samedi 28 février 2015

Mini swap WL ♯ 7

un flot de bonbons s'écoule du paquet si bien scotché que j'ai dû y aller au cutter, je découvre plusieurs paquets cadeaux et des marques pages dans une harmonie de bleu turquoise
l'enveloppe m'invite à ouvrir la carte en premier et je suis très touchée par les explications de Tachas sur la réalisation de son colis
elle a choisi comme fil conducteur de piocher dans mes goûts et de suivre une thématique, quelle belle idée, je trouve que c'est un vrai plus

Vous avez compris que le colis surprise vient de ma participation au mini-swap organisé par Nelcie. Je la remercie une nouvelle fois chaleureusement l'organisation de cette 7ème édition où elle m'a mise en relation avec une swappeuse très attentionnée. Le principe reste le même : un swap en chaîne, personne ne sait à l’avance son swappeur. Le colis contient un livre, un marque-page, un petit mot, et une surprise que Nelcie a choisi cette fois de faire RONDE.

le contenu du colis confectionné par Tachas
non pas un mais deux livres, un de mon questionnaire et un de ses coups de coeur, mais en fait les deux étaient dans ma WL, deux très bons choix et des heures de plaisir en perspective avec :
Bleu de Sèvres par Jean Paul Desprat
Une vie entre deux océans par Margot Stedman
3 superbes MP et une carte
2 surprises rondes et bleues : des boucles d'oreilles avec un pendentif central ancre ou gouvernail et une bague trop choupi avec un bébé rhinocéros
je vous mets bientôt les photos (dès que je retrouve mon cordon en fait !) Cela là sont faites avec le téléphone de ma fille


Bien sûr j'ai suivi l'avancement de son colis sur le topic mais je ne me doutais pas que j'en serais l'heureuse destinataire :
15 Janvier 2015 : Ah je prépare mon enveloppe doucement mais surement hihi 
19 Janvier 2015 : J'ai toutes les idées mais il me reste à attendre la fin du mois
22 Janvier 2015 : Je voulais commencer à la fin du mois, finalement : j'ai les livres, l'objet rond fait par moi-même (une première ^^). Il me reste une jolie carte et des marques pages ainsi que des bonbons ! Ca devrait être bon d'ici quelques jours
En spoiler, je vous dit ma surprise   bien curieuse j'étais allée lire la surprise !!

Spoiler (Cliquez pour afficher)

J'ai fabriqué des boucles d'oreilles, des créoles pour être rond avec des perles et des bijoux ! Le tout mis dans une petite boite ronde  tu es trop forte, bravo
24 Janvier 2015 : J'ai presque fini le mien mais je veux attendre un peu avant de l'envoyer hihi
j'espère que ma swappée sera contente car j'ai essayé de suivre un thème
06 Février 2015 : Normalement j'ai quasiment tout mais je veux voir encore un petit truc hihi
12 Février 2015 : Je traine mais il me manque quelque chose mais je n'arrive pas à dire quoi mdr promis il part avant lundi ou lundi
18 Février 2015 : Je veux créer un marque page maison mais je dois attendre vendredi pour avoir toutes les breloques ! Il me tarde d'envoyer mon enveloppe
20 Février 2015 : Mon paquet part demain, j'ai trouvé ma surprise de dernière minute et je suis heureuse
21 Février 2015 : Que ma swappée ne s'étonne pas mais elle recevra non pas une enveloppe mais un petit carton.. avec les nouveaux tarifs, mon enveloppe revenait plus cher... (logique lol ) j'ai donc transféré le paquet dans un rikiki carton Autant payé aussi cher et être certain que le contenu arrive complètement
24 Février 2015 : Mon colis est envoyé !! 
25 Février 2015 : Je suis pressée de connaitre la réaction de ma swappée, j'ai pris beaucoup de plaisir à faire son paquet  et ça se voit


Je n'ai pas l'impression d'avoir reçu un "mini" mais un MAXI colis, merci beaucoup Tachas, j'espère que tu seras aussi bien servie car tu m'as énormément gâtée, tout me plaît

