lundi 4 juillet 2016

Matar y guardar la ropa - Nager sans se mouiller


Tour du monde : ARGENTINE
Pin up à l'oeil de velours, décor façon power flower, cadre et logo Babel noir, le ton est donné dès la couverture. J'ai prélevé ce roman de Carlos Salem dans une bibliothèque amie un jour où j'étais démunie de lecture plaisante et je dois dire que j'ai fait une sacré bonne pioche.
Le personnage central, un redoutable tueur à gages qui ne s'est jamais posé de questions sur son métier, est d'une ambivalence incroyable : être aussi peu crédible est un tour de force absolu dans le métier qu'il exerce.
La définition ci-dessous, donnée par son meilleur ennemi, désigne parfaitement le dilemme coutumier de Juanito Pérez Pérez :
Toi, tu aimes nager mais pas te mouiller, me disait toujours le vieux numéro Trois. Tant que ça fonctionne, mon gars, il n'y a pas de problème. Le problème c'est qu'un jour ça risque de ne plus marcher, et il faudra t'assumer, te demander qui tu es. Personne n'y échappe. Pour l'instant tu joues le père de famille timide, tu te laisses emmerder par ta femme, mais tu sais qui tu es ... même si tu ne veux pas le savoir. Parce que les balles, elles, le savent.  
Pourtant, lors de sa première garde alternée de père divorcé, les événements qui s'enchaînent dans le camp de naturistes où un contrat impromptu de son employeur l'oblige à passer ses vacances avec ses deux enfants, vont l'amener à faire des choix contre son caractère.
Numéro Trois vs Juanito Pérez Pérez va devoir montrer sa vraie nature pour survivre, sauver les siens, démêler les liens et comprendre ce que viennent faire dans son entourage : son ex-femme accompagnée d'un juge qu'il admire et respecte, un ami d'enfance auquel manquent par sa faute un bras et une jambe, un policier atypique dont il a plusieurs fois croisé la route, un rival au sein de sa propre Entreprise qui est peut-être là pour l'exécuter ainsi que sa famille et une mystérieuse jeune femme qui va le pousser à affronter les dangers de l'amour.
Je l'ai refermé avec un petit sourire de jubilation, car jusqu'à la fin surprenante, l'auteur donne du fil à retordre au lecteur.

1 commentaire:

Le Papou a dit…

Tentant ! Très tentant.
Le Papou