samedi 20 avril 2013

Valse avec Bachir

Jeune appelé en 1982, Ari Folman est envoyé à Beyrouth, alors que la guerre du Liban fait rage. Traumatisé par des souvenirs insoutenables, le cinéaste israélien force l'oubli pendant vingt-cinq ans, avant qu'un témoignage direct ne l'appelle à surmonter le déni. L'originalité et le force de son documentaire, traité en animation, en font une des projections très remarquées du Festival de Cannes 2008. Le principal motif de Valse avec Bachir est un questionnement sur les mécanismes de la mémoire et de l'oubli. Comme d’autres soldats du contingent israélien, Ari Folman a été le témoin impuissant des massacres dans les camps de Sabra et Chatila : en représailles à l’assassinat de leur leader Bachir Gemayel, les milices chrétiennes libanaises ont exécuté des centaines de réfugiés civils palestiniens. L'album fait écho au film. Le traitement graphique semi-réaliste et les gammes chromatiques très particulières dégagent une atmosphère singulière, envoûtante. La version dessinée est directement issue des images du film sous la supervision de son directeur artistique David Polonsky.

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