Les heures secrètes

Depuis l'adolescence, Pierre est amoureux de la mère d'Etienne son meilleur ami, dont il a épousé la petite soeur Régine. Maintenant veuf et septuagénaire, il ose avouer ses sentiments à sa belle-mère de 90 ans. Encore alerte et d'esprit vif, Léa qui vit en maison de retraite près de Rouen, est son rayon de soleil. Ancien libraire et écrivain velléitaire, Pierre se retire peu à peu de la vie. Il est éloigné de ses enfants, Aurélien un fils qui vit aux Etats Unis et un petit fils qui ignore le français et Flora, une fille célibataire et sans doute lesbienne, qui tente de maintenir un lien minimum. Seules ses visites fréquentes et ses discussions avec Léa lui apportent encore plaisir sensuel et stimulus intellectuel. Les absents les rapprochent : Etienne mort d'un accident (suicidaire ?) à 22 ans, Régine décédée d'une rupture d'anévrisme 7 ans auparavant et dont Pierre se sent encore coupable pour ne pas lui avoir porté secours à temps, Nathan Epstein, le mari de Léa, revenu comme elle des camps de la mort, mais définitivement brisé.
Le roman est écrit à la troisième personne, le point de vue est celui de Pierre mais le procédé rend son propos détaché, assez factuel, sans doute voulu pour montrer son détachement progressif. Jusque là, j'ai trouvé le style tout en douceur d'Elisabeth Brami adapté pour aborder la question tabou des amours senior. J'ai déploré les vies brisées par le silence, les faillites en chaîne autour de cet amour réprimé, frappé d'interdit. Je n'ai pas tellement compris l'opportunité, si ce n'est pour faire bonne mesure dans l'opprobre, de l'histoire parallèle avec Wanda, une jeune femme de 35 ans, mère d'un petit garçon, qui se jette littéralement à la tête de Pierre.
= attention spoiler =
Mais surtout j'ai été choquée pour la dernière révélation, inutile à mon avis, de la véritable nature des relations filiales de Pierre avec une mère fantasque et possessive : ces " heures secrètes " où elle  l'emmène loin du père pour des vacances éclairs. Du coup, cela salit l'amour de Pierre pour Léa en éclairant d'un autre jour, malsain, sa recherche d'une autre figure maternelle. Il me semble que l'auteur a vraiment voulu en faire trop, en ajoutant encore au roman le thème peu abordé de l'inceste féminin. J'aurais dû m'en douter car j'ai senti monter le malaise, annoncé par la difficile introspection de Pierre, et pourtant je ne l'ai pas vraiment vu venir.

vendredi 27 février 2015

Challenge Un mot, des titres - Session 31

Sur Aperto libro de Calypso vous pourrez prendre connaissance des conditions du challenge Un mot des titres et consulter le récapitulatif des trente sessions précédentes.
En ce qui concerne la prochaine échéance le 15 avril, je la cite :
Huit propositions m’ont été faites, toutes très intéressantes, aucun doublon ! Mais vous savez bien que seul un mot peut sortir du lot et, pour cette session, le hasard a voulu qu’il s’agisse du mot de Piplo...  
PEUR 
Les règles ne changent pas : vous avez un mois et demi pour lire un livre dont le titre comprendra le mot « peur ». Nous publierons nos billets le 15 avril. Le prochain mot sera annoncé le 14 avril.

Le challenge Lire sous la contrainte de Phildes est rendu à la vingtième session ! Le thème qu'il a choisi pour faire baisser sa PàL et les nôtres accessoirement est :
MORT
Je le cite : Nombreux sont les titres qui contiennent le mot "mort" ou un mot en rapport avec la mort : mortel, décès, enterrement, tombe, caveau, sépulture, outre-tombe, revenant, zombie, défunt et même requiem. Je pense que vous en trouverez d'autres. 
La date ultime qu'il a fixée est le 19 avril. 
Je pourrais choisir dans ma WL...

jeudi 26 février 2015

Bleu comme la peur

ABC polar : C
 Jimmy Perez, inspecteur de police emmène sa fiancée sur Fair Isle, dans les Shetlands pour y rencontrer ses parents et décider de son éventuel retour sur son île natale. Un meurtre a lieu à l'observatoire ornithologique qui occupe la base de l'ancien phare désaffecté de la pointe Nord. La conservatrice a été poignardée dans le dos, le soir de la fête de fiançailles organisée dans la grande salle du centre. Le coupable ne peut être qu'un des pensionnaires. Coupé du monde par la tempête, l'inspecteur ne peut faire appel au renfort de la police scientifique et doit prendre le risque d'interroger seul les témoins, alors qu'il fait partie de la communauté insulaire. Comme l'enquête piétine, Jane la cuisinière décide de jouer les apprenties détectives mais le tueur est aux aguets...
Je suis encore toute retournée par ma lecture. C'est tellement injuste comme issue. Mais je reconnais à Ann Cleeves un énorme talent de manipulatrice pour amener le lecteur à une tension insupportable.

challenge Un mot = une illustration session 5, un OISEAU en couverture
Il s'agit du cygne trompette, un gros oiseau migrateur dont il est question dans le roman. Un des chasseurs d'oiseaux rares l'a repéré sur l'étang Golden Waters et a gagné une coche : en langage d'ornithologue, cela signifie qu'il valide une première observation dans un territoire donné. Amateurs comme professionnels, tous sont des passionnés, mais certains seraient prêts à tuer pour la primauté d'un article scientifique ou pour le prestige de découvrir une espèce. Lorsque le vernis s'écaille, la médiocrité des êtres est démasquée.

