samedi 27 décembre 2014
J'ai renvoyé Marta
Maniaque de la propreté, Sandra rêve d'une femme de ménage pour la soulager de certaines tâches quotidiennes, mais cela signifie supporter l'intrusion d'une autre dans ses petites affaires. L'engagement tourne court dès la première demi-journée. Ce très court roman de Nathalie Kuperman, vite lu mais un peu étrange, n'est pas aussi totalement drôle que je l'espérais. Bref et incisif, il s'agit d'un portrait psychologique dérangeant, plus esquissé qu'abouti, qui au final m'a laissé une impression d'inachevé.
vendredi 26 décembre 2014
Bertrand Guillot [2]

Petit rappel sur les matchs Priceminister de la rentrée littéraire qui fêtent leurs cinq ans d'existence cette année (j'ai déjà participé à deux reprises avec à chaque fois de belles découvertes à la clef : Parfum de Philippe Claudel, Pietra viva de Leonor de Recondo).
Les commentaires et évaluations proposées par les internautes permettent d'établir un classement parmi une première sélection d'ouvrages français et étrangers réalisée par des bloggueurs/ses (voir les titres en fin d'article)
Edit du 2 octobre 2014 : Cette année les modalités étaient un peu différentes. J'ai été retenue parmi les 800 premiers inscrits pour recevoir la sélection française de Stephie même si j'ai hésité avec celle de Hérisson ainsi qu'avec la sélection étrangère. Je me suis également engagée à faire voyager le roman une fois lu et commenté.
Edit du 24 novembre 2014 : Sous les couvertures de Bertrand Guillot est difficilement arrivé jusqu'à ma PàL. J'ai donc un petit délai supplémentaire, soit jusqu'à Noël pour le lire. Merci au travail déployé par Oliver Moss de l'équipe Priceminister pour ce résultat.
Sous les couvertures
L'auteur est fidèlement publié par les éditions Rue Fromentin ; j'ai pu apprécier une première fois sa plume à travers un livre témoignage sur l'illettrisme qui m'avait été recommandé et prêté b. a. ba. la vie sans savoir lire. L'objectif semble très différent dans cette fiction autour d'une petite librairie qui tente de survivre face à la concurrence, notamment celle surfant sur Internet et la vague numérique.
Dès le rideau de fer du magasin abaissé, les livres prennent vie (l'auteur révèle que l'idée lui a été inspirée par le film d'animation Toy story). Incarnant un style d'écriture ou personnifiant un genre, ils se mettent alors à discuter, comparer leurs qualités respectives, se quereller. Parfois adversaires irréductibles comme pourraient l'être leurs auteurs, il leur arrive aussi de se lier d'amitié ou d'estime. Cet aspect fantastique du roman constitue un des ressorts du roman. Très inspiré, il m'a beaucoup plu, même si les caractères sont très tranchés, excessifs, volontiers caricaturaux et peuvent porter à la dérision... Puisque les livres incarnent un style/un auteur, je me suis demandé dans
quel livre l'auteur pense-t-il être lui même incarné ?? sans doute j'y
ai trouvé Junior à cause de son idylle inaccomplie avec Mauve au cours
du salon littéraire de province...
Mais l'heure est grave dans le "boudoir" de la librairie, antichambre de
la relégation puis du pilon qui attend les invendus retournés aux
éditeurs faute d'avoir su séduire un acquéreur pour sortir par la grande
porte. La rentrée littéraire inquiète les livres déjà en rayons. Ils
décident de réagir et essaient de se mettre d'accord
sur une stratégie commune. Mais entre les premiers romans, les grands
écrivains, les académiciens, etc., les intérêts autant que les statuts
d'autorité divergent.
A travers les personnages, incarnés dans les livres : Grand, Junior, Douleur d'écrire, Vieille Gloire, l'Auteur, l'Académicien, les Classiques, les Etrangers, etc. mais aussi ceux de la vie réelle, le vieux libraire désabusé par des années d'exercice, Sarah la jeune apprentie aux idées neuves encore capable d'être séduite par un livre, Mathilde sa colocatrice, devenue leader d'opinion en matière de littérature mais qui ne lit plus que sur "commande", Bertrand Guillot pousse une réflexion tous azimuts sur l'avenir du livre. Il ne le confond pas avec celui de la lecture car, ainsi qu'il le souligne dans le roman, de plus en plus de gros lecteurs sont séduits par la commodité du format numérique. Sous couvert d'un propos léger, querelleur et un peu désordonné, des questions essentielles sont abordées et analysées. Il y est question de politique éditoriale, commerciale, culturelle, de stratégies marketing, mais aussi de littérature, d'écriture, de lectorat, de manière plus inattendue, de combat idéologique, de révolution.
En définitive, je retrouve l'auteur de b. a. ba dont la fluidité de pensée m'avait bien plu, avec un livre intelligent, de belle facture, une écriture mature, réfléchie, émaillée de traits subtilement humoristiques (ex : écrire L'Histoire avec une grande hache).
