Inconditionnelle du dessin de Marvano depuis Dallas Barr, je découvre que le texte de Joe Haldeman est aussi un roman, d'ailleurs complété en une trilogie par
- La liberté éternelle
- La paix éternelle.
Surprise de taille alors que je me préparais plutôt à une déconvenue, le roman est aussi bon que la BD ! D'ailleurs, The Forever War (1974) a obtenu les prix Hugo et Nebula, les deux plus hautes distinctions de la SF anglo-saxonne. Son adaptation par Marvano en trois albums (1988-89) dans la collection Aire libre constitue un de mes fleurons de la bande dessinée de guerre-fiction.
- La liberté éternelle
- La paix éternelle.
Surprise de taille alors que je me préparais plutôt à une déconvenue, le roman est aussi bon que la BD ! D'ailleurs, The Forever War (1974) a obtenu les prix Hugo et Nebula, les deux plus hautes distinctions de la SF anglo-saxonne. Son adaptation par Marvano en trois albums (1988-89) dans la collection Aire libre constitue un de mes fleurons de la bande dessinée de guerre-fiction.
Présentation de l'éditeurJusque-là, personne n'a jamais vu les Taurans, ni su à quoi ils ressemblent, ni même connu leurs véritables intentions. Mais une fusée terrienne est détruite par les ennemis extraterrestres, c'est du moins ce qu'annonce la télévision. Aussitôt, politiciens et généraux décrétent qu'il faut en finir une fois pour toutes avec cette menace intolérable. Cela commence par la Grande Conscription de 2009 et la constitution d'un corps expéditionnaire d'élite. Marygay Potter et William Mandella se trouvent engagés dans une guerre qui va durer plus de mille ans...
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... en temps relatif. Démobilisés à la fin de la guerre, Marygay et William ont à peine une trentaine d'années terrestres, sauf quà cause des sauts temporels, deux siècles les séparent. Plusieurs centaines de vétérans dans la même situation s'associent pour racheter un croiseur temporel avec les intérêts de leurs soldes et y attendre le retour alléatoire de leurs conscrits. Etablis finalement sur Majeur, une planète proche des conditions terrestres, ils se sentent pourtant étrangers à jamais, aussi bien des nouveaux " Homme " que des anciens ennemis " Tauran ".
Et la suite : Libre à jamais !
Les vétérans de La guerre éternelle tentent d’échapper à l’ordre établi en se projetant dans le futur. Le voyage avorte suite à une avarie et ils retournent sur Majeur devenue inhabitée. Ils décident d'envoyer une mission de la dernière chance sur Terre en espérant y retrouver des traces de vie humaine...
Je trouve ces romans denses, extrêmement prenants, sensibles et profondément humains. Les personnages de Mandella et Potter sont beaucoup moins cyniques qu'ils pourraient l'être. Durant toute La guerre éternelle l'espoir persiste qu'ils vont survivre à ce combat absurde, mais la victoire et la démobilisation est bien pire pour eux que les années d'active. Je ne peux m'empêcher de plaindre ces " trop vieux " jeunes vétérans auxquels sont refusés les fruits de leurs sacrifices à commencer par le retour définitif dans un " chez eux " qui n'existe plus que dans les archives et leurs souvenirs.
La transposition dans un space opera de l'expérience de Joe Haldeman comme combattant au Viêtnam montre et dénonce l'absurdité de la guerre depuis le malentendu du déclenchement des hostilités, en passant par la persistance du conflit armé, en dépit des difficultés de terrain, de la dégradation en guerre d'usure (1000 ans) marquée par l'improbabilité d'un affrontement direct avec l'ennemi, jusqu'aux difficultés du retour à la vie civile des troupes démilitarisées qui ne savent plus trouver leur place dans un monde qui ne les a pas attendus et l'impossibilité de la réadaptation (symbolisée par la disparition des couples hétérosexuels dont les moeurs sont considérées avec dégoût dans le futur).
1 commentaire:
ET les BD tu les trouves où, car j'aimerais bien voir ce que cela donne ?
Sympa ta critique.
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