Challenge des auteurs belges
Autour d'une saison G3-5 : roman d'horreur
Bingo : un édifice en pierre
1. La cité de l'indicible peur
Le
climat d'angoisse collective est installé par le titre et le chapitre liminaire, qui reprend la chronologie de l'apparition des Ils indéfinis semant la terreur dans la contrée. Distillé dans les chapitres centrés tour à tour sur les habitations qui entourent la place de l'Hôtel de
ville, il est entretenu par les interventions intermédiaires d'Ebenezer Doove,
secrétaire de mairie et grand conteur d'histoires lugubres.
À la fois faux roman policier et roman d'épouvante, mais vraie parodie, La cité de l'indicible peur paru en 1963
fait l'objet l'année suivante d'une adaptation cinématographique de Jean-Pierre Mocky avec Bourvil dans le rôle principal. Je peux sans peine m'imaginer l'acteur perpétuellement ahuri jouer sur la naïveté de gentil garçon de Sydney (Sigma Tau) Triggs. Sans véritable talent policier, le constable possède toutefois un excellent don de physionomiste. Face à son aura involontaire, mais usurpée du statut d'inspecteur londonien, les âmes coupables vont alors se sentir poussées à la faute. Mais il faudra l'arrivée de son ancien chef et mentor, promu à Scotland Yard, pour lui expliciter son rôle inconscient dans la résolution des différentes affaires impliquant les braves citoyens d'Ingersham et leur premier magistrat.

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