Affichage des articles dont le libellé est âme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est âme. Afficher tous les articles

dimanche 23 mars 2014

Le livre des morts - Le livre des âmes : coup double


50 états, 50 billets : NEVADA

Le challenge PàLà2 m'a permis de tirer d'un seul coup deux livres de ma PàL : je ne sais pas si elle s'en est rendue compte quand elle a fait son choix, mais Titifra voulait me faire lire la suite avant le début...
Préalablement à la lecture du Livre des âmes, j'ai donc lu Le livre des morts qui le précède. Cela me fait également deux titres à afficher dans le cadre du challenge Un mot, des titres de ce mois d'avril.

Ni égyptien, ni tibétain, Le livre des morts de Glenn Cooper propose une histoire assez époustouflante qui a le mérite de proposer un éclairage sur certaines énigmes du passé ou du présent, comme par exemple la base militaire ultra secrète où seraient étudiés les débris d'un astronef extraterrestre dit de Roswell, les certitudes de Jean Calvin sur la prédestination ou encore les fameuses prophéties de Michel de Nostredame.

L'histoire se déroule à trois époques, au Moyen Age, juste après la seconde guerre mondiale et actuellement. Le destin qui unit le désert de Mojave dans le Nevada à une abbaye de l'île de Wight, au large des côtes anglaises, prend sa source au XIIème siècle.
Juste après la seconde guerre mondiale, une équipe d'archéologues met au jour une découverte hallucinante, une bibliothèque enterrée contenant des milliers d'incunables contenant la liste des naissances et des morts dans toutes les langues du monde, depuis le Moyen-Age jusqu'en 2027. N'ayant pas les moyens d'en exploiter l'incroyable contenu, le gouvernement fait appel aux Américains qui les transportent en grand secret dans une base construite pour l'occasion, la zone 51.
Mark Shakelton, un raté dont l'esprit mathématique confine au génie, recruté comme beaucoup d'autres, y est soumis à la même règle du silence sur ses activités réelles. Will Piper se souvient à peine qu'il fut son camarade de chambrée en première année à l'université. Mi beau gosse, mi enfant terrible, l'ancien étudiant charismatique est devenu officier de police. Mais il a un fichu caractère, en plus d'un penchant avéré pour les femmes et la boisson. Le FBI ne plaisante pas avec ses mauvais sujets : pourtant profiler hors pair, il a été rétrogradé pour une affaire de moeurs avec une collègue. Il n'a dû qu'à une brillante carrière et quelques appuis, de ne pas être viré à quelques années de la retraite.  Lorsque l'affaire du tueur de l'Apocalypse démarre, il se trouve être le seul en mesure de la prendre en charge. Mais s'il n'y voit qu'un malencontreux hasard, le tueur en série qui est à l'oeuvre est un calculateur redoutable...
Piper résout l'enquête mais il est écarté et réduit au silence, pour raison d'état ; il protège sa vie et celle de ses proches en gardant une preuve irréfutable sur clef USB dissimulée en un lieu connu de lui seul. Dans Le livre des âmes, un des volumes de la bibliothèque secrète apparaît lors d'une vente aux enchères dans une salle londonienne, estimé à quelques milliers de livres. Le chef de la sécurité de la zone 51 est chargé de l'acquérir mais il se fait distancer pour un acheteur qui n'hésite pas à surenchérir en centaines de milliers de livres. Will Piper, contacté par des anciens de la zone 51, est chargé de réceptionner le précieux manuscrit. Caché dans la couverture, un sonnet autographe de William Shakespeare le lance sur la piste de pièces à conviction complémentaires, de nature à expliquer l'interruption définitive à l'année 2027, dissimulées dans un manoir historique du Suffolk.
L'épilogue, qui pourrait constituer une nouvelle à part, vaut le détour à lui seul, surtout pour les amateurs d'Armageddon !
L'info en + : astéroïdes géocroiseurs

J'ai enchaîné en moins d'une semaine les deux volumes de histoire, tant j'étais prise par le suspense qui se dégage des deux trames parallèles : le devenir des moines reclus dans les salles souterraines de l'abbaye de Wight d'un côté et l'affaire du tueur de l'Apocalypse de l'autre. Pour une fois, j'avais autant d'impatience de passer de l'une à l'autre, ce qui est un équilibre difficile à trouver en écriture. Je les ai obtenus par troc il y a quelque temps et je remercie Olympe16 qui a eu la généreuse idée de joindre le deuxième volume à son envoi.

