Pour distraire de son ennui l'inspecteur Grant cloué sur un lit d'hôpital, une amie comédienne lui apporte une série de portraits historiques dignes d'intérêt. L'un d'entre eux attire l'oeil exercé du criminologue passé maître dans l'interprétation des physionomies : il s'agit de Richard III, roi d'Angleterre, dont l'aspect magnanime est aux antipodes du personnage félon et sanguinaire décrit par Shakespeare. Avec l'aide d'un jeune chercheur américain, Grant traque dans les archives du British Museum, une vérité qui bat en brèche l'image communément admise de l'oncle usurpateur du trône, assassin de ses neveux, les fils d'Edouard IV.Le roman forme l'une des enquêtes les plus originales de toute la littérature policière, l'un des dix grands classiques du genre salué par la critique et aussi par les pairs de l'auteur.
Si la première partie est un peu languissante car elle contextualise l'enquête sans beaucoup de dynamisme, la suite devient passionnante car elle reprend sous une forme romancée les aléas de l'enquête scientifique visant à prouver l'intégrité conservée et l'innocence bafouée de Richard III.
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Plusieurs associations militent en faveur de la réhabilitation du monarque, s'appuyant sur les anciens travaux des historiens Horace Walpole (1768) et George Buck (1646).
Pour elles, la réputation de Richard III a été excessivement noircie
sous le règne d'Henry VII et de ses successeurs, afin d'asseoir la
légitimité - à l'origine très contestable - de la nouvelle dynastie
Tudor. Le portrait détestable que William Shakespeare dresse
dans sa célèbre pièce de théâtre (1591) est contemporain d'Elisabeth I,
petite-fille du vainqueur de la Bataille de Bosworth. Le dramaturge aurait
puisé son inspiration dans deux récits de référence, rédigés par les
historiens "officiels" des Tudor, Polydore Vergil et surtout Thomas More, ex-chancelier du roi Henry VIII, fils d'Henry VII.Dans sa saga littéraire The Cousins' War, l'auteur à succès Philippa Gregory en fait un personnage romantique et bienveillant - très éloigné du bossu psychopathe shakespearien - poussé vers le pouvoir par sa mère Cecily d'York et son épouse Anne Neville.
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| reconstitution / crâne authentifié en 2012 |

1 commentaire:
Et encore un ! Merci pour ta fidélité et rendez-vous demain pour la nouvelle contrainte (qui pourrait être marrante).
Bon dimanche.
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