Sous les couvertures n'est pas à un coup de coeur à 100% même s'il s'en
est fallu de peu, sans doute à cause d'une sorte d'essoufflement de la
bataille finale qui est un peu moins bien calibrée
dans la volumétrie globale du roman. Pourtant, le parallèle de la
réflexion sur les espaces de
meilleure mise en valeur, calquée sur le discours révolutionnaire, avec
partisans et opposants de l'ordre établi, meneurs et suiveurs, traîtres
et ralliés de la dernière heure, n'est pas sans intérêt.
La sélection 2014
Le public de ce centre est analphabète : comprendre qu'ils ne sont pas
illettrés (terme qui désigne les majeurs de 16 ans, en situation d'échec
scolaire et dans l'incapacité de lire et comprendre un texte simple).
Eux n'ont pour ainsi dire jamais été scolarisés, que ce soit en France
ou dans leur pays d'origine, ils n'ont pas appris à lire et encore moins
à écrire ; souvent, ils ont juste une compréhension rudimentaire du
français oral. Pourtant, avec une belle volonté d'y arriver, ils veulent
apprendre et viennent après une journée de dur travail, suivre les
cours du soir où s'activent, s'épaulent et s'obstinent d'autres
apprentis professeurs volontaires comme lui.
B.a. ba est le roman vécu de cette expérience. Du temps, de l'espoir, de
la patience, de l'humilité, des obstacles insoupçonnés, des réussites
merveilleuses et des sentiments d'échec cuisant, de la générosité à
double sens, il y a un peu de tout ça dans ce beau livre sur le partage.
Sans donner de leçon, à la manière modeste qu'il a de se dévouer à leur
cause, Bertrand Guillot y rend hommage aux efforts courageux de ces
élèves tardifs, qui retournent vers les bancs de l'école pour acquérir
les rudiments de la lecture, mais aussi accéder à quelque chose en plus,
l'honneur, la fierté, la capacité de se débrouiller sans aide à travers
les pièges et arcanes qui guettent les non-lecteurs dans les démarches
quotidiennes.
jeudi 25 décembre 2014
Cinq jours
Douglas Kennedy fait une tournée de conférences et dédicaces dans l'île depuis le début de la semaine et comme Unchoco quand elle avait écouté E.E. Schmitt, je suis sous le charme de son discours - en français s'il vous plaît - de son humour et de sa philosophie de vie. S'il ne fallait retenir qu'une phrase :Le bonheur est un choixJ'ai lu son premier roman Cul de sac, avec l'envie de le découvrir plus avant. Il me fallait un déclencheur pour inscrire les autres dans ma LàL. Voilà... qui serait tenté de me suivre ?
Ce billet date d'il y a presque un an le 30 janvier 2014, j'ai deux de ses livres dans ma PàL mais ils restent à lire, dont acte !
Cet instant-là
Rien ne va plus
Les charmes discrets de la vie conjugale à lire
La femme du Vè
La poursuite du bonheur
Cul de sac/piège nuptial lu
L'homme qui voulait vivre sa vie à lire
Quitter le monde
Les désarrois de Ned Allen
Une relation dangereuse
Au pays de Dieu
Cinq jours
Au-delà des pyramides
Combien ?
Murmurer à l'oreille des femmes
mercredi 24 décembre 2014
challenge Chacun son époque
La période se nomme « la Belle-Époque », en raison essentiellement de l’absence de guerre sur le territoire français, entre 1870 et 1914, et de l’essor scientifique et industriel, offrant une prospérité accrue à la bourgeoisie, avec l'affirmation du capitalisme.
Après avoir bien hésité entre plusieurs époques, c'est l'autobiographie de Sarah Bernhardt Ma double vie qui m'a donné envie de choisir cette période.
Pour ma deuxième participation au challenge Chacun son époque, j'ai lu un ouvrage qui sort de l'ordinaire puisqu'il s'agit d'un recueil de textes traduits du chinois classique et abondamment commentés par le sinologue André Lévy.
Une première partie replace les récits de voyageurs chinois en Europe (puisque c'est ce qui nous intéresse) et en Amérique, dans le contexte historique complexe des relations de la Chine avec les puissances étrangères.
Une seconde partie présente les témoignages originaux, aussi rares que succincts, de ces missionnaires chinois résolus à tout voir, connaître, apprendre du monde extérieur auxquels ils ont été contraints de s'ouvrir depuis peu. Ils montrent de l'Europe un visage tout aussi inattendu que leur jugement est sans a priori.
Ce recueil de textes rares et succincts provenant de voyageurs chinois en Occident à la fin du XIXème siècle présente deux intérêts majeurs :
- l'érudition de l'édition, rassemblée, traduite directement du chinois classique, abondamment commentée et présentée avec un luxe de détails remarquable, par André Lévy, sinologue reconnu ;
- l'originalité du point de vue, inhabituel, de ces missionnaires lettrés et pétris de confucianisme qui entendent tout connaître et relater et qui y parviennent sans a priori.