Rappel sur l'organisation d'une session de PàLà2 :
Pour cette édition (février/mars/avril), j'ai décidé de me livrer au hasard... le tirage au sort m'entraîne une nouvelle fois du côté de Toulouse puisqu'il m'a désigné Titifra comme binôme, du blogue Le temps presse
Dans sa PàL, j'ai sélectionné :
 - La nuit des temps de René Barjavel qui est un magnifique roman à mon avis
 - Le club de la petite librairie de Deborah Meyler à cause du résumé
 - Un mariage poids moyen de John Irving parce que je n'ai jamais réussi à en finir un

De son côté elle m'a répondu :
Coucou, voilà j'ai choisi parmi les trois de lire : le club de la petite librairie.
J'ai choisi pour toi ... tadam tadam :
- j'ai bien aimé : Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick, Science-Fiction, Editions J'ai Lu (2008), 251 pages
-  il est dans ma wishlist : Le livre des âmes de Glenn Cooper, Thriller, Editions Pocket (2012), 470 pages
- ce livre m'intrigue mais que je n'ai jamais eu l'occasion de le lire : Le dahlia noir de James Ellroy, Policier, Editions Rivages (Noir) (2006), 504 pages

Nous avons jusqu'à fin avril pour lire l'un ou l'autre de ces titres ; certains lisent les trois. L'ensemble des participants figure dans ce billet 

dimanche 16 février 2014

Les âmes vagabondes (The host)

COUP DE COEUR

La Terre est envahie. L'humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d'être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu'elle veut retrouver.
On ne connaît pas leur nom, les humains survivants les appelle le parasite. Pourtant de leur point de vue, ce sont des gentils, pétris de bonnes intentions, ils font régner la fraternité, ne se mentent ni ne se tuent, ne connaissent pas la violence, ils sont une technologie réparatrice bien supérieure à celle des humains.
Stephenie Meyer entraîne l'humanité dans une forme d'invasion qui laisse le lecteur désarmé. Au début, il se sent partie liée avec Mélanie qui tente férocement de conserver son intégrité face à l'intrusion dont la seule idée fait frémir d'horreur. Avec le temps et en ayant appris à connaître intimement l'une et l'autre dans la cohabitation forcée qu'elles sont obligées de mener, il se prend d'empathie pour les deux "âmes" qui veulent survivre et tentent de se partager le corps de Mélanie. 
L'âme qui a pris l'apparence de Mélanie se donne le nom de Vagabonde, elle semble un peu particulière au sein d'une espèce fusionnelle où tous se ressemblent, car elle ne fait pas qu'envahir un corps, elle se laisse gagner par les sentiments qui en habitaient l'esprit. Certaines pages qui décrivent les différents mondes (il en existe six) où elle a vécu avant d'arriver sur Terre (elle est vieille d'un millier d'années) sont sublimes : le monde sous-marin, le monde des fleurs ou celui où toutes les plantes se sont laissées mourir ensemble pour ne pas être colonisées...
Je trouve le titre en VO : The Host (l'hôte) presque plus explicite. La solution, loin d'être manichéenne, est bien pensée. Pour une fois, la fin n'est pas bâclée et elle laisse une ouverture sur de belles perspectives. En plus, la morale est sauve, ce qui ne gâche rien à mon avis. Je dirais qu'il n'y a pas une héroïne, mais bien deux et je me suis immergée avec bonheur dans les descriptions des autres vies "volées" de l'âme vagabonde, notamment sur la planète Fleur.
Le regard de la couverture en poche est plus inquiétant que l'original de la photo couleur chez Lattès et je ne suis pas sûre qu'il représente mieux l'argument du livre.

