mardi 20 octobre 2015

Everest

Il est rare que je parle de films, sauf s'ils risquent de me marquer durablement, et je suis sortie choquée et le suis restée plus d'une semaine après avoir vu Everest de Baltasar Kormàkur, réalisateur islandais. N'ayant lu aucun résumé ou commentaire avant d'entrer dans la salle, je ne m'attendais pas à la fin. Seul avertissement, il s'agit d'une histoire vraie... Jusqu'au générique de fin, j'ai donc voulu croire qu'une expédition de sauvetage réussirait contre toute attente à rejoindre les alpinistes pris au piège de la montagne. En fait, le film rapporte une des plus tragique des tentatives d'ascension de l'Everest. En mai 1996, les " amateurs " fortunés peuvent tenter le principal sommet de l'Himalaya grâce à l'exploitation commerciale d'une des voies les plus meurtrières au monde. L'homme n'est pas fait pour vivre à l'altitude de croisière d'un 747, le corps commence lentement à mourir... met en garde l'organisateur. Rappel, il s'agit d'une histoire vraie et non d'un scénario catastrophe qui se termine bien pour les héros... Les deux principaux chefs d'expédition, des guides aguerris, sont restés à jamais prisonniers des glaces éternelles, mais aussi un certain nombre de leurs " passagers ".

J'ai fait le parallèle avec un documentaire vu l'année précédente sur la traversée de la Cordillère de Darwin en Terre de feu par un groupe de chasseurs alpins, heureux, exténués et unanimes à dire qu'ils ne retenteront jamais semblable exploit. Je préfère l'authenticité de leur témoignage, mais le message est identique : la haute montagne est fatale à la moindre erreur. Toutes choses égales par ailleurs, cela m'a rappelé mes lectures anciennes de Roger Frison-Roche, comme Premier de cordée.

SUR LE FIL DE DARWIN - ©2013 VICTORIMAGE

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