mercredi 25 février 2015

L'homme qui vendait de la glace aux Eskimos

Le projet de Conor Woodman, un Irlandais qui n'a pas froid aux yeux, est triple
- boucler un tour du monde en cinq mois (avec un billet d'avion open international)
- générer des bénéfices de façon à quadrupler son capital initial (reliquat issu de la vente de son appartement londonien 25 000 € autres frais déduits)
- se confronter aux plus anciens marchés du monde et aux méthodes d'échange traditionnelles (du marchand de tapis berbère en Afrique du Nord, au commerce de chameaux en Afrique et de chevaux en Asie centrale, en passant par le négoce du café en Afrique, du thé en Asie, du bois exotique en Amérique du Sud et des produits plus récents comme importer du vin d'Afrique du Sud en Chine ou des planches de surf gonflables au Mexique)
Le résultat est un documentaire très vivant qui se lit comme un roman. Le propos est original, émaillé de comptes et de chiffres, objectif commercial oblige, (comptabilité et retour sur investissement tenus étape par étape) mais aussi d'anecdotes et d'analyses réflexives sur ses réussites, ses déconvenues et ses erreurs. J'ai aimé l'esprit d'entreprise, également le côté équitable des négociations car il propose de mettre en contact direct les producteurs et les revendeurs des produits qu'il a choisi de tester au cours de son périple. La confiance réciproque qui s'installe entre lui (pour la prise de risque et la mise de fond) et des inconnus qui acceptent souvent de négocier leurs produits à prix coûtant (partageant le risque dans le but de faire se faire connaître sur un nouveau marché) apparaît comme un ingrédient indispensable dans ses tractations, elle esquisse parfois les prémisses de très belles rencontres humaines, pourtant vouées à l'éphémère car Conor Woodman s'est fixé un timing assez serré.

dimanche 22 février 2015

Ni chaud, ni froid

ABC polar : W
A Sowerbridge, le meurtre sordide d'une vieille dame fortunée et de sa garde-malade déclenchent les passions. Immédiatement soupçonné, Patrick O'Riordan, ouvrier irlandais sans emploi, est inculpé sans autre forme de procès. Il n'aurait aucune chance de se disculper si une de ses compatriotes, mieux insérée socialement, ne décidait d'interpeler les autorités pour venir en aide à ses parents, pris à parti par la vindicte villageoise. Contre l'avis de son mari, Siobahn Lavenham choisit de s'élever contre la violence, les ragots haineux et les antagonismes séculaires.
Sans doute pas le meilleur roman de Minette Walters qui soit mais une chute impromptue et une vision sociale intéressante : le regard sur les entraves à la mixité sociale, l'intolérance et le racisme ambiant envers les immigrants irlandais dans les petites communautés d'Angleterre sont bien rendus.

jeudi 19 février 2015

La femme au portrait

Résumé éditeur
Pénétrant par hasard dans un musée de Hong Kong, Jordan Glass, reporter photographe de talent, a la stupeur d'y découvrir un tableau représentant Jane, sa sœur jumelle, mystérieusement disparue à La Nouvelle-Orléans un an auparavant... Sous le choc, la jeune femme entreprend de mener son enquête et découvre que le tableau fait partie d'une série intitulée " Femmes endormies ". Toutes signées du même artiste inconnu, les oeuvres hyperréalistes représentent de jeunes personnes allongées, nues, qui semblent assoupies... ou pire, mortes. Une chose est sûre : toutes ces femmes ont un jour disparu sans laisser de trace. Alerté, le FBI s'en mêle et réquisitionne les toiles. Commence alors une dangereuse traque, à la poursuite d'un peintre aussi mystérieux que talentueux...
Greg Iles signe une intrigue est déroutante et très originale : des femmes disparues qui réapparaissent dans une galerie de tableaux, il y a déjà de quoi surprendre, mais en plus, le meurtrier est inattendu, insoupçonnable (en tout cas j'ai été bien surprise !) brillant et pas franchement antipathique. Le côté psychologique des personnages est bien fouillé et une bonne part de l'intérêt du roman repose sur cet aspect, car les relations entre victimes et bourreaux, suspects et enquêteurs sont rendues dans toute leur complexité.
C'est un gros roman (600 pages), j'en lis rarement de tels mais pas un instant l'ennui ne m'a prise. Comme la narratrice, mon intérêt constamment tenu en haleine, j'avais envie de savoir, hâte d'avancer dans l'enquête. Le récit à la première personne se justifie pleinement pour mettre le lecteur dans la peau de cette jeune femme, de lui faire ressentir, après le choc de retrouver sa jumelle sous les traits d'un modèle nu, l'espoir qu'elle soit encore vivante et sa prise de risques inconsidérée pour la retrouver à tout prix.

ABC polar 2014 : I

50 états, 50 billets
Nouvelle Orléans LOUISIANE (ter)

dimanche 15 février 2015

Le garçon qui se taisait

Contrairement aux dystopies Le passeur (The giveur, film sorti en 2014) et L'élue de Lois Lower, son roman Le garçon qui se taisait est une fiction réaliste. L'auteur s'appuie d'ailleurs sur une quinzaine de clichés photographiques d'époque issus de ses archives personnelles, fournis par les familles ou chinés chez des antiquaires. Le monde moderne est en train d'apparaître avec la photographie, l'automobile, etc. tandis que celui décrit par les photographiques et le texte de Lois Lowry appartient déjà à un passé désuet : le moulin à aube, les véhicules à chevaux...