Le film, sans trahison mais sans trouvaille, suit fidèlement la trame du roman. Il me m'a pas déçue, au contraire, il m'a évoqué les bons moments du roman, même si je l'ai lu depuis un certain temps et l'actrice que joue le rôle de Gaby/Mélanie campe bien le personnage, partagé entre ses deux personnalités.

jeudi 17 mai 2012

Âme rouge : tome 3 de Blacksad

Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido
Il y a certaines BD dont je me demande pourquoi, en dépit d'éloges soutenus et unanimes, j'ai résisté si longtemps avant de daigner les ouvrir, ... sans doute pour me réserver le plaisir de les découvrir après tout le monde.
_
tome 1 : Quelque part entre les ombres
Natalia, une actrice de cinéma est retrouvée assassinée dans son lit. Le détective Blacksad, anciennement son amant, est maintenu à l'écart de l'enquête. Il en faudrait plus - ou il n'en faut pas moins - pour que son intérêt redouble. Il en fait une affaire personnelle. Sa seule piste le mène jusqu'à la disparition étrange de Léon Kronski, un scénariste qui l'avait remplacé auprès de la belle. Mais cela n'était sans doute pas du goût de son protecteur ! Pour l'histoire, l'amateur de thriller très très noir, à l'américaine, n'a pas lieu de se sentir dépaysé.
Graphiquement, c'est tout le contraire. Les deux auteurs, Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido, sont issus des studios d'animation Disney et cela se sent à certains cadrages et mises en page inusités et audacieux, parfois empruntés au cinéma (plongée,contre-plongée...). Chaque planche est sublime : du grand art parfaitement maîtrisé. Blacksad est à juste raison salué comme un des chefs d'oeuvre du 9ème art, à commencer par Régis Loisel qui en signe la préface !
Les détails sont fouillés, que ce soit dans les scènes de ville, d'intérieur ou les plans rapprochés sur les personnages. Tous sont représentés par des animaux, dont le faciès est souvent plus humain que nature - on pourrait presque leur prêter la voix de certains acteurs de polar tant ils sont expressifs - et ils sont regroupés par catégories d'espèces, en fonction des caractéristiques à exprimer, en une étude de moeurs habile.
Lue le 25 mai 2011

tome 2 : Artic-Nation
Oldsmill, le maître de la ville, un tigre blanc, Karup, le chef de la police, un ours blanc et Huk, son âme damnée, un renard blanc, soutenus par les gros bras d'Artic-Nation, le parti raciste, font régner la loi des WASP (white/anglo-saxon/protestant) sur la ville.
Kyle, une petite fille a disparu. Dinah, sa mère travaille comme femme de ménage chez Karup, mais une femme de couleur n'a aucun droit, même ou surtout si elle est la petite amie du fils Oldsmill. Personne n'accepte d'enquêter, sauf John Blacksad, auquel on ne fait pas appel en vain.

tome 3 : Âme rouge
Après avoir eu affaire aux noires affaires des animaux à pelage immaculé, son moral  est au plus bas.
Il est appelé à Las Vegas pour protéger un joueur fortuné, excentrique et superstitieux. Au cours d'une conférence sur le nucléaire, il reconnaît Otto Lieber, un scientifique de haut rang auquel il fut lié dans sa jeunesse. Alma, une jeune femme énergique et autoritaire, lui barre la porte du savant. Il la retrouve peu après sous les traits de l'épouse sulfureuse de Gotfield, son employeur. Elle joue du fait qu'elle ne le laisse pas indifférent.

Des animaux plus vrais que nature :
Les albums ne valent pas tant par l'intrigue policière qui se défend pourtant bien que par  l'illustration de caractéristiques humaines et l'incroyable diversité des physionomies qui transparaissent à travers les faciès des animaux : par exemple, Alma en petite chatte agressive toutes
griffes dehors ou l'amoureuse suave aux yeux de miel dont ce don Juan accompli brise le coeur sans le prévoir, Liebbert le hibou idéaliste ou Litzac le peintre engagé/enragé, le tueur sur gages aux bottes en croco ou le journaliste : chacal, fouine ou putois ?
Une BD troublante, qui renouvelle le genre du polar politique.
Lue le 17 mai 2012

Un mot, des titres

à venir (avec rhinocéros inside)
Broussaille, Un faune sur l'épaule, Frank

dimanche 27 septembre 2009

Le mangeur d'âmes

Nicobar Lane, mercenaire à la solde des plus grands zoos des galaxies, se lance sur les traces du mythique "Marchand de rêves". Il apprend que la créature est le dernier survivant d'une espèce intersidérale faite d'énergie pure, combattue par les Dornes de la planète Belore jusqu'à leur extinction réciproque.
Une histoire d'amour galactique, belle et inattendue, inspirée à Mike Resnick par le capitaine Achab et sa poursuite de la légendaire Moby Dick.