lundi 17 janvier 2011

Un été en Sibérie

Myriam Kissel partage avec le lecteur un de ses carnets de route en Sibérie, mais elle le convie aussi à une belle aventure intérieure. Le narrateur, sans doute moins expérimenté que les autres marcheurs, a souffert durant les premières étapes mais l'épreuve physique du trekking n'est pas la seule qu'il endure : il se questionne, se sent isolé ; son voyage personnel suit des chemins parallèles à la randonnée vers les monts Saïans. Le roman débute au retour à l'aéroport : des douze membres de l'expédition, un compagnon manque à l'arrivée et personne ne s'est aperçu de son absence dans l'avion ; il a tout simplement décidé de ne pas rentrer et de retourner sur ses pas, vers les sommets.
Interview : Le grand souvenir, c'est la Sibérie en 1990. "Une vraie galère, en août il fait déjà très froid, on a les pieds moisis, l'eau ne bout pas, les distances sont longues et rien n'est sûr. Les gens boivent tellement que le camion que vous devez prendre pour vous rendre d'un lieu à un autre arrive avec quarante-huit heures de retard ; après sa cuite, le chauffeur a dû cuver. C'est moins drôle lorsque vous vous retrouvez sans nourriture. C'est une terre étrange, mais les paysages sont très beaux, avec beaucoup d'animaux et peu d'habitants."

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