Ils apportent un intéressant contrepoint oriental aux récits de voyage occidentaux, initiés par les fabuleuses aventures de Marco Polo.
Lettres persanes plus vraies que nature puisqu'elles émanent de témoignages véridiques de voyageurs venus de l'Empire du Milieu au début du XXème siècle pour se porter jusqu'aux confins de l'Europe et même jusqu'en Amérique.
Ouverts récemment au monde, contraints à la circulation des hommes hors des quelques comptoirs consentis aux colonisateurs, les émissaires chinois tracent de l'Europe un visage inattendu. Ce prisme plus analytique que déformant montre une justesse de propos et une retenue dans le jugement qui force le respect. Ces lettres dénotent une ouverture d'esprit stupéfiante, une curiosité et finalement une tolérance qui tranchent avec la rigidité des célèbres "Lettres édifiantes et curieuses de Chine par des missionnaires jésuites, auxquelles le titre de ce livre adresse un malicieux clin d'oeil.
Dans une importante introduction André Lévy replace ces lettres dans le contexte historique complexe des relations entre la Chine et le monde extérieur, depuis la Route de la soie, les grandes expéditions maritimes chinoises (totalement passées sous silence par l'historiographie occidentale), en passant par l'introduction progressive des religions étrangères monothéistes, les guerres de l'opium contre l'empire britannique et la rébellion des Boxers.
Dans le délicieuse évocation d'une époque révolue on reconnaîtra les caractéristiques politiques, sociales, sexuelles, de notre civilisation, mais le choix des observations, les jugements et réflexions qui nous en apprendront plus encore sur l'étonnant et indéchiffrable Empire du Milieu, doivent nous faire réfléchir sur nos représentations culturelles, sociétales.
mardi 23 décembre 2014
Quoi de neuf
je ne sais plus à combien de challenge j'ai participé mais je vais me pencher sur les résultats
et ce n'est pas fini car j'ai de nouveau craqué
je ferai sûrement un ou deux challenges Livraddict (même si j'ai encore une fois complètement négligé le Baby contemporain) et j'espère finir le challenge 50 billets, 50 états : une petite dizaine qui me manque encore, j'attends le bilan de Sofynet !
pour mon auto-challenge : ABC polars j'en suis à la lettre K (une maigre moitié) donc je vais continuer
sinon je suis bien tentée par un ABC spécial BD c'est Zidrou La mondaine qui vient de m'en donner l'idée !
Le swap des 4 saisons s'est achevé à la saison 2
avec défection de mon binôme en cours de route
mais je persévère et participe à la nouvelle session du swap des prénoms avec Salhuna : on a déjà troqué ensemble et c'est donc du sûr et certain
Le loto BD, c'est reparti
avec des thèmes au choix (propositions durant la première moitié de décembre c'est terminé, maintenant nous sommes passés aux votes jusqu'au 31)
samedi 20 décembre 2014
Pique-nique chez Tiffany Warton
Goncourt - Général - 1983L'allusion à un titre de Truman Capote conjuguée à une homonymie avec l'écrivain Edith Wharton m'a attirée vers ce roman. Frédéric Tristan est l'auteur - français - de ce roman victorien qui se déroule entre les serres exotiques, les parterres bien entretenus, les salons aristocratiques et les divertissements surannés de la bonne société anglaise des années soixante. Au cours de l'ultime une journée de pique nique rassemblant quelques personnalités en vue, la comédie mondaine tourne au drame. Alors que c'est l"inverse qui devait se produire, Jane Curtney, la pupille de Lord Warton séduit le jeune tennisman auquel la destine son amie et protectrice Lady Tiffany. Puritanisme et esprit romanesque se disputent le coeur de la jeune fille, pour conduire au malheur de tous. Le caractère dramatique du personnage, un peu à la manière d'une tragique antique (amour/devoir) repose sur des explications très fouillées. Tout le roman donne l'impression d'être vécu de l'intérieur mais l'épilogue donne la clef d'un témoignage aussi précis.
vendredi 19 décembre 2014
Le roi d'Afghanistan ne nous a pas mariés
Premier roman - Français - 2007 Ingrid Thobois a vécu 18 mois en Afghanistan comme professeur de français. Son premier roman dessine à son avantage un pays qui ne brille pas par sa réputation aux yeux du grand public. Elle construit par petits chapitres un livre rare, qui suit une narration un peu décousue mais romantique, basé sur la découverte empathique d'un pays et l'amour impossible pour Nathan, son recruteur, une quinquagénaire déjà mari et père. Le roi d'Afghanistan ne nous a pas mariés me fait penser, dans son propre style, à Un thé sur le divan bleu où Natasha Ilum Berg signe un hymne à l'amour qui confond la passion d'un homme et d'un pays, l'Afrique du Sud.
lundi 15 décembre 2014
Babies 2014 : le suivi



Petit rappel sur le principe :
Livr'addict propose des baby-challenges classés par genre qui regroupent les 20 titres ayant reçu les meilleures appréciations de l'année sur Bibliomania. Le but du "baby-challenge" est de lire le plus possible de cette sélection entre le 1er janvier et le 31 décembre !
