Première LC pour le challenge des lacunes (publication des billets le 30 octobre 2013), La vie devant soi d'Emile Ajar me permet également d'honorer le challenge à tout prix :
Goncourt - Général - 1975prochaine lecture avec Boris Vian, J'irai cracher sur vos tombes (également publié sous pseudonyme)
J'ai peiné sur ma lecture et mon commentaire est donc difficile à écrire car j'ai pas encore déterminé si j'ai aimé moyennement ou pas du tout.
Un jeune
garçon arabe, fils de prostituée, a été recueilli par une
ancienne prostituée juive, parmi d'autres enfants dans son cas. Des liens d'amour indéfectibles se sont tissés entre la mère adoptive et le gamin au seuil de l'adolescence, qui vont pousser Momo à renier son père le jour tant attendu où il se présentera à la porte. Dernier soutien de la femme vieillissante, il va accompagner sa lente dégradation physique et psychologique en veillant sur elle et en cherchant par tous les moyens à lui épargner désagréments et désarroi.L'écriture de ce roman est présentée comme révolutionnaire : Momo parle un langage qui lui est propre, fait d'expressions imagées parfois mal comprises, de vérités universelles issues de ses conversations avec un homme "sage" de son quartier et de conclusions personnelles tirées de son expérience. Au début, il est présenté comme ayant environ 11 ans, mais rapidement ses réflexions le font paraître plus âgé ou précoce ; en fait, il a 14 ans, ce qui ne minimise en rien l'intérêt de ses propos et la profondeur de la philosophie de la vie que l'auteur fait passer à travers son personnage.
C'est plutôt la forme du roman qui m'a gênée, ce style prétendûment adolescent et les fautes de langue d'un gamin pour lequel l'apprentissage ne s'est pas fait à l'école mais en côtoyant toutes sortes de misères humaines. Heureusement, j'ai lu une version commentée pour les scolaires et les clefs pour comprendre le roman, sa portée, son côté novateur et déroutant étaient intéressantes. Le langage de Momo qui a appris à parler de la bouche d’adultes qui sont des étrangers immigrés est une déformation du français qui contient des mots mal entendus, des contresens, des ellipses, des clichés, des néologismes…
Pourtant je n'ai pas vraiment réussi à pénétrer dans l'univers d'Emile Ajar, mieux je me suis ennuyée aux deux tiers du livre et j'ai eu des difficultés à reprendre le roman, quand bien même je tenais absolument à le finir en raison de la LC. Le coup de coeur de Fersenette et l'avis de Des jours et des livres
Dans le même esprit d'ouverture et de tolérance, j'ai préféré Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran d'Eric Emmanuel Schmitt, qui inverse les deux rôles, puisque le Momo de son histoire est un jeune garçon juif recueilli par un épicier arabe.
2 commentaires:
Je viens de terminer mon billet pour demain :-)
à +
Ah mais je n'avais pas vu ta publication :-/
Je mets vite à jour ta contribution au challenge !
Tout le monde coince un peu au deux tiers du livre,mais il serait dommage de n'avoir pas lu la fin ...
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