Le roman, largement plébiscité sur les blogues, a reçu une douzaine de prix et sélections littéraires, pourtant je ne réussissais pas à m'en emparer, en très grande partie à cause de la couverture (j'ai toujours la même réaction de rejet face à cet éditeur Zulma), mais en plus, je trouve toutes les couvertures plus moches les unes que les autres ! un florilège de repoussoirs...
Dans ce texte, c'est une rose primitive à huit pétales qui vole la vedette aux personnages humains. Pourtant, j'ai eu bien envie de m'intéresser au jeune Arnljótur, libéré de ses liens familiaux (un frère autiste, un père octogénaire) par la mort accidentelle de sa mère adorée. Je me suis interrogée sur le tracé énigmatique de son parcours sur le continent (je n'ai toujours pas deviné le pays de son séjour dans la forêt par exemple) et sur sa destination finale insolite, une ancienne roseraie au coeur d'un couvent loin du monde (dans une ville des Balkans ?). Au milieu des fleurs, dans la compagnie d'un moine cinéphile et philosophe, c'est pourtant à une éclosion d'un autre genre que l'auteur nous invite : père de hasard d'une petite Flòra Sòl, née d'une étreinte furtive avec Anna, dans la serre familiale où sa mère cultivait ses roses avec amour, il donne plus de soins aux boutures qu'il emporta dans ses bagages ou aux massifs de roses rares qu'il ressuscite qu'à la mère et la fille venues le rejoindre sans qu'il n'ait rien demandé, ni promis ; bon gré, mal gré, le sentiment de paternité se fait peu à peu une place dans sa vie.
7 commentaires:
Ouf, je ne suis donc pas la dernière ! :-)
Fini cet aprèm en voiture, billet publié ce soir.
J'ai lu en début de semaine "Eléctrico W", donc je te laisse fixer la date pour le billet commun ! ;-)
Moi aussi je suis en retard pour cette LC. Toujours en cours de lecture...
J'ai moi aussi eu du mal à me sentir toucher par cette histoire, alors que j'avais envie de m'intéresser au sort de ce jeune homme.
Et je te rejoins sur les couvertures Zulma qui sont vraiment très moches parfois. Celle-ci est une des rares à ne pas m'avoir trop gênée pourtant :-)
Si "candida" est un adjectif, c'est bon.
Tu peux me laisser les liens.
candida veut dire blanc(he) en latin
alba aussi mais avec une idée d'opacité, blanc mat, alors qu'ici c'est plutôt translucide
Encore une fois, j'étais partagé entre l'histoire (moyenne) et l'écriture (excellente). J'ai donc lu le suivant "L'embellie", une meilleure histoire et toujours cette écriture si légère"
Le Papou
@uPapou merci pour le conseil, je le lirai à l'occasion
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