprécis et d'avoir des difficultés à expliquer les raisons pour lesquelles on a apprécié un style.

Ma plus grosse déception du challenge est Un peu de tout par Geluck : en effet, il débute l'album par sa biographie et j'ai cru que j'allais pouvoir épingler la nationalité bulgare... pourquoi n'aurait-il pas acquis une autre nationalité comme Bilal ? mais j'ai dû déchanter, il est belge pur frite !
En tout cas, son encyclopédie fantaisiste est à recommander à tous les amoureux de la langue franco-belge (vous savourerez une langue enseignée nulle part ailleurs) aux fans d'art grec (vous connaîtrez les nombreuses filiations de la Vénus de Milo) aux parents qui se posent la question de l'orientation de leur(s) enfant(s) (vous découvrirez une foule de petits métiers peu courus)...