dimanche 16 février 2014

Les âmes vagabondes (The host)

COUP DE COEUR

La Terre est envahie. L'humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d'être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu'elle veut retrouver.
On ne connaît pas leur nom, les humains survivants les appelle le parasite. Pourtant de leur point de vue, ce sont des gentils, pétris de bonnes intentions, ils font régner la fraternité, ne se mentent ni ne se tuent, ne connaissent pas la violence, ils sont une technologie réparatrice bien supérieure à celle des humains.
Stephenie Meyer entraîne l'humanité dans une forme d'invasion qui laisse le lecteur désarmé. Au début, il se sent partie liée avec Mélanie qui tente férocement de conserver son intégrité face à l'intrusion dont la seule idée fait frémir d'horreur. Avec le temps et en ayant appris à connaître intimement l'une et l'autre dans la cohabitation forcée qu'elles sont obligées de mener, il se prend d'empathie pour les deux "âmes" qui veulent survivre et tentent de se partager le corps de Mélanie. 
L'âme qui a pris l'apparence de Mélanie se donne le nom de Vagabonde, elle semble un peu particulière au sein d'une espèce fusionnelle où tous se ressemblent, car elle ne fait pas qu'envahir un corps, elle se laisse gagner par les sentiments qui en habitaient l'esprit. Certaines pages qui décrivent les différents mondes (il en existe six) où elle a vécu avant d'arriver sur Terre (elle est vieille d'un millier d'années) sont sublimes : le monde sous-marin, le monde des fleurs ou celui où toutes les plantes se sont laissées mourir ensemble pour ne pas être colonisées...
Je trouve le titre en VO : The Host (l'hôte) presque plus explicite. La solution, loin d'être manichéenne, est bien pensée. Pour une fois, la fin n'est pas bâclée et elle laisse une ouverture sur de belles perspectives. En plus, la morale est sauve, ce qui ne gâche rien à mon avis. Je dirais qu'il n'y a pas une héroïne, mais bien deux et je me suis immergée avec bonheur dans les descriptions des autres vies "volées" de l'âme vagabonde, notamment sur la planète Fleur.
Le regard de la couverture en poche est plus inquiétant que l'original de la photo couleur chez Lattès et je ne suis pas sûre qu'il représente mieux l'argument du livre.

Le film, sans trahison mais sans trouvaille, suit fidèlement la trame du roman. Il me m'a pas déçue, au contraire, il m'a évoqué les bons moments du roman, même si je l'ai lu depuis un certain temps et l'actrice que joue le rôle de Gaby/Mélanie campe bien le personnage, partagé entre ses deux personnalités.

1 commentaire:

Le Papou a dit…

OK, OK, tu insistes je vais faire un effort à mon prochain passage chez R.B.
Amitiés
Le Papou