Médaille d'or : 20/20 Médaille de bronze : 12/20
Médaille d'argent : 16/20 Médaille de chocolat : 8/20
Voilà les quatre séries qui me tentent :
1 ~ Trois ombres de Cyril Pedrosa
2 ~
3 ~
4 ~ Freaks' squeele de Florent Maudoux
5 ~
6 ~
7 ~
8 ~ Maliki broie du rose de Maliki
9 ~
10 ~
11 ~ La Quête d'Ewilan de Lylian
12 ~
13 ~ Simon's Cat de Simon Tofield
14 ~
15 ~
16 ~
17 ~ La Célibataire de India Desjardins
18 ~
19 ~
20 ~
1 ~
2 ~
3 ~
4 ~ Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle
5 ~
1 ~
2 ~
3 ~
4 ~
5 ~
6 ~
7 ~
8 ~
9 ~ 22/11/63 de Stephen King
10 ~
11 ~
12 ~ Le Passage de Justin Cronin
13 ~ Une aventure d'Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l'ombrelle de Gail Carriger
14 ~ L'épreuve de James Dashner
15 ~
16 ~
17 ~ Birth Marked de Caragh M. O'Brien Pàl
18 ~ Never Sky / La Série de l'impossible de Veronica Rossi
19 ~
20 ~ Malevil de Robert Merle
1 ~ Enclave de Ann Aguirre
2 ~
3 ~ La 5e vague de Rick Yancey
4 ~ Virus L.I.V. 3 ou la mort des livres de Christian Grenier Pàl
5 ~ Chroniques lunaires de Marissa Meyer
1 ~
2 ~ La tourmente du serpent de Sebastien Cazaudehore
3 ~
4 ~
5 ~ Défendre Jacob de William Landay
6 ~
7 ~
8 ~ Mystic River de Dennis Lehane
9 ~
10 ~
11 ~
12 ~ La Maison de soie d'Anthony Horowitz
13 ~
14 ~
15 ~ Bernhard "Bernie" Gunther de Philip Kerr
16 ~
17 ~
18 ~
19 ~ Mygale de Thierry Jonquet
20 ~
1 ~ D.D. Warren de Lisa Gardner
2 ~ Jane Rizzoli et Maura Isles de Tess Gerritsen
3 ~
4 ~ La Dame en blanc de W. Wilkie Collins
5 ~ Angie, 13 ans, disparue... de Liz Coley
6 ~ Le nom de la rose d' Umberto Eco
2 ~ La couleur des sentiments de Kathryn Stockett
3 ~
4 ~ Frangine de Marion Brunet
5 ~ Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg
6 ~ Juste avant le bonheur d'Agnès Ledig
7 ~ Amours et autres enchantements de Sarah Addison Allen
8 ~ La dernière valse de Mathilda de Tamara McKinley
9 ~ Marley et Moi de John Grogan
10 ~ La Petite Fille qui aimait la lumière de Cyril Massarotto
11 ~ Lucky Harbor de Jill Shalvis
12 ~ Le Confident d'Hélène Gremillon
13 ~ L'épopée du perroquet de Kerry Reichs
14 ~ L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon Pàl
15 ~ La dernière Chanson de Nicholas Sparks
16 ~ Le Jardin des Secrets de Kate Morton
17 ~ Le Corps Exquis de Poppy Z. Brite
18 ~ La Ballade de Lila K de Blandine Le Callet
19 ~
20 ~ Ma vie pour la tienne de Jodi Picoult
JOKERS
2 ~ Room de Emma Donoghue
3 ~ Le cercle des poètes disparus de Nancy H. Kleinbaum
4 ~ Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer
5 ~ La poursuite du Bonheur de Douglas Kennedy Pàl
Pour info : j'ai lu un quart des titres du Big challenge
dimanche 14 décembre 2014
Nummer
Merci à Livraddict et Scrinéo Jeunesse, grâce auxquels j'ai découvert une vrai bon roman actuel destiné à cette classe d'âgeTout d'abord, avant même la curiosité due au synopsis, j'ai aimé la couverture qui m'a rappelé les illustrations de Pierre Joubert et correspond bien à l'esprit du livre : jeunesse engagée, active. J'ai ressenti à la lecture que l'auteur, malgré une certaine licence littéraire, s'était extrêmement bien documenté, comme il s'en explique en appendice, sur la période et la région d'Alsace où se déroule en grande partie son action. Mais à aucun moment l'intérêt romanesque ne passe au second plan dans la construction de l'intrique et j'ai trouvé appréciable, pour une collection jeunesse, de mêler connaissances, réflexion et plaisir de lecture.