Au début du 20ème siècle, Katherine Thatcher vit une enfance heureuse dans une famille aisée. Initiée à la médecine par son père, elle est devenue médecin à son tour. Avec le recul de son grand âge, la narratrice revient sur son enfance, dans la maison voisine des Bishop, dont le second fils Austin est devenu son mari. Le récit à la première personne montre la vivacité de son regard et de son esprit.
Les faits se déroulent entre 1908 à 1911, selon une chronologie rappelée en tête de chapitre : au début, Katy a six ans, comme ses amis la turbulente Jessie et le gentil Austin ; à la fin elle vient de fêter ses neuf ans. Elle aurait souhaité inviter Jacob, le frère de leur bonne Peggy, plus âgé mais un peu "détraqué" avec lequel elle a patiemment réussi à instaurer une forme de communication.

Jacob ne parle pas, il imite les bruits qui l'interpellent. Il aime vagabonder et vit retranché derrière la visière de sa casquette, dans un univers énigmatique. Il est décrit comme costaud, mais doux et il ne connaît aucune forme de violence. Il se montre capable d'aider son père à la ferme mais le déçoit pourtant.  Il semble bien qu'il ressent plus qu'il ne comprend les choses et il préfère sans doute la présence des animaux à celle des humains. Il possède son propre système de valeurs mais le monde des adultes ne lui est pas complètement intelligible.
En dépit de la tolérance du docteur et de sa famille, de l'amour et de la cohésion des Stolz autour du jeune garçon, la construction du roman donne la certitude d'avancer inéluctablement vers une circonstance finale, affreuse et violente. Le drame survient alors que face à un événement qui le dépasse, Jacob choisit une réaction inadaptée, basée à son habitude sur l'intuition plutôt que l'entendement. Sur le coup, Katy, témoin involontaire de l'affaire, fait preuve d'une grande perspicacité dans l'analyse de la responsabilité réelle de Jacob. Des années après, elle reste marquée par l'inadaptation de la sanction répondant à un geste dépourvu de mauvaise intention. La fin est d'autant plus cruelle que tout reste suspendu et qu'aucune certitude sur l'existence ultérieure de Jacob ne vient lever les doutes de Katy.

Au delà de l'histoire de Jacob, le roman témoigne de la dureté d'une société où la survie des enfants ne tient qu'à un fil et où, pour ceux qui sont différents, il n'y a pas d'autre choix, en dehors de la famille, que l'asile. L'histoire soulève évidemment la question de la prise en charge du handicap mental.

50 états, 50 billets
Schuylder, Etat de New York

samedi 14 février 2015

spécial St Valentin

Outside Valentine raconte la cavale de deux jeunes assassins, Charlie Starkweather et sa petite amie Caril Ann Fugate. A travers ce roman qui m'a rappelé l'admirable De sang froid de Truman Capote, Liza Ward tente d'exorciser le meurtre de ses grands parents en 1957. Elle montre le point de vue de la jeune fille, qui a toujours nié avoir pris une part active dans le déferlement de violence qui a marqué leur route sanglante de Lincoln à Valentine, avant d'être rattrapés par la police et condamnés, à la chaise électrique pour lui et à perpétuité pour elle. En 1976, elle est de nouveau libre, sous conditionnelle. En 1962, Susan dont la mère vient de quitter le domicile conjugal pour ne plus jamais donner signe de vie, s'intéresse de près au jeune homme qui a perdu ses parents à quelques pâtés de maison de chez elle. En 1991, Lowell dont les enfants Hank et Mary ont grandi et sont sur le point de s'émanciper, s'interroge sur son couple : il doit affronter son passé - sous la forme d'une boîte à chaussures oubliée dans le coffre d'une banque, pour faire face à son avenir. L'auteur réussit brillamment à croiser la trame de ces trois histoires et à les faire converger en laissant filtrer peu à peu les indices permettant de deviner les liens qui unissent les différents protagonistes.

Comme tous les romans qui se situent dans cet état, Outside Valentine met en avant l'extrême rigueur du climat :  faute d'avoir pu rentrer se mettre à l'abri, le chat de Cora, l'amie de Susan, est mort congelé en grattant désespérément à la porte de la maison. Il est conservé dans une sorte d'igloo au fond du jardin durant tout l'hiver car la terre ne permet pas de lui creuser un trou.





50 états, 50 billets
Lincoln, NEBRASKA

vendredi 13 février 2015

Tu pourrais rater intégralement ta vie

sous la plume de Toni Jordan cela signifie passer à côté de chaque instant qui compose une vie pour n'en retenir que les quelques événements marquants qui la jalonne.

