dimanche 30 avril 2017

Les derniers jours de la classe ouvrière

S'il n'est pas le plus vieux de ma PàL, il s'en faut certainement de peu. J'ai acheté ce livre au moment de sa parution, alors que personne n'imaginait sans doute que son auteur serait un jour Ministre de la Culture et puis il est resté dans la PàL... Merci de l'en faire enfin sortir, car je ne sais pas si, en l'absence du challenge, je l'aurai repris... Il correspond à une période où je lisais des romans à substrat social, que ce soit la longue série des Rougon-Macquart (Zola dont j'aimerais d'ailleurs poursuivre la lecture) ou bien Claire Etcherelli, Elise ou la vraie vie. Je ne me souvenais pas exactement de ce que j'en avais attendu ! Après la surprise - je me sens au début un peu perdue entre les trois Angelo nés de la même mère - j'y trouve ce qui a dû motiver mon achat : le Pays haut, Audun-le-Tiche, berceau avec Villerupt, du festival du film italien, les mines, etc. Ce roman, dont le titre évoque Les derniers jours de Pompeï, raconte la fin d'un monde dont ne subsistent que les traces. Témoignage et fiction ou témoignage plus que fiction, le roman d'Aurélie Filippetti se lit comme une succession de tableaux qui cherchent justement les échos de ces hauts fourneaux, de cette sidérurgie défunte et de ces familles ouvrières issues de l'immigration.

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