Gérard Haas est mort en confiant à ses petites filles le soin de retrouver Séraphin pour qu'il finisse d'organiser le tri de son dépôt de collectionneur 20 000 m² bourrés d'objets hétéroclites relatifs à la Seconde guerre mondiale. L'octogénaire s'installe dans la maison et ne tarde pas à faire connaissance des deux petits voisins Pauline et Gabriel, qui l'informent de la présence d'un " trésor caché ". Est ce à lui que doivent le mener les emballages de sucre contenant de curieux messages, comme si Gérard avait voulu se prémunir d'oublier certains faits ou gestes : Nummer (nombre) 136 traître (en allemand) et lumière. Séraphin cherche conjointement à percer l'énigme d'un vieux manuscrit calligraphié en allemand gothique, tandis qu'un curieux autrichien, connaissant l'existence du livre, veut récupérer, dans le fouillis laissé par Gérard, des affaires ayant appartenu à sa mère.Je ne veux pas en dire plus de l'histoire, qui évoque également un groupe d'adolescents mêlés à l'Histoire, durant l'évacuation des populations établies le long de la ligne Maginot, en prévision d'une guerre de tranchées contre l'Allemagne. Si le mystère des liens, assez ténus, entre Gérard et Séraphin est levé d'emblée, le rapport entre les deux fils de l'histoire devient de plus en plus énigmatique au fur et à mesure des chapitres où alternent les deux périodes. La fin est assez magistralement amenée et tous les ressorts de l'intrigue finissent élucidés, en dépit d'un passage moins convaincant dans le déroulement des évènements de l'époque actuelle.
samedi 13 décembre 2014
Vies imaginaires
textes réunis et présentés par Alexandre Gefen
Extrait de la présentation de l'éditeur : Les vies réunies dans cette anthologie disent toute la liberté de l'écriture littéraire [...] ils font du récit d'une vie non pas un savoir mais l'occasion d'un jeu littéraire, d'une rêverie ou d'une méditation.
Merci à Livraddict et à Gallimard/Folio classique
J'ai choisi de postuler à ce partenariat pour m'ouvrir à un genre qui ne m'est pas particulièrement familier, mais aussi parce que j'étais intriguée par la couverture, Cary Grant bien reconnaissable mais dont les yeux ont été remplacés par une photo couleur d'une grotte.
Je n'aime pas spécialement lire les biographes, souvent ennuyeux en dépit de leur érudition s'ils ne sont pas pourvus d'un supplément de qualités littéraires, mais j'aime assurément le genre biographique tel que défini dans l'introduction de ce recueil. Sans l'impératif de vérité historique, culturelle ou scientifique, la biographie romancée, la possibilité de l'autofiction, toute la gamme des "vies imaginaires" (selon la formule de Marcel Schwob) parent le témoignage des vertus du roman.
Une anthologie n'est pas nécessairement le genre idéal pour un partenariat à lire en temps limité. De plus, mon livre a voyagé un peu longuement et quand il est arrivé, il s'est télescopé avec d'autres lectures. Difficile donc en un mois d'explorer pleinement cette somme de textes rassemblés par Alexandre Gefen, surtout en suivant l'ordre des chapitres comme je me le suis imposé au début. Je l'ai mieux apprécié quand j'ai commencé à le lire par morceaux, en suivant l'inspiration du sommaire plutôt que dans l'ordre des chapitres.
En effet, la présentation des textes suit un schéma chronologique, avec pour point d'origine, un exemple antique tiré de Plutarque (Thésée) suivi de textes, parfois anonymes, produits par la mémoire collective, exemples d'hagiographies médiévales, avec un incursion en pays d'oc (troubadour), pour finir par des textes plus récents et contemporains. L'auteur interroge le renouveau du genre biographique aux XIX et XXème siècles, notamment à travers les sujets de son mémoire de thèse soutenu en 2003² : Vies imaginaires de M. Schwob (1896) et Vies minuscules de P. Michon (1994), mais aussi l'oeuvre de C. Baudelaire, R. Barthes, R. Queneau. En présentation de chaque texte, il donne de précieuses indications et de nombreuses références qui sont venues remplir les lignes de mes envies de lecture.
Au bilan de cette expérience, j'ai découvert un essai fourmillant d'informations et de réflexions sur la littérature, à lire tranquillement, à intercaler avec d'autres genres, à laisser et à reprendre, mais qui m'a fait entrevoir la richesse et le nombre de romans qui finalement se rattachent à ce questionnement autour de la notion de biographie. Telle Monsieur Jourdain, le nombre de biographies que j'ai pu lire et aimer s'est révélé à moi à travers cette anthologie : je pense à Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules bien sûr, mais aussi Bartleby le scribe ou à des auteurs dont j'apprécie les "souvenirs" sans me soucier de départager le vrai du faux : Colette, Modiano...
Une chose en entraînant une autre, c'est par une sorte de hasard malicieux que mon autre partenariat du moment appartient au genre illustré par cette anthologie : Lilith le soir de Philippe Pratx
² Ce travail a pour objet l'inventaire et l'étude des divers usages du récit biographique dans la littérature française des XIXe et XXe siècles : fictions hagiographiques, romans à chronotope biographique, " biographèmes ", vies de personnages imaginaires ou vies imaginaires de personnages réels, " biofictions.
lundi 8 décembre 2014
Saveurs vagabondes
Il sera resté dans ma PàL presque un an. Saveurs vagabondes de Frances Mayes m'a été offert lors du swap Tissons des liens dans le colis de Noël. Je l'avais commencé puis abandonné dès le premier chapitre comme en a témoigné le MP qui l'accompagnait. Je viens également de lire La concession du téléphone d'Andrea Camilleri reçu pour la même occasion.