COUP DE COEUR
Le roman possède d'innombrables qualités et je remercie celle qui me l'a donné avec un lot d'autres livres surprenants dont aucun ne m'a déçue jusqu'à présent.
J'ai lu ce roman avec hâte, celle de connaître la suite des aventures de l'extravagante Grace, mais aussi de découvrir l'évolution de ses relations avec sa mère, sa soeur Jill et sa nièce Larry, les épisodes de ses rencontres avec Seamus, partagée entre le doute et l'espoir d'une fin heureuse. Grace porte un regard plein d'humour sur son entourage mais aussi elle est capable d'évoquer son cas avec autodérision : les séances de psychothérapie de groupe avec les Bacteryphobes restent très drôles malgré la gravité du sujet. Le style est parfois cru, vulgaire surtout en début de roman (ou je me suis habituée) mais cela montre le caractère de Grace, qui ne mâche pas ses mots pour appeler un chat, un chat ! Je ne comprenais pas bien la couverture, plutôt repoussante à mon goût par l'image et les couleurs, même si elle se justifie à un moment de l'histoire.
challenge premier roman chez Fattorius 

Grace a une manie, elle compte absolument tout, la moindre de ses actions et tout ce qui se trouve dans son environnement, du matin au soir. Cela la sécurise et elle n'en souffre pas vraiment même si sa vie s'en trouve un peu compliquée : par exemple, elle doit absolument acheter dix bananes et quand elle s'aperçoit qu'il lui en manque une à la caisse du supermarché, il lui faut parvenir à subtiliser celle dans le panier du client qui attend son tour derrière elle. Elle vient sans le savoir de croiser celui qui sera capable de l'aimer en dépit ou pour ce qu'elle est : une jolie femme, attachante, intelligente et drôle : Seamus s'est aperçu du manège et se montre curieux, mais ne parait pas se formaliser de la bizarrerie de son geste. Mais Grace a déjà un homme dans sa vie, Nikola Tesla, inventeur du transformateur et dont l'unité de mesure porte le nom. Elle s'est prise de passion pour la vie de l'ingénieur, dont elle connaît le moindre fait rapporté, depuis qu'elle a appris que son oeuvre était à la fois le fait d'une intelligence fulgurante et d'un esprit dérangé.

Grace en héroïne vulnérable mais pas pitoyable m'a fait penser à Eleanor Rigby de Dougas Coupland.
Pour une autre raison je recommande également la lecture de Toc de Nathalie Ours.

mardi 10 février 2015

Je lis des e-nouvelles


En faisant du tri, j'ai retrouvé ce fichier d'un format bizarre. Il s'agit d'une nouvelle SF que j'avais téléchargée puis oubliée... dans un coin de l'ordinateur, mais maintenant que j'ai une tablette c'est plus facile. Même si j'en comprends les avantages, je ne suis toujours pas une grande fan de la lecture sur support numérique.

Daltharee
Jeffrey Ford présente dans ce texte d'une vingtaine de pages, une mise en abyme qui fait froid dans le dos : grâce à un procédé de miniaturisation mis au point par un savant qu'il a côtoyé, le narrateur conçoit intellectuellement l'existence probable d'une infinité d'univers en réduction emboîtés les uns dans les autres. Il cherche à mettre un terme à cette expérience dérangeante ayant pour objet des êtres humains non consentants.

dimanche 8 février 2015

Bingo littéraire

Aucun partenariat en cours actuellement, je peux m'adonner à la lecture de ma PàL ou bien suivre mes envies. Du coup, je me suis encore inscrite à un challenge, qui n'est pas totalement nouveau, puisque j'avais déjà participé à celui organisé par Mirtica au dernier trimestre 2014.
J'avais tellement apprécié, en dépit d'un suivi très sporadique, que je suis très contente qu'Alainna reprenne le principe du challenge Bingo. Elle a concocté un petit bijou de grille avec des difficultés plus ou moins grandes suivant les habitudes de lectures des unes et des autres. Mais en fin de compte, je me suis aperçue qu'il n'y a rien d'insurmontable et que le hasard des lectures fait parfois bien les choses...
Le bingo est ouvert du 1er février au 30 avril 2015, je n'ai donc presque pas de retard ! Les inscriptions et le compte des participations se font ici

mercredi 4 février 2015

Ils attendaient l'aurore

Ce roman fleuve de Claude Michelet (presque 9 heures d'écoute en livre-audio pour la forme sous laquelle je l'ai découvert) suit l'évolution de trois jeunes hommes au cours de la seconde guerre mondiale. Venus de province pour étudier à Paris, un seul des trois est parisien, ils ont pour habitude de se retrouver à la piscine, pour faire de l'exercice, discuter et admirer les naïades en maillot de bain. L'irruption de la guerre dans leur vie va mettre en évidence les différences idéologiques qui les animent. L'Occupation allemande et l'arrivée au pouvoir de Pétain en 1940 va les amener à faire des choix, selon leurs appétences et à se radicaliser : Jean pour la résistance, Albert dans la collaboration ; René enfin, qui ne voulait pas prendre parti, devenu "un malgré lui" et envoyé en Allemagne pour le service du travail obligatoire, sera le plus durement touché.  En ces temps de troubles, où le visage de l'ami et celui du traître tendent parfois à se confondre, il faut se défier de quiconque... 

