Pour cette première enquête de Nan Vining, Dianne Emley propose une bonne intrigue, mais un suspense un peu plat, et une fin qui me laisse sur la mienne.
L'inspecteur Nan(ette) Vining, des Homicides à la police de Pasadena, reprend du service après un long congé, suite à une agression qui a causé sa mort cérébrale pendant plus de 2 minutes. En ce jour anniversaire, une affaire secoue tout Pasadena et l'enquête nécessite toutes les bonnes volontés : on n'assassine pas impunément un flic. De douloureux souvenirs ressurgissent alors pour celle qui faillit partager ce sort...
Mais les démons de Nan devront attendre : le tueur peut frapper à tout moment, n'importe qui. En l'absence d'indices, une seule piste valable : celle que Frankie, son double malheureux, semble lui chuchoter dans la nuit... L'inspecteur Frances Lynde, des Moeurs, a été martyrisée, égorgée et balancée nue du haut du célèbre (notamment pour le nombre de ses suicidés) pont de Pasadena. Son corps a été abandonné dans un lieu très fréquenté, comme pour narguer la police.
Victime d'un tueur qui a épié son comportement puis l'a attirée dans le piège d'une maison vide et laissée pour morte, Nan refuse d'abdiquer et après une douloureuse année de soins, elle reprend son travail aux homicides. Son premier jour de service la confronte au cadavre d'une collègue, torturée et assassinée.
L'enquête recherche des similitudes entre les deux affaires visant des femmes policiers dans l'exercice de leurs fonctions : Nan était en fin de service quand elle a reçu l'appel piégé, Frankie n'aurait pas dû porter l'uniforme pour le rendez vous privé auquel elle se rendait...
Les similitudes abondent pour évoquer sa propre agression. Pourtant, il sera peu question de son affaire dans ce roman qui s'intéresse surtout à la personnalité de sa collègue des moeurs et aux limites entre la vie privée et l'investissement professionnel de Frankie.
Il était difficile de passer après l'intense roman de Ian Manook et ce roman de Dianne Emley, trop classique dans son intrigue, ses questionnements, sa construction n'est pas parvenu à tirer son épingle du jeu.
Premier opus d'une trilogie : il aurait été intéressant de garder l'esprit des titres anglais : The first cut, Cut to the quick, The deepest cut, qui me donneraient plus matière à continuer la lecture. Je verrai bien....



1 commentaire:
Bonjour XL, oui, très ressemblant mais ce ne sont pas les seuls. Je vois souvent des couvertures semblables entre deux voire trois ouvrages. Sinon, Sans pitié ni remord de Lebel est un bon roman comme les autres du même écrivain. Un auteur de polar à suivre: http://dasola.canalblog.com/archives/2016/08/06/34155872.html Bonne journée.
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