Chaque chapitre, d'un intérêt très inégal, évoque une destination européenne et/ou méditerranéenne. Le premier, avec Séville et l'Andalousie, n'est pas le plus digne de souvenir. J'ai trouvé la démarche de l'auteur assez opportuniste et la banalité de ses remarques sur l'architecture et la cuisine des lieux visités à peine du niveau d'un bon guide. Ailleurs, elle m'a exaspérée, comme ces touristes qui trouvent à redire sur tout, jugent, avec un faux esprit d'ouverture, chaque chose à l'aulne de leur supériorité bienveillante/exigeante.
dimanche 7 décembre 2014
Le soir Lilith
Présenté comme d'une écriture complexe et exigeante par l'auteur, Le soir Lilith n'est pas le meilleur choix pour tenter une lecture à l'écran. La logistique m'a beaucoup ralentie alors que j'avais envie de dévorer le texte et l'expérience ne m'a pas convaincue. En revanche, j'ai beaucoup aimé la construction du récit, le découpage à l'ancienne où les chapeaux annoncent ce qui va survenir dans le chapitre. J'ai apprécié également le travail de fouilles dans le passé, la mémoire, la confrontation entre archives et souvenirs, l'alternance des écrits anciens de l'auteur, de ceux de Lilith et de la narration actuelle.
La couverture est une photo en noir et blanc au tirage très dur qui
renvoie directement au sujet, une actrice du cinéma muet à la gloire
éphémère dont il ne reste que des morceaux de scénario, des résumés de
films, des notes manuscrites pour une biographie, fragments épars d'une
vie à laquelle le narrateur qui l'a très bien connue, essaie de donner
un sens posthume.A la limite du fantastique, bourré de références littéraires et cinématographiques réelles, cette vie imaginaire est de celles qu'on aimerait croire vraies. La description des scènes de films, mais aussi l'atmosphère de ce château perdu en Hongrie, bénéficient d'une grande puissance d'évocation qui n'est pas étrangère à la fascination qu'exerce et continue d'exercer le personnage ambigu de Lilith sur le lecteur, même une fois le livre refermé .
vendredi 5 décembre 2014
Bilan à mi parcours
Voilà mes billets 5/10
Le voile de pierre d'Ake Edwardson pour la Suède
La neige noire d'Oslo de Luigi di Ruscio pour la Norvège
Un thé sur le divan bleu de Natasha Ilum Berg pour le Danemark (double nationalité suédoise et danoise)
La passion secrète de Fjordur de Jorn Riel pour le Groënland
Le journal d'un fou de Nicolaï Gogol pour la Russie
une nouvelle et bien jolie étape en Suède avec la plume tendre de Vincent Cuvelier et les couleurs douces de Camilla Engman : La fille verte, un conte doudou sur le passage de l'enfance à l'adolescence
à lire :
Islande : Le septième fils d' Arni Thorarinsson
lu, billet à venir :
Canada : La lune rouge
recherche en cours :
- Pays Baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie)
- Alaska
samedi 29 novembre 2014
Le grand cahier
Le grand cahier est le premier tome d'une trilogie d'Agota Kristof, écrivain hongrois d'expression française, qui raconte, de la plume des deux garçons, les années d'apprentissage de jumeaux confiés à leur grand-mère maternelle durant la guerre. Venus de la Grande ville pour échapper à la pénurie, ils découvrent la vie à la campagne mais également une éducation à la dure où les sentiments ne s'expriment pas. Sans foi, ni loi, livrés à eux mêmes et autodidactes, ils se forgent leurs propres codes mais font pourtant preuve d'un certain sens moral. Par exemple, la rédaction de leur cahier est basée sur un accord de principe : tout doit être vrai dans la composition.
" Nous décrivons ce qui est, ce que nous voyons, ce que nous entendons, ce que nous faisons, ce que nous sommes. Il est interdit d'écrire Grand-mère ressemble à une sorcière, mais il est permis d'écrire les gens disent que Grand-mère est une sorcière. "
La guerre, la Grande ville, la petite ville près de la frontière, Grand-mère, Mère, Père, l'ordonnance, la servante du curé, les jumeaux... rien ni personne n'est nommé explicitement ce qui donne une allure intemporelle au roman.