Le style brillant de Claude Michelet fait revivre petites et grandes figures de la Résistance. Le souffle épique ne se relâche pas une seconde et pour une fois dans ce genre de construction tricéphale, pas un des héros ne l'emporte en intérêt sur les autres. Bien sûr la trame historique des événements est connue d'avance mais les faits humains sont le ressort fondamental du roman. L'auteur tend à montrer que le hasard autant que la conviction guident et scellent les destinées.
J'ai ressenti beaucoup d'émotions à écouter ce roman historique époustouflant qui rend hommage aux héros de la résistance et à Edmond Michelet en particulier :
«
Certains ouvrages exigent d’être médités pendant des années avant d’atteindre leur complète maturité et le moment d’être écrits. Je porte en moi ce livre depuis le 25 février 1943, ce jour où, à 7 heures du matin, sous mes yeux et ceux de mes frères, la Gestapo arrêta mon père, alors chef de la région 5 du réseau Combat. »
Claude MICHELET 

mardi 3 février 2015

Prisonniers du temps

Construit sur l'hypothèse qu'au niveau de l'écume quantique, il est possible de faire transiter vers un autre point du plurivers des données compressées retranscrivant la totalité d'un être humain, le roman de Michael Crichton m'a tenue en haleine pendant deux jours et une nuit. D'abord parce que le sujet m'intéresse, des historiens auxquels il est donné de visiter en chair et en os le site archéologique intact qu'ils sont en train de fouiller, ensuite parce que le style de l'auteur s'appuie sur de la vulgarisation scientifique et des progrès technologiques suffisamment explicités pour être crédibles.

Visiteurs curieux des châteaux de La Roque et de Castelgard qui se font face de part et d'autre de la Dordogne, en cette année 1357, où la guerre de Cent Ans ne fait une pause que pour mieux repartir, (André) Marek, Kate et Chris ont été envoyés en mission de sauvetage du professeur Johnston. Au dernier moment, leur informaticien a préféré s'abstenir et les suit depuis le siège d'ITC en Arizona, une entreprise de technologie de pointe qui tient à garder le secret sur la réalité de ses recherches. Leur visite de quelques heures dans l'autre monde (en fait, un compte à rebours stressant de 37 heures), les met d'emblée en situation de danger réel : à peine débarqués de la machine, leurs deux guides sont abattus sous leurs yeux et ils sont livrés à eux mêmes, en fuite et dispersés. Le sac du monastère de Sainte Mère et des châteaux de Castelgard et de La Roque sont imminents.

En cette journée d'été, tout a commencé de manière plutôt banale, sur le chantier de fouilles périgourdin. L'équipe du professeur Johnson reçoit la visite d'une journaliste un peu fouineuse et d'une envoyée de leur mécène américain. Interpelé par les questions de la journaliste mais aussi par les révélations suspectes de la vice présidente d'ITC, Johnson est bien décidé à éclaircir les motivations réelles de Doninger, physicien de génie, milliardaire et fondateur de l'entreprise qui finance ses recherches archéologiques sur le terrain. Il se rend d'urgence en Arizona et disparaît sans plus donner signe de vie... Sauf que, deux jours plus tard, la fouille des catacombes du monastère dévasté au 14ème siècle révèle un parchemin vieux de six cent cinquante ans qui contient un message signé du professeur Johnston : à l'aide accompagné de termes énigmatiques DESIDE VIVIX.

autres voyageurs temporels : autres histoires d'amour intemporelles  :
La patrouille du temps Le roman de la momie
Sans parler du chien La nuit des temps




50 états, 50 billets
ARIZONA


dimanche 1 février 2015

challenges en cours

Lire sous la contrainte (explications sur le blogue de Phildes).
 La dix-neuvième session se poursuit jusqu'au 1er mars 2015. Le thème qu'il a nous choisi est :

challenge Lire sous la contrainte

Quelques idées 
La neige noire d'Oslo
Huit saisons de Fabrice Colin
La horde du contrevent d'Alain Damasio  Grand Prix de l'imaginaire 2006 - Roman francophone
La couleur du soleil LU et Un été ardent d'Andrea Camilleri
Bal de givre à New York de Fabrice Colin
Une saison en Irlande ou l'attente de l'ouest de Bernard Berrou
La pluie avant qu'elle tombe, Jonathan Coe
Le méridien des brumes (BD)
Le froid modifie la trajectoire des poissons 
Sous un rayon de soleil, Tsukaza Hojo (manga)
Orull le souffleur de nuages de Filippi et Oger (BD)
Le dernier beau jour
La théorie des nuages Audeguy et Belletto 
Le nuage noir Fred Hoyle
Voyage en Irlande avec un parapluie, Gauthier
Des pas dans la neige Erik L'Homme
Le vent noir ne voit pas où il va, Schifano
Vent d'Est, vent d'Ouest, Pearl Buck
Au vent des Kerguelen
Autant en emporte le vent

Un mois = une illustration chez amislecteurs
La session 5 est en cours et le thème à illustrer jusqu'au 28 février est 
OISEAU
Je croyais ne rien avoir dans mes listes mais une des nouveautés de la bibliothèque que j'ai empruntée hier correspond tout pile !


