Dans Malavita, Tonino Benacquista imagine la vie de famille à la française d'un repenti de la mafia qui se fait passer pour un écrivain américain dans un petit village de Normandie dont la tranquillité risque d'être mise à mal par sa présence.Quand il a choisi de trahir pour échapper à la prison, Gianni Manzoni était un capo new-yorkais, un des chefs de clans de l'Onorata società ou Malavita ou encore MAFIA, un acronyme qui remonte à l'invasion de la Sicile par des chevaliers venus de France et signifie littéralement "Mort Aux Français..."
Depuis douze ans, il bénéficie, avec son épouse et leurs deux enfants, du programme de protection des témoins mis en place par le FBI.
Dans Malvita encore, les adolescents ont grandi et tentent de construire leur vie d'adulte malgré les séquelles et le poids du passé, tandis que l'épouse cherche à s'émanciper d'un mari qu'elle n'admire plus.Je ne regrette pas de m'être gardé pour la bonne bouche ce second tome, auquel j'espère que l'auteur donnera une suite et dont l'écriture et les péripéties m'ont rappelé la tribu Malaussène de Daniel Pennac. Il a réussi à égayer un week end pluvieux et m'a fait saliver à l'évocation de ce délicieux gratin d'aubergines "alla parmigiana".
Je suis heureuse qu'il me reste Saga en réserve dans ma PAL.
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