Lu le 12 août 2014
à rapprocher de :
Sur la tête de la chèvre
La preuve
Les jumeaux ont quinze ans. Claus a passé la frontière qui étend ses pièges juste après la maison de Grand mère. Lucas est resté dans la petite ville. Après le départ de son frère fusionnel, il ne sait plus comment vivre. Il se laisse aller au gré des évènements et des rencontres. Il passe du temps avec le curé et avec Victor le libraire. Il recueille Yasmine et son bébé dans la forêt et l'installe dans la maison. Fille mère à la suite d'un inceste, elle a été rejetée par sa tante et son père est en prison. Il séduit Peter, un ami de Victor, haut placé au parti et Clara dont le mari a été fusillé pour haute trahison, mais il ne leur montre pas plus d'amour qu'à Yasmine. Hormis le petit Mathias très intelligent mais né contrefait auquel il veut offrir le meilleur de ses connaissances, il ne montre d'attachement pour personne. Il lui manque quelque chose pour être tout à fait charitable ou convivial.
Le discours s'humanise puisque les prénoms des personnages apparaissent. Cependant, les personnages, les situations ont un côté intangible, pas tout à fait réel qui fait perdre tout repère spatio temporel et m'a fait penser à l'atmosphère du Grand Meaulnes. Agota Kristof possède un style très personnel, une narration aride et dénuée d'émotion qui sied bien au pays théorique, liberticide, qu'elle met en scène. On sent qu'il ne s'agit que d'un détachement de façade tant l'histoire porteuse de menaces sourdes, prend aux tripes.
Dans ce deuxième tome, où ce ne sont plus les jumeaux qui s'expriment, on en vient à douter de l'existence réelle de Claus, double-miroir de Lucas. Pourtant, trente ans après Claus repasse la frontière dans l'autre sens, avec un passeport étranger, pour retrouver son frère et mettre fin à leur séparation volontaire. Mais Lucas a disparu après la mort de l'enfant et il ne reste que Peter, détenteur des grands cahiers d'écolier remplis de souvenirs supposés appartenir à Lucas. L'épilogue remet tout en question et j'ai hâte de lire le roman conclusif.
mercredi 26 novembre 2014
Rien de rien
Masse Critique Jeunesse vous donne rendez-vous chez Babelio le 16 octobre à partir de 7h pour
tenter de remporter le livre jeunesse de votre choix en échange d'une critique. L’opération est ouverte à tous les
membres ayant déjà rédigé des chroniques sur le
site.Edit du 20 octobre 2014
J"ai participé et j'ai remporté un très joli album signé Yaël Frankel.
L'histoire : un caillou et un petit garçon auxquels il n'arrive rien, jamais rien, RIEN DE RIEN. Deux êtres qui font partie tout les deux, d'une vie à laquelle ils ne participent pas.... jusqu' au moment de LA RENCONTRE
Le site de l'éditeur Passepartout et sur Babelio.com Rien de rien Yael Frankel
Les trois quarts de l'album démontrent la justesse du titre à travers les situations observées par ce caillou, gris et insignifiant, environné de la richesse des péripéties de la vie qu'il voudrait partager. Le petit garçon arrive sur la fin, son cheminement est autocentré, lent, pensif. Puis survient l'inattendu, l'élément déclencheur, le non évènement, banal en soi, mais porteur de l'espoir probable d'une rencontre qui changera les choses pour les deux protagonistes. La dernière page lie l'histoire de cette pierre et de cet enfant, vers quelque chose d'extérieur au récit...
Des demi teintes utilisées en transparence, égayées de rares touches colorées dans les détails, comme les éclats des petits bonheurs quotidiens, donnent le ton de cette histoire de repli, intimiste. Poétique et sensible, le récit rencontre la douceur des illustrations. Les couleurs dominantes expriment la monotonie, l'ennui, la solitude, la mélancolie. Une belle rencontre comme celle du caillou et du petit garçon.
Lecture partagée avec un groupe d'élèves de primaire, leurs réactions
J'ai prêté ce bel album cartonné au graphisme actuel pour une séance de Lire et faire lire auprès de jeunes/petits lecteurs. Il a beaucoup plu à son public et l'histoire a permis l'ouverture d'un débat sur ce qui allait se passer après la rencontre, différent selon l'âge des participants : les petits se laissent guider mais l'abstraction les tient éloignés des suites possibles au récit, les plus grands y trouvent matière à faire travailler leur esprit et leur imagination.
dimanche 23 novembre 2014
Chromozone
Pourtant je suis triste de la disparition d'un des justiciers auquel je m'étais le plus attachée, autant pour ses qualités que pour ses défauts et que j'espérais bien voir évoluer au long des trois tomes. Je me suis donc trompée. Reste le personnage assez improbable de Justine Lerner, pas vraiment sympathique, mais qui devrait se racheter par la suite... vérification au tome 2 Les noctivores
J'ai déjà lu Le déchronologue de Stéphane Beauverger et son style est marqué par la complexité de la narration, le choix de plusieurs histoires qui évoluent en parallèle et un postulat à base technologique qui n'est pas simple à faire concevoir
jeudi 20 novembre 2014
LDPA # 13
Pour information (rappel pour ceux qui connaissent) :
En binôme (choisi ou tirage au sort), chacun choisi dans la PAL de l'autre, trois livres :
Sur ces trois livres, vous en choisissez un et dans un délai imparti, vous devez le lire et en faire un avis.
