samedi 9 octobre 2010

Le cinquième évangile

Lu dans le cadre du Read-a-thon 2010

Spécialiste du fac-similé, Michel Faber récidive dans la satire loufoque après son vrai-faux roman victorien, La rose pourpre et le lys. Palpitant comme un vrai roman noir, Le cinquième évangile tourne en dérision le monde de l’édition, la culture de masse et la grande mode des textes anciens dits de « vérité révélée ».
Autant dans un genre similaire, je me suis ennuyée à lire Qumran au point de ne pas réussir à le finir, autant je me suis amusée aux mésaventures de Théo Griepenkerl, contées sur un ton est drôle et irrévérencieux. Héros peu crédible, poltron et opportuniste, il saisit l’occasion d’un succès facile mais se dégonfle comme une baudruche à la première anicroche.
Le musée iraquien qu’il est chargé d’auditer pour le compte d'une université canadienne essuie une attaque terroriste durant sa visite. A la faveur d’un effondrement provoqué par une bombe, il découvre dans les décombres un trésor inestimable qu’il s’empresse de dissimuler aux conservateurs locaux. Comme il l’a pressenti dès l’instant de la trouvaille, il s’agit d’un texte absolument inédit : les mémoires de Malchus, témoin des derniers jours de Jésus. Il traduit et s’approprie la paternité du texte, qu’il fait publier sous le nom de plume de Theo Grippin. Présenté comme une fiction, Le cinquième évangile rencontre un immense succès, qui le propulse au rang de célébrité. Enchaînant les présentations aux conférences, il profite sans vergogne des avantages de cette soudaine popularité. Mais le texte de Malchus provoque le scandale et Théo se fait dépasser par les évènements. Autodafés, tentative d’assassinat à Baltimore, sa vie est mise en danger et il ne sait plus à qui se fier ; le paroxysme est atteint lorsqu’il est kidnappé par deux fanatiques au cours d’une lecture publique à Manhattan.

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