Un mot, des titres
Premier tirage de l'année et trentième depuis le début du challenge, cette session permettra de lire jusqu'au 1er mars 2015 des ouvrages dont le titre contient le mot proposé par Odwy (explications sur le blogue de Calypso)
COULEUR


Blues et autres récits en couleur, Pellejero (BD)
Bleu, histoire d'une couleur de Michel Pastoureau (un essai fascinant)
La couleur bleue de Jörg Kastner et
La couleur du soleil d'Andrea Camilleri (deux romans historiques passionnants)
Le cycle de Cyann, tome 4 Les couleurs de Marcade (BD de François Bourgeon, j'adore)
Oriane ou la cinquième couleur de Paul Loup Sulitzer
La couleur pourpre d'Alice Walker
Couleur de peau Miel (BD)
quelques idées dans ma WL
La vraie couleur de la vanille de Sophie Chérer (Réunion)
Blanche est la couleur des rêves de Jean Pierre Andrevon
Saga Bruno Coqdor, tome 8 Le dieu couleur de nuit de Maurice Limat (SF)
Les couleurs de la peur Anne De Pasquale
Les hommes couleurs de Cloé Korman
Les sept couleurs de Robert Brasillach
Un sari couleur de boue de Kashmira Sheth
La couleur inconnue de Jacques Gélat
La couleur du bon pain de Gilbert Bordes

jeudi 29 janvier 2015

Le plus petit baiser jamais recensé

Ce serait du Boris Vian joué par Amélie Poulain, sur une petite musique d'Olivia Ruiz, d'ailleurs j'ai vérifié, les paroles de La femme chocolat sont du même auteur : Mathias Malzieu. Je trouve que la couverture qui cache une telle pépite ne rend pas grâce à ce roman-bonbon pour gourmands en mal d'amour.
Le pitch de l'histoire est simple : un inventeur fébrile embrasse une fille à peine entr'aperçue : elle disparaît aussitôt, au sens propre : effacée, évaporée. Mais il garde une si profonde impression de ce minuscule baiser qu'il n'a de cesse de retrouver sa partenaire du plus petit baiser jamais recensé et qu'il s'emploie à en recréer artificiellement la sensation au moyen de chocolats fourrés. 
Emue, la pharmacienne à laquelle il les donne à goûter, l'oriente vers un curieux détective aux allures de Père Noël, qui lui confie son perroquet. En plus d'avoir une prodigieuse mémoire auditive et la capacité de restituer de longs discours, le volatile se révèle un enquêteur hors du commun pour débusquer les trop jolies filles un peu asthmatiques... 
Mais nul n'est plus aveugle que celui qui ne veut voir et l'ingénieur cherche bien loin celle qui est peut être à sa portée.
Comme le dit le renard au petit prince : Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. 
Myiuki en parle

mardi 27 janvier 2015

Lire c'est sexy

Des bulles et des mots organise un concours de photos ayant pour thème : Lire c’est Sexy. Celui ci est ouvert jusqu’au 11 janvier 2015

Lire c'est sexyJe vous invite à aller sur la page du concours organisé par des bulles et des mots et à voter (pour moi, cela va de soi !) car en plus, vous avez la possibilité de gagner un des lots mis en jeu. La photo a été réalisée par ma fille et si nous gagnons, il est convenu que je lui abandonne les articles de maquillage...
A égalité parfaite lors des votes, les photos ont été départagées par tirage au sort et je recevrai bientôt dans ma BàL le deuxième lot : Léa et les Ogres des éditions La Musardine ainsi qu’un lot Peggy Sage : deux vernis Majestic Ballet et Jewels Icy Pearl, des faux fils Black Magician et une lime à ongles Bleue pailletée. Merci à l'organisatrice et à ses sponsors.