LDPA session 11 binôme 22 avec BouQuiNeTTe
nous sommes au niveau Mange-mots toutes les deux, nous avons échangé des PàL resteintes par MP car toutes deux nous essaimons nos PàL dans différents lieux !
Je lui ai proposé :
- une LC Le septième fils
- sinon La planète des singes mérite la lecture
- un titre comme ceux qui me font craquer Les gens heureux lisent et boivent du café
Ses choix pour moi (pour une fois je vais essayer de lire les trois) :
- je suis ok pour une LC du septième fils , je l'ai depuis un certain temps dans ma PAL il est plus que temps ! (pas tout de suite, on se laisse le temps)
- L'insomnie des étoiles de Marc Dugain, parce que je ne sais pas du tout de quoi ça parle, mais c'est un joli titre (je trouve aussi)
- Druide d'Olivier Peru, parce que je l'ai beaucoup aimé (offert par My car la fantasy n'est pas trop mon genre de lecture habituel)
dimanche 16 novembre 2014
Au chat qui louche
Pour le challenge Chacun son époque, conçu et réalisé par Magiciennedoz, j'ai choisi la Belle époque, concept qui commence le 6 mai 1889, alors que la France inaugure l'exposition universelle en même temps qu'elle s'apprête à fêter le centenaire de la Révolution et se termine par l'entrée dans la première guerre mondiale.
Un des aspects de la Belle époque abordé par ce roman policier sont les débuts de la psychanalyse à Vienne. L'énigme posée aux enquêteurs Konrad Kondor de Budapest et Fischer de la police viennoise repose sur la psychologie de la victime le soliste Johannes Sohr confronté à la disparition (réelle ou fictive, toute la question est là) de son violon de collection estampillé Guarneri.
Roman de jeunesse écrit à quatre mains par Arthur Koestler, jeune dandy incarné dans l'inspecteur Konrad Kondor et Andor Németh (Anulor Németh, membre du cercle littéraire d'avant-garde Galilée à Budapest, décédé en 1952) qui développe les arguments du docteur Lahm en faveur de la psychanalyse, il a été publié en feuilletons dans un journal de Munich entre février et avril 1932, sous le titre Comme le miracle du manguier. Il raconte " les péripéties d'une enquête rocambolesque à travers l'Europe orientale des années 20 " d'une salle de concert prestigieuse de Budapest à un modeste bouge de Vienne appelé Au chat qui louche.
La thérapie analytique, qui vaut un débat passionné entre partisans et opposants, fait l'originalité et l'ambiguïté de l'intrigue, puisque le docteur Lahm parvient à la guérison réelle de Sohr en se trompant au départ sur le symptôme à traiter. L'explication paraît compliquée mais le roman qui fait un peu plus d'une centaine de pages reste simple et plaisant à lire.
Bonne première pioche dans le cadre de ce challenge Chacun son époque
samedi 15 novembre 2014
challenge Bingo
Du 1er octobre au 31 décembre, lisez un maximum de livres correspondants aux différentes cases. Pas de chronique obligatoire. UN SEUL LIVRE par case. Si vous lisez un album qui se passe à Noël par exemple, vous ne pourrez valider que la case album, ou la case "se passe en hiver".
cases cochéescase 1 : se passe à Noël
case 2 : la couverture est rouge
case 3 : un livre d'horreur
case 4 : un conte de fées
case 5 : recueil de nouvelles
case 6 : des zombies dans l'histoire
case 7 : une BD
case 8 : de la neige sur la couverture
case 9 : une histoire de sorcières
case 10 : se passe à La Nouvelle Orléans
case 11 : un meurtre a lieu
case 12 : un livre emprunté
case 13 : coup de coeur
case 14 : se passe à Halloween
case 16 : se passe en hiver
case 18 : la couverture est verte
case 19 : une relecture
case 20 : un chat noir dans l'histoire
case 21 : un livre en VO
case 22 : la couverture est orange
en cours de lecture :
offert au cours du swap de Noël : Saveurs vagabondes de Frances Mayes
après un tour dans mes étagères :
case 15 : druide ou bilbo le hobbit (par ma pourvoyeuse de fantasy : My)
un album : Rien de rien (partenariat)
jeudi 13 novembre 2014
L'aliénée
Ce roman original raconte l'évolution d'un ménage à trois du point de
vue de la maîtresse. Coincée entre le mari qui accourt à la moindre
sollicitation de l'épouse sous prétexte du bien-être des enfants et la
femme pas si délaissée qui n'a gardé que les bons côtés du père de
famille et s'est largement consolée de la perte de l'époux, L'aliénée
qui pourrait tout aussi bien s'appeler la laissée-pour-compte, ne
dispose bien souvent que des miettes de la disponibilité physique et
morale de son amant. Passant de la richesse d'une relation en devenir au
pauvre constat des espérances trahies, Myriam Kissel engage une
réflexion désenchantée sur le désir d'aimer.






