mardi 10 décembre 2013

L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour

challenge Lire sous la contrainte chez Phildes
où j'en profite pour publier d'anciens billets qui correspondent aux exigences de la session en cours : on en est actuellement à la douzième - un nom de famille dans le titre - à lire d'ici le 19 janvier


Dans la ville de Batouine, île de Djerba, Tunisie, Fatima se croit la plus malheureuse des femmes car elle n'a pas d'enfant. Tous les maris partent travailler au loin et ne reviennent qu'une fois l'an, voire moins, pour leurs congés. Mahmoud, le mari de Fatima, a préféré divorcer par courrier et il a suivi une Américaine dans son Wisconsin natal. Depuis, Fatima économise sou par sou l'argent du voyage afin d'aller dire son fait au mari volage.
Rachida, sa petite soeur, a eu la chance d'aller à l'école plus longtemps et à apprendre à lire. Délurée et exigeante envers la vie, elle a trouvé une place à Paris, chez la comtesse Merveil du Roc, mais c'est Fatima qui la remplace au pied levé et débarque à Paris, innocente et un peu paumée loin de son île. Heureusement, elle fait vite connaissance avec le petit monde des arrières-cours et des escaliers de service : Victorine, bonne chez une célèbre avocate au barreau de Paris, Samuel Diop "électricien de son état" venu du Sénégal, Carmen la concierge, Hippolyte Suget, gardien de nuit de "la peu fréquentable Villa Saint-Valentin"... Bonne et honnête, prise d'affection sincère pour la comtesse et Emma, la chienne labrador, Fatima se rend bientôt indispensable. Mais elle n'a pas de papiers en règle...

L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour sert de prétexte aux auteurs Joanne et Gerry Dryansky, pour décrire avec un humour bon enfant, un grand sens de la caricature, mais sans véritable profondeur, la cohabitation de deux mondes séparés parfois par quelques mètres de trottoir ; les habitués du café Le Jean Valjean et les habitants d'un immeuble bourgeois du 16ème arrondissement.
Si comme moi vous zappez régulièrement les litanies de remerciements anglo-saxons et n'appréciez pas plus que ça les happy ends totales, alors vous vous passerez aisément de l'épilogue en forme de conte de fées, mais le reste de l'histoire se lit bien, avec parfois de bons sourires.
Lu en mars 2012

1 commentaire:

Philippe D a dit…

Et voilà déjà le suivant. Merci.
Je ne connais pas du tout ce titre.