J'ai découvert La stratégie Ender d'Orson Scott Card, le premier tome du cycle d'Ender, pourtant un classique, grâce au Baby challenge SF 2012.
Publié en 1985, La stratégie Ender reçoit les deux récompenses prestigieuses : le prix Hugo et le prix Nebula. Bis repetita incroyable dans l'histoire de la science-fiction, la suite de ce roman, La Voix des morts, reçoit à nouveau le prix Hugo et le prix Nebula. L'adaptation cinématographique vient de sortir.
Edit du 25/10/2014
je viens de voir le film et je ne suis pas déçue pour une fois, mieux cela me donne envie de me replonger dans la saga pour lire la suite La voix des morts
Résumé :
Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi à repousser l'attaque des Doryphores... Aujourd'hui pourtant, une nouvelle invasion menace. Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves-officiers, tous des enfants surdoués, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé à devenir un puissant stratège, il est le jouet de manipulations supérieures depuis sa naissance... Et cela le dépasse. Car c'est entre ses mains que repose le sort de l'humanité et Ender n'a que six ans.
J'ai été subjuguée par la complexité psychologique de l'histoire d'Ender. Ce petit garçon très précoce est manipulé dans le cadre d'un programme militaire secret, afin de le préparer à mener la flotte terrestre à la victoire, dans le prochain affrontement contre les Doryphores, une espèce non humanoïde. A aucun moment, il n'a conscience des enjeux cachés derrière les jeux de stratégie auxquels il se livre et mène les compagnons de son équipe, conditionnés par un entraînement intensif à la limite du supportable.
Lors de la bataille finale, il ignore les conséquences réelles de ses ordres ce qui lui permet de prendre la seule décision efficace, en contournant une règle éthique infrangible pour des adultes. Maintenu immergé de façon quasi permanente dans l'espace virtuel, il n'a fait que combattre le commandant Mazer Rackham, précédent vainqueur des Doryphores, son adversaire et mentor, avec l'esprit de compétition sur-développé qui a été stimulé dès le début de sa préparation militaire.
Avec la victoire définitive, l'entraînement intensif subi par ces adolescents mûris trop vite, privés d'enfance, perd du jour au lendemain sa raison d'être. Démobilisés, ils prennent abruptement conscience de la portée de leurs actes et la société civile ne leur offre aucun accueil. Ender ne le supporte pas, ce qui donne lieu au tome suivant (je n'ai fait que l'entamer en 2012 car l'univers est très différent du premier et je n'étais pas en phase avec cette lecture).
J'ai trouvé très intéressant de me replonger dans cet univers avec la lecture d'Ender Wiggin. Ce recueil comprend trois épisodes périphériques inédits qui éclairent le cycle d'Ender, ainsi que la nouvelle qui a servi de base au roman initial. Cela a contribué à me rendre admirative de la construction de l'oeuvre d'Orson Scott Card.
Maintenant je suis prête à reprendre avec la lecture du cycle avec La voix des morts, ainsi que le roman parallèle, La stratégie de l'ombre, qui donne le point de vue de Bean, le "second" d'Ender.
Extrait de l'avant propos par l'auteur :
En revanche, je ne me suis pas étonné que les suites existantes - La Voix des morts, Xénocide et Les Enfants de l'esprit - n'aient pas eu le même attrait pour les jeunes lecteurs. À l'évidence, cela tient à ce que La Stratégie Ender est centrée sur un enfant, tandis que ses successeurs parlent d'adultes ; et, plus important peut-être, La Stratégie Ender est, du moins apparemment, un récit héroïque et plein d'aventures, alors que ses suites sont complètement différentes, plus lentes, plus contemplatives, plus axées sur la réflexion, et qu'elles traitent de sujets moins immédiatement attirants pour les jeunes.
Ce billet me permet de valider un nouvel état (l'auteur est mormon et Salt Lake City où il enseigne est le siège de leur église)

50 états, 50 billets 29/50
UTAH


1 commentaire:
Un cycle que je suis curieuse de connaître. Il faudrait que je m'y penche. Hop, billet ajouté ! Bonne fin d'année !
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