mercredi 13 novembre 2019

Histoires de Chimères [5]

Rien qu'une Chimère d'Emma Darcy ou le mannequin et le milliardaire : elle vient de se disputer avec son fiancé et photographe, il veut lancer son nouveau parfum, ils se croisent incognito le temps d'une parenthèse idyllique sur une plage... elle sera sa nouvelle égérie, il lui a caché qu'il pouvait détenir les clefs de son avenir professionnel, l'instant d'un clip la magie opère de nouveau.
AUSTRALIE
Lu en octobre 2019


Chasseurs de chimères : un recueil de nouvelles datant de l'âge d'or de la SF française
Lues en novembre 2014








Chimères, tome 3 Bellérophon, de Joseph Béhé et Thomas Mosdi
Je ressens une légère déception avec l'album de clôture de ce triptyque pour deux raisons : le graphisme de Béhé me plaît moins que dans d'autres albums et le scénario est difficile à suivre car il se rattache à plusieurs sources mythologiques
Lu en décembre 2014


Pour cette troisième session, j'ai choisi de lire des BD se rattachant à la Belle époque.
Assez peu convaincue par le tome 1 des aventures d'Adèle Blanc-Sec de Tardi, j'ai préféré chercher ailleurs et bien m'en a pris.
Janvier 2015 pour le challenge Chacun son époque 3/5

D'abord, Green Manor, un triptyque écrit par Vehlman et dessiné par Bodart, qui m'a amusée par son humour cynique et divertie par la diversité des histoires courtes rassemblées sous une thématique commune. Les faits advenus sont évoqués par un narrateur identique à la manière des romans à énigme de la même époque, se passent dans l'Angleterre victorienne, majoritairement à Londres, et s'étalent dans le temps sur toute la seconde moitié du 19ème siècle.
Sous des allures respectables et une courtoisie bon ton, les membres du Green Manor's Club, fleurons de l'aristocratie britannique, sont les plus odieuses crapules qui soient. Les scrupules anecdotiques du futur gardien de la vénérable institution sont prétexte à l'évocation des méfaits secrets et des passions criminelles des uns et des autres. Chaque conte est délicieusement inattendu, mais j'ai préféré le machiavélisme magistral et ultime du joueur d'échec et l'ironie cruelle de la chute dans l'Ange de la Mort.
Fin de partie
La petite musique du crime
Dans la tête de William Blake
Duel au sommet
Le testament

Ensuite, Chimère(s) 1897, repéré dès sa sortie est un triptyque signé Arleston qu'on ne présente plus et Vincent, qui m'a beaucoup plu, tant par son graphisme que par le fond de l'intrigue et le contexte : la IIIème République et le Paris haussmannien dans les dernières années du 19ème siècle. 



Outre le destin de l'héroïne, déjà prostituée bien que n'ayant pas l'âge légal et à laquelle aucune humiliation n'est épargnée, je me suis intéressée aux secrets de Gisèle, l'impitoyable tenancière, une ancienne reine des spectacles parisiens. Sa maison close La perle pourpre, lieu de rendez vous et de débauche où se croisent le monde des arts, des affaires et de la politique, permet de rencontrer des personnages qui ont fait l'histoire. L'intrigue fait la part belle à la trame de fond, il y est question de Ferdinand de Lesseps, en difficulté pour le financement des travaux de Panama en dépit du succès du canal de Suez, de Gustave Eiffel en pleine construction - contestée - de la tour qui portera son nom pour la postérité, mais aussi de Maupassant, chroniqueur toujours à l'affût de matériau littéraire...



2 commentaires:

Piplo a dit…

Je note Chimères. ton billet est alléchant!

Piplo a dit…

Mais je n'ai toujours pas pris le temps de me replonger dans l'univers de la BD, je vois bien pourtant à te lire que je passe à côté de quelque chose!