Voyage en Islande sous la plume d'Arnaldur Indridason. NB : les islandais n'ont pas de patronyme, ils sont fils de (-son) ou fille de (-dotir). Les enquêtes du commissaire Erlendur Sveinsson [3]
Chaque histoire est l'occasion de dénoncer certains faits de société et notamment les violences faites aux femmes. En tant que policier, Erlendur est sans pitié, mais en tant qu'auteur également, la position d'Indridason est ferme. Il donne un vision dure, non édulcorée de son île, en proie aux démons de son passé, mais aussi aux problèmes liés à la mondialisation de l'économie.
Un challenge organisé par RizDeuxZz qui me permet de compléter la bibliographie d'Arnaldur Indridason [4] avec un emprunt en bibliothèque : ils n'avaient pas la suite logique, La voix, donc j'ai pris Etranges rivages.
J'ai préféré ce tome à tous les précédents mettant en scène Erlendur car il n'y fait pas figure de commissaire. Plus centré sur son passé, c'est une enquête sans en être une. Son idée fixe, rechercher la vérité sur les disparitions, est au centre de l'histoire. Eprouvant de temps à autre le besoin de se retirer loin de Reykjavic, il part errer sur la lande où il dort à la belle étoile ou bien dans les ruines abandonnées de la ferme autrefois occupée par ses parents. Il s'interroge sur sa responsabilité dans la perte de son frère cadet au cours d'une terrible tempête. En parallèle, il recherche les derniers contemporains d'une jeune femme portée disparue simultanément à tout un régiment de soldats britanniques heureusement rescapés pour la plupart. Loin de ses enquêtes habituelles, mais pas de ses préoccupations ni de ses manières, Etranges rivages livre quelques secrets du passé. De façon très collatérale, il découvre deux meurtres insoupçonnés survenus plusieurs dizaines d'années auparavant.
* * *
La cité des jarres est le premier tome étonnant d'une série. Vient ensuite La femme en vert. Je ne le savais pas mais heureusement je préfère avoir commencé dans l'ordre chronologique.
La cité des jarres
Un meurtre a été commis dans un quartier de Reykjavik construit sur pilotis à l'emplacement d'un ancien marais. Holberg, la victime, a été assassiné avec un cendrier dans son salon. Etrangement, le meurtrier a laissé sur le corps un papier indiquant « je suis Lui ». L'intuition de l'inspecteur Erlendur, policier aux méthodes très personnelles, le pousse à chercher le mobile du crime dans le passé d'Holberg. Contre toute attente, l'enquête le conduit jusqu'au centre d'étude du génome, laboratoire de recherches sur le patrimoine génétique islandais.
Lu le 27 juillet 2009_
_
La femme en vert
Reykjavik prend de l'ampleur et s'étend sur les pentes de collines autrefois réservées aux résidences d'été et aux camps militaires. Dans un nouveau quartier en construction, des ossements indubitablement humains sont découverts dans le talus d'un chantier.
Dans ce second tome, l'inspecteur Erlendur continue à se débattre avec ses problèmes familiaux, une ex-épouse acariâtre qui refuse de lui adresser la parole depuis le divorce, un fils indifférent et une fille junkie et enceinte, qui l'appelle à l'aide mais le fuit.
Lu le 23 novembre 2011
La voix Un meurtre a été commis dans un quartier de Reykjavik construit sur pilotis à l'emplacement d'un ancien marais. Holberg, la victime, a été assassiné avec un cendrier dans son salon. Etrangement, le meurtrier a laissé sur le corps un papier indiquant « je suis Lui ». L'intuition de l'inspecteur Erlendur, policier aux méthodes très personnelles, le pousse à chercher le mobile du crime dans le passé d'Holberg. Contre toute attente, l'enquête le conduit jusqu'au centre d'étude du génome, laboratoire de recherches sur le patrimoine génétique islandais.
Lu le 27 juillet 2009_
_
La femme en vert
Reykjavik prend de l'ampleur et s'étend sur les pentes de collines autrefois réservées aux résidences d'été et aux camps militaires. Dans un nouveau quartier en construction, des ossements indubitablement humains sont découverts dans le talus d'un chantier.
Dans ce second tome, l'inspecteur Erlendur continue à se débattre avec ses problèmes familiaux, une ex-épouse acariâtre qui refuse de lui adresser la parole depuis le divorce, un fils indifférent et une fille junkie et enceinte, qui l'appelle à l'aide mais le fuit.
Lu le 23 novembre 2011
L'homme du lac
A la suite des tremblements de terre d'Islande en juin 2000, le lac de Kleifarvatn se vide peu à peu. Une hydrologue chargée de mesurer le niveau de l'eau découvre sur le fond asséché un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés. Qui est donc l'homme du lac ? Erlendur et son équipe se voient chargés de l'affaire qui les amène à se déplacer dans le pays, pour le plaisir du lecteur qui apprend à découvrir un peu plus de l'Irlande et des Islandais à chaque nouvelle enquête. Elle les entraîne également hors des frontières, avec le programme d'échanges de jeunes communistes prometteurs avec certaines universités réputées de RDA sous contrôle de la police politique. Dans le contexte de la guerre froide et de la révolte populaire hongroise, le roman interroge, sans s'appesantir, la position islandaise dans les relations internationales. Par ailleurs, le climat familial d'Erlendur ne s'est pas allégé, entre ses deux enfants qui lui reprochent son divorce et conséquemment leur abandon : sa fille Eva Lind vit une histoire d'amour-haine avec lui, tandis que son fils Sindri Snaër, très proche de sa soeur, reste plutôt indifférent à son père.
Lu le 22 novembre 2017
* * *
Hors série
Betty vit avec Tozzi (Tomas Ottosson Zoëga), un armateur islandais qui a assis sa fortune sur les quotas de pêche. La jeune femme, très attachée au luxe qui l'entoure, a décidé de se débarrasser de lui avant qu'il ne révise son testament. Elle l'a convaincu d'embaucher un juriste spécialisé en droit maritime européen dont elle devient la maîtresse. La souricière pour deux personnes est tendue... dans l'attente de ses proies.
Les Diaboliques en version islandaise, Betty diffère un peu des autres romans écrits par Arnaldur Indridasson ; l'inspecteur Erlendur Sveinsson n'y fait d'ailleurs son apparition que par une courte allusion. Plus centré sur l'étude psychologique d'un personnage, il laisse peu de place aux évocations de l'Islande (sociale, économique...) qui habituellement m'intéressent. Mais l'auteur s'y révèle toujours aussi habile à maintenir l'intérêt. Le point pivotant du livre, au chapitre 18, est remarquablement imprévu !
Je ne regrette pas de m'être laissée convaincre par les commentaires élogieux d'Avenael et Philisine, des co-participantes au challenge nordique : Islande
Lu le 22 juin 2012

