vendredi 29 mai 2009

Le capital - Le manifeste - L'idéologie

Après Le capital, satyre de l'économie et des finances, des grandes entreprises et de l'horreur mercantile, Stéphane Osmont poursuit par Le manifeste qui s'attaque au monde politique, ses bassesses et ses retournements, avant de finir par L'idéologie, qui se concentre sur le pouvoir des media, dernier opus de ce triptyque par lequel Stéphane Osmont transpose en fiction, dans le monde contemporain, ce que Marx a dénoncé en son temps dans ses trois maîtres-livres.

Le Mot de l'éditeur :

Le capital
A travers les aventures de Marc Tourneuillerie, patron de la plus grande banque européenne, ce roman est la satire la plus féroce, la plus drôle et la plus efficace que l'on ait jamais écrite sur le monde capitaliste actuel. On y découvre la vie d'un établissement financier où la soif d'argent et de pouvoir s'habille des atours de la rationalité gestionnaire. On y évolue dans les milieux de l'élite économique et de la jet-set internationale entre Paris, Londres, New York, Davos, Tokyo... On y vit dans les paradis artificiels de la drogue, les images artificielles d'Internet, la bulle artificielle des fortunes éphémères, le temps artificiel du décalage horaire, le sexe artificiel des fantasmes délirants. On y réalise que les nouveaux jeux vidéo sont en train de tuer nos enfants, les nouvelles valeurs de tuer notre humanité, les nouvelles idoles de tuer nos désirs... et que nous sommes peut-être tous devenus des monstres.

Le manifeste
La partie ‘privée’. En 1977, à Rome, une jeune femme assassinée par des policiers en civil lors d'une manifestation meurt dans les bras du narrateur, Abel Moreau, âgé d'à peine 16 ans. Lors d'une visite protocolaire en Italie trente ans plus tard, Abel, devenu Premier ministre de la France, revit en partie le drame de 1977 qui l'a traumatisé à vie et dont les circonstances exactes lui échappent encore du fait d'une amnésie hystérique partielle. Il finira par apprendre qu'Angela, son amour de jeunesse, est liée au drame dans une mesure qu'il ne soupçonnait pas. Née dans une famille bohème, Angela s'est exilée aux Etats-Unis où elle participe chaque année au grand rassemblement alternatif du "Burning Man". C'est là qu'Abel la retrouvera clandestinement après trente ans de séparation avant de la perdre à nouveau, puis de ne la revoir une dernière fois qu'à l'aube de leur commune mise à mort...
La partie "publique". Retournement de cycle économique : Abel a la chance de présider au gouvernement d'un pays en pleine prospérité. Il distribue crédits et prébendes à jet continu mais doit néanmoins affronter les émeutes de l'opulence, les perturbateurs endocriniens qui frappent de rachitisme et de dégénérescence des milliards de spermatozoïdes dans les pays développés et menacent d'infécondité générale le mâle occidental, un groupe terroriste dit " Ennemi de l'Intérieur" qui a déjà fait sauter les Invalides et le poursuit de sa haine tenace... Abel gagne sa popularité en proposant aux Français de se spécialiser sur leur pôle d'excellence : le loisir ! Laissons la high-tech aux Etats-Unis, l'industrie manufacturière à l'Asie, la finance à la Grande-Bretagne, et devenons une "Fashion Nation" spécialisée dans l'Art de Vivre : la gastronomie, la culture, la mode, le luxe, le tourisme, la galanterie, les raffinements de l'amour.... Triomphe garanti, surtout lorsqu'il propose à l'Italie et à l'Espagne de se joindre à ce projet digne de la Renaissance : une "Great Fashion Nation" recentrée autour de la Méditerranée... Pour pallier la chute de notre fécondité, il confie aux Tsiganes, épargnés par le déclin, le soin d'assurer notre avenir : accueillis en fanfare dans les plus grands hôtels, les gens du voyage se sédentarisent à coups de Revenu Maximum d'Insémination, avant d'être courtisés par les Etats-Unis qui exigent le partage de la manne spermatique...De plus en plus angoissé et paranoïaque, dopé à la Dexedrine, pris en tenaille entre le ministre de l'Intérieur, son ennemi personnel et rival en politique, et le Président de la République jaloux de ses succès, notre Abel cherche désespérément à remonter aux sources de sa mémoire traumatisée : c'est lorsqu'il y touchera finalement qu'une balle dans la tête lui fera rejoindre la morte du pont de Rome.

L'idéologie
Evariste Kowalski fait partie de ces conseillers de l’ombre – les « spin doctors » disent les anglo-saxons – qui ont beaucoup de pouvoir dans les milieux du business, de la politique et des médias.Les affaires d’Evariste sont très prospères, notamment parce qu’il utilise mieux qu personne le Web comme instrument d’influence. Les lubies de ses contemporains – son domaine d’intervention – lui sont devenues insupportables : célébration de la célébrité, culte de l’opinion individuelle, aversion à l’égard du savoir, moimoïsme geignard, phobie des complots…Ce qu’exècre le plus Evariste, ce sont les trahisons de la génération de ses parents – celle de Woodstock. Elle a abâtardi la recherche du plaisir en religion de l’argent et l’aspiration à la singularité en consommation compulsive. Son père, un ancien hippy reconverti en banquier mormon à Las Vegas, en est la pire des incarnations.A bientôt 40 ans, Evariste décide donc de déclarer une guerre personnelle à ses semblables. Il recourt à toutes les techniques que son métier lui a enseignées dans l’art de la manipulation des esprits. Internet devient son champ de manœuvre privilégié ; il y répand rumeurs et calmonies.Ceux qui croisent le chemin d'Evariste sont pris pour cibles : patron du CAC 40, ministre des finances, journaliste magouilleuse, entremetteur véreux, blogueurs paranoïaques… Sans oublier son père honni. Mais le monde moderne est trop vaste et trop plastique pour se laisser malmener…

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