COUP DE COEUR
La
Terre est envahie. L'humanité est en danger. Nos corps restent les
mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d'être
capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de
la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu'elle veut retrouver.
On ne connaît pas leur nom, les humains survivants les appelle le
parasite. Pourtant de leur point de vue, ce sont
des gentils, pétris de bonnes intentions, ils font
régner la fraternité, ne se mentent ni ne se tuent, ne connaissent pas
la violence, ils sont une
technologie réparatrice bien supérieure à celle des humains.
Stephenie Meyer entraîne l'humanité dans une forme d'invasion qui
laisse le lecteur désarmé. Au début, il se sent partie liée avec Mélanie
qui tente férocement de conserver son intégrité face à l'intrusion dont
la seule idée fait frémir d'horreur. Avec le temps et en ayant appris à
connaître intimement l'une et l'autre dans la cohabitation forcée
qu'elles sont obligées de mener, il se prend d'empathie pour les deux
"âmes" qui veulent survivre et tentent de se partager le corps de
Mélanie.
L'âme qui a pris l'apparence de Mélanie se donne le nom de
Vagabonde, elle semble un peu particulière au sein d'une espèce
fusionnelle où tous se ressemblent, car elle ne fait pas qu'envahir un
corps, elle se laisse gagner par les sentiments qui en habitaient
l'esprit. Certaines pages qui décrivent les différents mondes (il en
existe six) où elle a vécu avant d'arriver sur Terre (elle est vieille
d'un millier d'années) sont sublimes : le monde sous-marin, le monde des
fleurs ou celui où toutes les plantes se sont laissées mourir ensemble
pour ne pas être colonisées...
Je trouve le titre en VO : The
Host (l'hôte) presque plus explicite. La solution, loin d'être manichéenne, est bien pensée. Pour une fois, la fin n'est pas
bâclée et elle laisse une ouverture sur de belles perspectives. En plus,
la morale est sauve, ce qui ne gâche rien à mon avis. Je
dirais qu'il n'y a pas une héroïne, mais bien deux et je me suis
immergée avec bonheur dans les descriptions des autres vies "volées" de
l'âme vagabonde, notamment sur la planète Fleur.
Le regard de la couverture en poche est plus inquiétant que l'original de la photo couleur chez Lattès et je ne suis pas sûre qu'il représente mieux l'argument du livre.
Le film, sans trahison mais sans trouvaille, suit fidèlement la trame du roman. Il me m'a pas déçue, au contraire, il m'a évoqué les bons moments du roman, même si je l'ai lu depuis un certain temps et
l'actrice que joue le rôle de Gaby/Mélanie campe bien le personnage,
partagé entre ses deux personnalités.
1 commentaire:
OK, OK, tu insistes je vais faire un effort à mon prochain passage chez R.B.
Amitiés
Le Papou
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