dimanche 25 janvier 2015

Oriane ou la cinquième couleur

Oriane Casanove est une juge redoutée de la Galerie financière, la juridiction chargée d'examiner les crimes et délits des grands patrons et de leurs affidés politiques.  
Sous ses yeux, un accident mortel coûte la vie d'Isabelle, sa meilleure amie dont elle ignorait le passage à Paris. Il survient quelques semaines après le suicide suspect de son mari le juge Alexandre Leclerc au Gabon. En outre, le chauffard s'est volatilisé bien vite et dans la seconde, un motard s'est emparé à l'arraché de l'enveloppe qu'Isabelle tenait dans ses bras.
Il n'en faut pas plus pour éveiller les soupçons d'Oriane. Contactée par un indicateur anonyme du Conseil d'Etat qui lui fournit certains indices, elle entreprend, avec l'aide d'un journaliste d'investigation, de faire la lumière sur la mort de ses amis. Délaissant les dossiers financiers en cours, elle débobine les derniers instants de leur vie, peu à peu convaincue d'être face à une affaire politico-financière d'envergure internationale.
Son enquête croise un agent d'influence agissant dans l'ombre des marchés internationaux, un homme politique brillant féru de Rimbaud, deux soeurs birmanes ayant pignon sur rue dans le 16ème arrondissement. Elle n'est pas indifférente au charisme du propriétaire d'un quatre-mâts restauré à Marseille, soupçonné d'évasion fiscale, qui lui aussi fréquente le salon des jeunes Birmanes...
Les ingrédients habituels de Paul Loup Sulitzer sont présents dans ce roman étincelant : de l'intrigue, des enjeux de pouvoir et d'argent, des sentiments. Le dénouement met en valeur, dans un face à face éblouissant, le génie machiavélique de celui qui tire les ficelles depuis le début, figure même du sociopathe brillant, affable séducteur et assassin sans scrupule. L'ensemble est placé sous les auspices d'Arthur Rimbaud, poète éphémère et aventurier. A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles
J'ai suivi l'intrigue avec un réel plaisir, tout en tremblant de l'inconscience de la juge et j'ai eu peine pour elle ; heureusement que le journaliste, figure tutélaire et précédent occupant de son bureau, veillait un peu sur elle.

vendredi 23 janvier 2015

Buffet froid à Pouldreuzic

Sept personnes ont le bonheur de se voir choisies pour participer à un jeu télévisé, dans le cadre enchanteur, un manoir de la commune de Pouldreuzic. Elles devront, en quatre jours, rivaliser d'intelligence ou de duplicité afin de résoudre une énigme élaborée par la production d'une grande chaîne. A la clé, un gros lot de 200 000 € pour le gagnant ! 
Lecture estivale choisie parmi une collection de polars résolument bretons, Buffet froid à Pouldreuzic est une surprise plus agréable que ne le laisse présager son paysage de couverture sans relief.
Françoise Le Mer signe un huis clos terrifiant à la façon des 10 petits nègres, dont l'intrigue a fortement influencé la revanche imaginée par ce couple de gagnants du loto. 
Surfant sur l'addiction aux émissions de téléréalité, ils montent une supercherie destinée à punir les coupables d'un crime qui n'est révélé qu'au final. Leur folie à deux froidement orchestrée est bien proche de la réussite totale.



jeudi 22 janvier 2015

Elle voit des rhinos partout [7}


Deux albums complètement dissemblables si ce n'est qu'ils mettent en scène mon animal totem, le rhinocéros.
Avant de donner vie à Yakari, le célèbre papoose, Derib et Job ont raconté les aventures extraordinaires de Pythagore, le plus chouette des hiboux. Pythagore participe activement aux expéditions qu'entreprennent à travers le monde Matthieu, Ketty et Octane. Ce trio juvénile est sorti vainqueur d'un concours de modélisme automobile lancé par lord Traf Phalgar, un généreux mécène.
Pythagore tome 2, opération rhino. Lord Traf Phalgar, commanditaire d'un véhicule écologique amphibie Eurêka mis au point par Octane et ses amis, part l'essayer en Indonésie pour comprendre la disparition des rhinocéros de Javatar. Une aventure dangereuse au contact des contrebandiers mais aussi des peuplades locales.

Richard Starkings, Joe Casey et Ladronn
Edité par Semic, Hip Flask est en théorie la première partie d’une série de trois one-shots, dont l'univers graphique déconcertant illustre un riche imaginaire. La sélection naturelle est en passe d'être rendue obsolète par les manipulations du professeur Nikken.
Afrique du Nord – 2218. Il réalise, pour le compte d'une multinationale toute puissante, la Mappo, des expériences embryonnaires croisant des espèces sauvages avec des ovules humains. Le projet Hippopotamus / Hieronymous Flask donne " naissance " à un enfant hippopotame, bientôt suivi de bébés mi-humains mi-rhinocéros, éléphant, zèbre, girafe ou encore crocodile... Endoctrinés jour et nuit, jusque dans leur sommeil, ils reçoivent une éducation paramilitaire intensive destinée à les transformer en soldats implacables, d'une loyauté aveugle à leur créateur.
Après un assaut des Nations Unies contre les forces de la Mappo, les Elephantmen sont libérés. Leur insertion dans la société civile fait l'objet d'une suite : Elephantmen maintenant parue chez Delcourt.

Pour rester dans le thème, je vous propose un court métrage tourné à Berlin : un questionnement poétique qui interroge l'environnement urbain discret.
Rhino Full Throttle / Nashorn im Galopp /  Un rhinocéros au galop de Erik Schmitt / Allemagne / 2013 / Fiction / 15’00